Par Peter T'Kint à Rio de Janeiro
Les Allemands s'y sont établis, au bord de la plage, loin de l'agitation de Sao Paulo, voire en isolation. Pas d'avions dans les parages, un hôtel neuf, sur une île qu'on ne peut rejoindre qu'en bateau. Séjour en bungalows. Les familles y séjournaient et pouvaient rendre visite aux joueurs, qui partageaient des pavillons.

Özil, Khedira, Boateng, Mertesacker, Podolski et Zieler, le gardien réserve, en partageaient un. Des personnes extérieures les ont aperçus sur la plage, main dans la main avec leur amie ou se promenant avec des parents. Parfois, ils avaient des contacts avec la population. Toujours décontractés. En novembre, Marc Wilmots avait dit que c'était possible car les Allemands avaient une tradition. L'expérience des grands tournois. Les Pays-Bas ont opté pour une formule similaire mais dans la mondaine Rio.

Les Néerlandais ont été les joueurs les plus en vue sur la plage et en mer. Ils ont atteint les demi-finales. Un tournoi ne doit pas nécessairement ressembler à un camp de travail durant lequel les joueurs partagent leur temps entre l'hôtel, le bus et le terrain d'entraînement.

Ne vous y trompez pas, on a travaillé d'arrache-pied à Camp Bahia. Dans la canicule, un choix délibéré. L'Allemagne a en effet disputé ses trois premiers matches dans le Nord, sous un soleil de plomb. Donc, elle s'est entraînée en pleine chaleur pour s'y habituer. Cela a paru néfaste, en huitième de finale, contre l'Algérie, mais la condition physique des joueurs est restée impeccable, d'autant que les derniers matches se sont déroulés sous des températures plus clémentes.

A Camp Bahia, Joachim Löw a beaucoup travaillé avec l'analyste Urs Siegenthaler. Durant ce Mondial, nous avons été bombardés de statistiques. L'Allemagne a été un cran plus loin encore. Elle a filmé les matches mais aussi les entraînements pour analyser les images à l'aide d'un outil, SAP Match Insights. Dix minutes d'entraînement fournissent 7 millions de données, analysées par l'ordinateur et fournies à l'entraîneur et aux joueurs grâce à une App spéciale. Cela ne représente que quelques pourcents de gain mais rien n'a été laissé au hasard.

Par Peter T'Kint à Rio de Janeiro Les Allemands s'y sont établis, au bord de la plage, loin de l'agitation de Sao Paulo, voire en isolation. Pas d'avions dans les parages, un hôtel neuf, sur une île qu'on ne peut rejoindre qu'en bateau. Séjour en bungalows. Les familles y séjournaient et pouvaient rendre visite aux joueurs, qui partageaient des pavillons. Özil, Khedira, Boateng, Mertesacker, Podolski et Zieler, le gardien réserve, en partageaient un. Des personnes extérieures les ont aperçus sur la plage, main dans la main avec leur amie ou se promenant avec des parents. Parfois, ils avaient des contacts avec la population. Toujours décontractés. En novembre, Marc Wilmots avait dit que c'était possible car les Allemands avaient une tradition. L'expérience des grands tournois. Les Pays-Bas ont opté pour une formule similaire mais dans la mondaine Rio. Les Néerlandais ont été les joueurs les plus en vue sur la plage et en mer. Ils ont atteint les demi-finales. Un tournoi ne doit pas nécessairement ressembler à un camp de travail durant lequel les joueurs partagent leur temps entre l'hôtel, le bus et le terrain d'entraînement. Ne vous y trompez pas, on a travaillé d'arrache-pied à Camp Bahia. Dans la canicule, un choix délibéré. L'Allemagne a en effet disputé ses trois premiers matches dans le Nord, sous un soleil de plomb. Donc, elle s'est entraînée en pleine chaleur pour s'y habituer. Cela a paru néfaste, en huitième de finale, contre l'Algérie, mais la condition physique des joueurs est restée impeccable, d'autant que les derniers matches se sont déroulés sous des températures plus clémentes. A Camp Bahia, Joachim Löw a beaucoup travaillé avec l'analyste Urs Siegenthaler. Durant ce Mondial, nous avons été bombardés de statistiques. L'Allemagne a été un cran plus loin encore. Elle a filmé les matches mais aussi les entraînements pour analyser les images à l'aide d'un outil, SAP Match Insights. Dix minutes d'entraînement fournissent 7 millions de données, analysées par l'ordinateur et fournies à l'entraîneur et aux joueurs grâce à une App spéciale. Cela ne représente que quelques pourcents de gain mais rien n'a été laissé au hasard.