Bruges peut profiter de la crise de Monaco, mais aussi de l'autre match

06/11/18 à 08:51 - Mise à jour à 08:51

Source: Belga

C'est une spécialité belge moins juteuse que la tomate-crevettes, mais qui a la vie aussi dure ! Alors que la phase de poules de la Ligue des Champions de football n'en est qu'à mi-chemin (et même déjà après le tirage au sort), le champion de Belgique sort la calculette pour supputer ses chances de décrocher la 3e place qualificative pour les 1/16e de finale de l'Europa League, et définir la meilleure stratégie pour éviter de rester complètement sur le carreau à son terme.

Bruges peut profiter de la crise de Monaco, mais aussi de l'autre match

Thierry Henry, le coach de l'AS Monaco. © AFP

Et pourtant si Bruges gagne ce soir (18h55) dans le Groupe A à Monaco, où même le célèbre Rocher ne se souvient plus de la dernière victoire (1-3 à Nantes le 11 août !), et que le Borussia Dortmund poursuit sa série de succès à l'Atlético Madrid (ou le tient en échec), la deuxième place qui permet de rester dans les rails de la C1 sera à portée des Blauw en Zwart. Ils n'auraient en effet plus que deux ou trois points de retard à résorber en deux journées. Une tâche malaisée, certes, mais pas l'Everest non plus. Juste un difficile concours d'escalade.

La situation de Monaco en championnat est à ce point scabreuse (avant-dernier), que si Thierry Henry ne trouve pas rapidement la formule magique qui relancera l'équipe, l'ASM deviendra à la stupeur générale un candidat crédible à la relégation ou aux barrages.

Une victoire sur la scène européenne faciliterait certes cette recherche, mais cela avait déjà été dit avant le match aller. Or on a été très loin du compte, même si Bruges n'a pas gagné (1-1).

Depuis, en Ligue 1, Monaco est resté largement en-dessous du par: un nul, 2-2, contre Dijon, 17e, et une défaite, 1-0, au Stade de Reims, 8e.

Bref, Thierry Henry n'y arrive pas, ou pas encore. Ce n'est d'ailleurs pas tellement étonnant, quand on sait que son prédécesseur, le Portugais Leonardo Jardim, malgré son extrême discrétion, avait la réputation justifiée d'être l'un des ténors européens de sa profession. Son nom circule d'ailleurs actuellement dans les murs du Real Madrid, toujours en quête du successeur de Julen Lopetegui.

Autrement dit, pour Bruges, c'est maintenant ou jamais. Il faut faire table rase pendant 90 minutes et le temps additionnel, du duel pour le titre avec Genk (et Anderlecht ?), oublier le déplacement de samedi à Charleroi, et tout donner pour plonger encore un peu plus dans la crise, l'AS Monaco, plutôt que lui faire la courte échelle vers un éventuel renouveau.

En espérant qu'à l'Atlético, pendant ce temps-là, le Borussia d'Axel Witsel...

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