"J'espérais qu'il connaîtrait une meilleur fin, je ne pense pas qu'on trouvera un nouveau Zlatan, il est spécial, unique", a dit son entraîneur, Erik Hamren.

"J'ai beaucoup reçu. Oui c'est dur, c'est décevant, mais en même temps nous avons eu la possibilité de jouer l'Euro, de représenter la Suède en Europe. Je suis fier aussi. C'était mon dernier match pour l'équipe nationale", a d'abord déclaré Zlatan. "J'ai énormément de bons souvenirs de l'équipe de Suède. C'est une belle histoire, quand on sait d'où je viens, le ghetto (Rosengard, quartier de la banlieue populaire de Malmö où il a grandi), j'ai fait de ce pays mon pays", a-t-il conclu.

Il n'a pas réussi à marquer dans un quatrième Euro consécutif et laisse Cristiano Ronaldo, auteur d'un doublé dans l'après-midi contre la Hongrie (3-3), s'emparer seul de ce record.

La star n'a pas cadré un tir de son Euro français, un peu à l'image de ses précédentes grandes compétitions. Ibracadabra n'a jamais vraiment brillé, au-delà de son incroyable aile de pigeon kung-fu contre l'Italie en 2004, une de ses plus célèbres zlataneries.

"Arrivé comme un roi, parti comme une légende", selon sa punchline lors de ses adieux au Paris SG, Zlatan a connu le même succès avec la Suède qu'en Ligue des champions, où il est "ceinture noire de quart raté" comme l'écrivait le journal La Provence. Il n'a disputé qu'une demi-finale avec le Barça, en 2010. En équipe nationale aussi le quart est son horizon, il n'a jamais fait mieux que celui perdu contre les Pays-Bas en 2004, où il avait manqué son tir au but (0-0, 5 t.a.b. à 4).

Il a aussi disputé deux Coupes du monde (2002 et 2006), mais sans jamais marquer.

En 2012, il avait réussi une splendide volée contre la France (2-0), mais son équipe était déjà éliminée. Ce but a plus fait pour sa légende personnelle que pour la Suède.

Pas un tir cadré

Dès l'échauffement la star était déjà sollicitée, le kop jaune entonnant des "Zlatan Ibrahimovic" sur l'air de "Go West" des Pet Shop Boys, immédiatement repris à leur sauce par les fans des Diables Rouges: "Bye-bye Ibrahimovic!", la ritournelle de la soirée, reprise en agitant la main comme sur un quai.

Les maillots floqués à son nom fleurissaient dans le stade de Nice, et son portrait en pochoir ornait quelques drapeaux.

Il a failli marquer ce damné but, d'un pied en extension, bien dans son style, mais l'arbitre avait sifflé, soit un pied haut d'Ibra soit une faute de Berg juste avant (63).

Il a beaucoup commandé ses coéquipiers du bras et de la voix, un peu râlé pour des imprécisions, et manqué ses occasions, malgré de jolis gestes. Si la frappe un poil trop croisée sur une remise de Marcus Berg (26) n'a rien de spécial, ni son un coup franc déjoué par Thibault Courtois (77), il a réussi une belle feinte de corps devant Alderweireld (29).

Zlatan aurait pu marquer sur un autre de ses gestes de kung-fu, mais la balle a filé juste à côté du poteau (86).

Cette sortie contre la Belgique clôt sa carrière à 116 sélections et 62 buts, et son Euro se résume à un but contre son camp de l'Irlandais John O'Shea qu'il a provoqué.

Il lui reste son incomparable palmarès de onze titres de champion national, et peut-être un dernier contrat à Manchester United. Welcome Ibrahimovic.

Courtois: "C'est dommage que ça se finisse comme ça" pour Ibrahimovic

"C'est dommage que ça se finisse comme ça" pour Zlatan Ibrahimovic, a commenté dans la nuit de mercredi à jeudi Thibaut Courtois, gardien de la Belgique qui a éliminé la Suède et sa star de l'Euro-2016. "Il finit, comme ça, sans avoir marqué un but dans cet Euro, mais je suis content d'avoir pris part à ce match, son dernier avec la Suède, il a eu une grande carrière" a ajouté le gardien des Diables Rouges.

Hommage de Marc Wilmots

"Quand une grande personne du foot tire sa révérence, la moindre des choses est de lui dire bravo pour sa carrière, et bonne continuation. Je sais que c'est dur quand ça s'arrête."

"J'espérais qu'il connaîtrait une meilleur fin, je ne pense pas qu'on trouvera un nouveau Zlatan, il est spécial, unique", a dit son entraîneur, Erik Hamren."J'ai beaucoup reçu. Oui c'est dur, c'est décevant, mais en même temps nous avons eu la possibilité de jouer l'Euro, de représenter la Suède en Europe. Je suis fier aussi. C'était mon dernier match pour l'équipe nationale", a d'abord déclaré Zlatan. "J'ai énormément de bons souvenirs de l'équipe de Suède. C'est une belle histoire, quand on sait d'où je viens, le ghetto (Rosengard, quartier de la banlieue populaire de Malmö où il a grandi), j'ai fait de ce pays mon pays", a-t-il conclu.Il n'a pas réussi à marquer dans un quatrième Euro consécutif et laisse Cristiano Ronaldo, auteur d'un doublé dans l'après-midi contre la Hongrie (3-3), s'emparer seul de ce record.La star n'a pas cadré un tir de son Euro français, un peu à l'image de ses précédentes grandes compétitions. Ibracadabra n'a jamais vraiment brillé, au-delà de son incroyable aile de pigeon kung-fu contre l'Italie en 2004, une de ses plus célèbres zlataneries. "Arrivé comme un roi, parti comme une légende", selon sa punchline lors de ses adieux au Paris SG, Zlatan a connu le même succès avec la Suède qu'en Ligue des champions, où il est "ceinture noire de quart raté" comme l'écrivait le journal La Provence. Il n'a disputé qu'une demi-finale avec le Barça, en 2010. En équipe nationale aussi le quart est son horizon, il n'a jamais fait mieux que celui perdu contre les Pays-Bas en 2004, où il avait manqué son tir au but (0-0, 5 t.a.b. à 4).Il a aussi disputé deux Coupes du monde (2002 et 2006), mais sans jamais marquer.En 2012, il avait réussi une splendide volée contre la France (2-0), mais son équipe était déjà éliminée. Ce but a plus fait pour sa légende personnelle que pour la Suède.Pas un tir cadréDès l'échauffement la star était déjà sollicitée, le kop jaune entonnant des "Zlatan Ibrahimovic" sur l'air de "Go West" des Pet Shop Boys, immédiatement repris à leur sauce par les fans des Diables Rouges: "Bye-bye Ibrahimovic!", la ritournelle de la soirée, reprise en agitant la main comme sur un quai.Les maillots floqués à son nom fleurissaient dans le stade de Nice, et son portrait en pochoir ornait quelques drapeaux.Il a failli marquer ce damné but, d'un pied en extension, bien dans son style, mais l'arbitre avait sifflé, soit un pied haut d'Ibra soit une faute de Berg juste avant (63).Il a beaucoup commandé ses coéquipiers du bras et de la voix, un peu râlé pour des imprécisions, et manqué ses occasions, malgré de jolis gestes. Si la frappe un poil trop croisée sur une remise de Marcus Berg (26) n'a rien de spécial, ni son un coup franc déjoué par Thibault Courtois (77), il a réussi une belle feinte de corps devant Alderweireld (29).Zlatan aurait pu marquer sur un autre de ses gestes de kung-fu, mais la balle a filé juste à côté du poteau (86).Cette sortie contre la Belgique clôt sa carrière à 116 sélections et 62 buts, et son Euro se résume à un but contre son camp de l'Irlandais John O'Shea qu'il a provoqué.Il lui reste son incomparable palmarès de onze titres de champion national, et peut-être un dernier contrat à Manchester United. Welcome Ibrahimovic.