Septième de Serie A lors de l'arrêt de la compétition suite au coronavirus, l'AC Milan actuel n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. Entre les problèmes financiers, les régulières crises internes et les performances décevantes sur la pelouse, les supporters rossoneri ont de quoi se lamenter et vont de déception en déception ces dernières années. Si Milan a encore grappillé un titre de champion d'Italie en 2011, bien aidé par son trio d'attaque Pato-Robinho-Ibrahimovic, la dernière véritable grande équipe des Lombards remonte sans conteste à la saison 2006-2007.

Avec Paolo Maldini, Andrea Pirlo, Clarence Seedorf, Gennaro Gattuso ou encore Alessandro Nesta, la phalange milanaise a de l'allure, mais la véritable star de l'équipe cette saison se nomme Ricardo Izecson dos Santos Leite, mieux connu sous le nom de Kaká. Si l'équipe drivée par Carlo Ancelotti peine à se montrer régulière en championnat ces années-là, la Champions League est son terrain de jeu préféré. Vainqueur de la coupe aux grandes oreilles en 2003, Milan atteint également les demi-finales en 2006 et, surtout, la finale en 2005 face à Liverpool, avec le dénouement que l'on connaît. Toujours avide de revanche, l'équipe lombarde compte énormément sur Kaká qui, à 25 ans, est le véritable chef d'orchestre des Rossoneri. Et le Brésilien ne déçoit pas : en phase de poules, il claque quatre buts en deux matches face à Anderlecht. Mais la machine italienne connaît toutefois des ratés : en huitièmes, elle doit patienter jusqu'aux prolongations pour trouver le chemin des filets, par l'inévitable Kaká.

Kaká trompe Boruc du Celtic, en huitièmes de finale., belga
Kaká trompe Boruc du Celtic, en huitièmes de finale. © belga

Après avoir sorti le Bayern en quarts, malgré un doublé de Daniel Van Buyten à l'aller, l'AC fait face à Manchester United pour cette dernière marche avant la finale. Avec Cristiano Ronaldo, Ryan Giggs, Paul Scholes, Wayne Rooney ou encore Edwin van der Sar, l'équipe de Sir Alex Ferguson a de quoi faire peur. À l'aller à Old Trafford, c'est d'ailleurs le Portugais qui porte d'emblée les siens aux commandes, mais c'était sans compter sur le maître à jouer brésilien. Après une infiltration et un tir croisé qui trompe Van der Sar à la 22e, Kaká n'est pas rassasié. Un quart d'heure plus tard, le joueur formé à Sao Paulo s'empare du ballon côté gauche et se joue successivement de Darren Fletcher, Gabriel Heinze et Patrice Evra pour se retrouver seul face à Van der Sar qui ne peut rien faire. Un but somptueux qui demeure selon le Brésilien lui-même le plus beau inscrit durant sa carrière. Mais Manchester n'est pas abattu et deux buts de Rooney permettent aux Anglais d'aborder le retour avec une avance d'un but.

Un avantage qui ne dure pas longtemps dans un San Siro en ébullition ce 2 mai 2007. Dès la 11e minute, le numéro 22 milanais décoche une demi-volée du gauche imparable pour porter les siens aux commandes sous une pluie battante. Le reste de la partie est une véritable démonstration. Tandis que Gattuso ne lâche pas Ronaldo d'une semelle, Kaká fait le show : vitesse, technique, vista, toute la palette du milieu offensif y passe. Seedorf doublera la mise à la demi-heure avant qu'Alberto Gilardino ne fixe le score à 3-0. Trois semaines plus tard, Milan prendra sa revanche sur Liverpool en finale (2-1), grâce notamment à un superbe assist du Brésilien. Avec 10 goals au compteur, Kaká termine meilleur buteur de la Ligue des Champions et se voit même décerner quelques mois plus tard le Ballon d'Or, le dernier avant l'ère Messi-Ronaldo.

Septième de Serie A lors de l'arrêt de la compétition suite au coronavirus, l'AC Milan actuel n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. Entre les problèmes financiers, les régulières crises internes et les performances décevantes sur la pelouse, les supporters rossoneri ont de quoi se lamenter et vont de déception en déception ces dernières années. Si Milan a encore grappillé un titre de champion d'Italie en 2011, bien aidé par son trio d'attaque Pato-Robinho-Ibrahimovic, la dernière véritable grande équipe des Lombards remonte sans conteste à la saison 2006-2007. Avec Paolo Maldini, Andrea Pirlo, Clarence Seedorf, Gennaro Gattuso ou encore Alessandro Nesta, la phalange milanaise a de l'allure, mais la véritable star de l'équipe cette saison se nomme Ricardo Izecson dos Santos Leite, mieux connu sous le nom de Kaká. Si l'équipe drivée par Carlo Ancelotti peine à se montrer régulière en championnat ces années-là, la Champions League est son terrain de jeu préféré. Vainqueur de la coupe aux grandes oreilles en 2003, Milan atteint également les demi-finales en 2006 et, surtout, la finale en 2005 face à Liverpool, avec le dénouement que l'on connaît. Toujours avide de revanche, l'équipe lombarde compte énormément sur Kaká qui, à 25 ans, est le véritable chef d'orchestre des Rossoneri. Et le Brésilien ne déçoit pas : en phase de poules, il claque quatre buts en deux matches face à Anderlecht. Mais la machine italienne connaît toutefois des ratés : en huitièmes, elle doit patienter jusqu'aux prolongations pour trouver le chemin des filets, par l'inévitable Kaká.Après avoir sorti le Bayern en quarts, malgré un doublé de Daniel Van Buyten à l'aller, l'AC fait face à Manchester United pour cette dernière marche avant la finale. Avec Cristiano Ronaldo, Ryan Giggs, Paul Scholes, Wayne Rooney ou encore Edwin van der Sar, l'équipe de Sir Alex Ferguson a de quoi faire peur. À l'aller à Old Trafford, c'est d'ailleurs le Portugais qui porte d'emblée les siens aux commandes, mais c'était sans compter sur le maître à jouer brésilien. Après une infiltration et un tir croisé qui trompe Van der Sar à la 22e, Kaká n'est pas rassasié. Un quart d'heure plus tard, le joueur formé à Sao Paulo s'empare du ballon côté gauche et se joue successivement de Darren Fletcher, Gabriel Heinze et Patrice Evra pour se retrouver seul face à Van der Sar qui ne peut rien faire. Un but somptueux qui demeure selon le Brésilien lui-même le plus beau inscrit durant sa carrière. Mais Manchester n'est pas abattu et deux buts de Rooney permettent aux Anglais d'aborder le retour avec une avance d'un but.Un avantage qui ne dure pas longtemps dans un San Siro en ébullition ce 2 mai 2007. Dès la 11e minute, le numéro 22 milanais décoche une demi-volée du gauche imparable pour porter les siens aux commandes sous une pluie battante. Le reste de la partie est une véritable démonstration. Tandis que Gattuso ne lâche pas Ronaldo d'une semelle, Kaká fait le show : vitesse, technique, vista, toute la palette du milieu offensif y passe. Seedorf doublera la mise à la demi-heure avant qu'Alberto Gilardino ne fixe le score à 3-0. Trois semaines plus tard, Milan prendra sa revanche sur Liverpool en finale (2-1), grâce notamment à un superbe assist du Brésilien. Avec 10 goals au compteur, Kaká termine meilleur buteur de la Ligue des Champions et se voit même décerner quelques mois plus tard le Ballon d'Or, le dernier avant l'ère Messi-Ronaldo.