Votre arrivée à Barcelone comme joker médical, hors des habituelles fenêtres de transferts, a surpris tout le monde. Comme cela s'est-il fait ?

"J'ai entendu qu'ils s'intéressaient à moi et qu'il y aurait la possibilité de signer un joueur en dehors du mercato. Quelques jours avant que je signe, on a reçu l'offre, et c'est là que je me suis dit : 'Ok, ça devient sérieux, on dirait que ça va vraiment se passer'. C'était très excitant, mais j'avais besoin de rester concentré avec Leganés. On luttait pour éviter la relégation à ce moment-là, donc ça aurait été un manque de respect vis-à-vis du club si j'avais déjà la tête au Barça. C'est pour ça que je n'en ai parlé à personne jusqu'à quelques jours avant la signature."

Même pas à votre femme...

"Elle se doutait de quelque chose, parce que je recevais beaucoup de coups de fil... Mais elle n'a su que trois jours avant la signature. Et ce n'est même pas moi qui lui ai annoncé. C'est sorti dans les médias, donc j'ai dû lui dire: 'Ok, on va s'asseoir, il faut que je te parle'. Le soir, toute la famille m'a appelé pour savoir si c'était vrai."

Vous êtes arrivé au Barça très déterminé... D'où tirez-vous cette force mentale ?

"Je pense que ça a commencé quand je me suis cassé la jambe, à 18 ans (il jouait alors à Esbjerg, au Danemark, NDLR). C'était dur. Je me suis posé beaucoup de questions, lu beaucoup de livres. J'ai réalisé que j'étais déjà un footballeur professionnel, mais que je ne respectais pas l'enfant que j'étais, qui rêvait d'aller le plus loin possible. Je me suis alors promis de travailler le plus dur possible, et j'ai commencé à écrire dans des carnets mes objectifs personnels et professionnels, mes rêves. Cette blessure, ça a été une bénédiction, au final."

Avez-vous conservé ces carnets ?

"Oui! Je les relis de temps en temps, il y avait des choses que j'avais oubliées. Quand j'ai signé à Toulouse (2013-2017), j'étais dans une chambre d'hôtel. J'ai repris mon carnet parce que je voulais écrire de nouveaux objectifs, et je suis tombé sur une page gribouillée 3 ou 4 ans avant. J'avais marqué 'Toulouse' comme un des clubs où je voulais jouer. Cela me conforte dans l'idée que, si tu visualises ce que tu veux, tout finit par arriver. J'avais aussi écrit que je voulais jouer dans l'un des plus grands clubs du monde..."

A 28 ans, votre force mentale vient-elle aussi de la maladie de Legg-Calve-Perthes (nécrose du fémur) qui vous a frappé étant jeune ?

"Oui. J'ai été sur une chaise roulante pendant deux ans entre 5 et 7 ans. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette époque, mais je me souviens que j'étais triste. Je me souviens du regard des gens... Ils me faisaient me sentir différent."

Dès votre arrivée, votre alchimie avec Lionel Messi a semblé immédiate.

"Ca a été naturel. Mais bon, ce n'est pas si difficile de jouer avec Messi: tu cours, et il te trouvera. Je n'ai aucun mérite à tirer de ça !"

Comment a réagi Leganés à votre transfert ?

R : "Ils ont été fantastiques, ils ont compris mon choix. Ils m'ont dit que s'ils avaient été à ma place, ils auraient fait la même chose. Après, ils se sont sentis lésés par la règle (des transferts de jokers médicaux hors mercato, NDLR), et je peux les comprendre. Ils ont perdu un joueur important et ils ne peuvent pas recruter, alors qu'ils sont déjà dans une situation délicate.

La "règle Braithwaite" devrait-elle être abrogée ?

"Je pense qu'ils devraient la changer, oui".

Votre venue au Barça a souvent été présentée comme une signature de secours...

"Les gens le voient comme ça, oui. Mais les gens ne savent pas que, depuis des années, je m'imagine jouer dans un grand club et que je donne tout pour atteindre ce rêve. Ce n'est pas une coïncidence. Désormais, je suis au Barça, j'ai signé pour quatre ans, et je vois mon futur ici, je me vois gagner des titres ici."

Votre arrivée à Barcelone comme joker médical, hors des habituelles fenêtres de transferts, a surpris tout le monde. Comme cela s'est-il fait ?"J'ai entendu qu'ils s'intéressaient à moi et qu'il y aurait la possibilité de signer un joueur en dehors du mercato. Quelques jours avant que je signe, on a reçu l'offre, et c'est là que je me suis dit : 'Ok, ça devient sérieux, on dirait que ça va vraiment se passer'. C'était très excitant, mais j'avais besoin de rester concentré avec Leganés. On luttait pour éviter la relégation à ce moment-là, donc ça aurait été un manque de respect vis-à-vis du club si j'avais déjà la tête au Barça. C'est pour ça que je n'en ai parlé à personne jusqu'à quelques jours avant la signature."Même pas à votre femme..."Elle se doutait de quelque chose, parce que je recevais beaucoup de coups de fil... Mais elle n'a su que trois jours avant la signature. Et ce n'est même pas moi qui lui ai annoncé. C'est sorti dans les médias, donc j'ai dû lui dire: 'Ok, on va s'asseoir, il faut que je te parle'. Le soir, toute la famille m'a appelé pour savoir si c'était vrai."Vous êtes arrivé au Barça très déterminé... D'où tirez-vous cette force mentale ?"Je pense que ça a commencé quand je me suis cassé la jambe, à 18 ans (il jouait alors à Esbjerg, au Danemark, NDLR). C'était dur. Je me suis posé beaucoup de questions, lu beaucoup de livres. J'ai réalisé que j'étais déjà un footballeur professionnel, mais que je ne respectais pas l'enfant que j'étais, qui rêvait d'aller le plus loin possible. Je me suis alors promis de travailler le plus dur possible, et j'ai commencé à écrire dans des carnets mes objectifs personnels et professionnels, mes rêves. Cette blessure, ça a été une bénédiction, au final."Avez-vous conservé ces carnets ? "Oui! Je les relis de temps en temps, il y avait des choses que j'avais oubliées. Quand j'ai signé à Toulouse (2013-2017), j'étais dans une chambre d'hôtel. J'ai repris mon carnet parce que je voulais écrire de nouveaux objectifs, et je suis tombé sur une page gribouillée 3 ou 4 ans avant. J'avais marqué 'Toulouse' comme un des clubs où je voulais jouer. Cela me conforte dans l'idée que, si tu visualises ce que tu veux, tout finit par arriver. J'avais aussi écrit que je voulais jouer dans l'un des plus grands clubs du monde..."A 28 ans, votre force mentale vient-elle aussi de la maladie de Legg-Calve-Perthes (nécrose du fémur) qui vous a frappé étant jeune ? "Oui. J'ai été sur une chaise roulante pendant deux ans entre 5 et 7 ans. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette époque, mais je me souviens que j'étais triste. Je me souviens du regard des gens... Ils me faisaient me sentir différent."Dès votre arrivée, votre alchimie avec Lionel Messi a semblé immédiate."Ca a été naturel. Mais bon, ce n'est pas si difficile de jouer avec Messi: tu cours, et il te trouvera. Je n'ai aucun mérite à tirer de ça !"Comment a réagi Leganés à votre transfert ? R : "Ils ont été fantastiques, ils ont compris mon choix. Ils m'ont dit que s'ils avaient été à ma place, ils auraient fait la même chose. Après, ils se sont sentis lésés par la règle (des transferts de jokers médicaux hors mercato, NDLR), et je peux les comprendre. Ils ont perdu un joueur important et ils ne peuvent pas recruter, alors qu'ils sont déjà dans une situation délicate. La "règle Braithwaite" devrait-elle être abrogée ?"Je pense qu'ils devraient la changer, oui".Votre venue au Barça a souvent été présentée comme une signature de secours..."Les gens le voient comme ça, oui. Mais les gens ne savent pas que, depuis des années, je m'imagine jouer dans un grand club et que je donne tout pour atteindre ce rêve. Ce n'est pas une coïncidence. Désormais, je suis au Barça, j'ai signé pour quatre ans, et je vois mon futur ici, je me vois gagner des titres ici."