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Ce n'est pas un scoop, le Mondial qatari est déjà une catastrophe humanitaire. En Norvège, des fans ont publié un manifeste demandant aux clubs de ne pas faire dans le sportswashing. Pas de sponsor du Qatar, d'Arabie Saoudite ou des Émirats Arabes Unis. Pas de stage dans ces pays non plus. Tromsø a secoué le cocotier en parlant de "corruption et d'esclavage moderne au Qatar" et en appelant la Fédération norvégienne à boycotter la Coupe du monde. Une demi-douzaine de clubs de D1 ont suivi. Avant le match face à Gibraltar, Erling Haaland et ses équipiers sont montés sur le terrain avec des t-shirts portant la mention "Droits humains sur le terrain et en dehors". Les Belges ont également lancé une action. Avant le match contre la Biélorussie, ils ont lancé le slogan "Football supports change".

Mais alors que les Diables rouges sont souvent très engagés socialement - songez au Black Lives Matter - beaucoup les ont trouvés bien mous pour le coup. Les liens entre le football et les pays du Golfe empêchent-ils une réaction plus forte ? Toby Alderweireld, qui n'a pas voulu répondre à nos questions, est parti au Qatar. Et Kevin De Bruyne joue pour un club sponsorisé par un pays, les Émirats Arabes Unis, encore moins attentif aux droits humains que le Qatar.

Qatar Airways remplit les caisses de la FIFA et Besix (voir encadré) sponsorise les Diables rouges. Selon ceux-ci, ce partenariat ne joue aucun rôle dans le manque d'activisme belge. "Effectivement, nous n'avons pas le pouvoir de les diriger", dit Celine Verloigne, porte-parole de Besix. Hedeli Sassi, manager des affaires sociales de l'Union belge, confirme : "Nous n'avons pas d'agenda caché. Cette prise de position était-elle si faible ? En tout cas, contrairement à ce qui s'est peut-être passé dans d'autres pays, nous n'avons pas dû convaincre les joueurs."

Un boycott semble cependant impensable. À la Fédération belge aussi, on préfère la méthode douce. On reconnaît que le Qatar évolue - en partie grâce au football - mais on veut continuer à faire pression sur le pays. C'est pour cela qu'en août 2021, la RBFA s'est mise à table avec les organisations des droits humains et les syndicats. "Nous avons remarqué que les choses bougeaient en Scandinavie et nous avons approché Peter Bossaert, qui s'est tout de suite dit favorable à une collaboration", dit De Vlaminck, de la FGTB Construction. "La Belgique est numéro 1 mondiale, elle doit donc en faire davantage que les autres pays."

Ce n'est pas un scoop, le Mondial qatari est déjà une catastrophe humanitaire. En Norvège, des fans ont publié un manifeste demandant aux clubs de ne pas faire dans le sportswashing. Pas de sponsor du Qatar, d'Arabie Saoudite ou des Émirats Arabes Unis. Pas de stage dans ces pays non plus. Tromsø a secoué le cocotier en parlant de "corruption et d'esclavage moderne au Qatar" et en appelant la Fédération norvégienne à boycotter la Coupe du monde. Une demi-douzaine de clubs de D1 ont suivi. Avant le match face à Gibraltar, Erling Haaland et ses équipiers sont montés sur le terrain avec des t-shirts portant la mention "Droits humains sur le terrain et en dehors". Les Belges ont également lancé une action. Avant le match contre la Biélorussie, ils ont lancé le slogan "Football supports change".Mais alors que les Diables rouges sont souvent très engagés socialement - songez au Black Lives Matter - beaucoup les ont trouvés bien mous pour le coup. Les liens entre le football et les pays du Golfe empêchent-ils une réaction plus forte ? Toby Alderweireld, qui n'a pas voulu répondre à nos questions, est parti au Qatar. Et Kevin De Bruyne joue pour un club sponsorisé par un pays, les Émirats Arabes Unis, encore moins attentif aux droits humains que le Qatar.Qatar Airways remplit les caisses de la FIFA et Besix (voir encadré) sponsorise les Diables rouges. Selon ceux-ci, ce partenariat ne joue aucun rôle dans le manque d'activisme belge. "Effectivement, nous n'avons pas le pouvoir de les diriger", dit Celine Verloigne, porte-parole de Besix. Hedeli Sassi, manager des affaires sociales de l'Union belge, confirme : "Nous n'avons pas d'agenda caché. Cette prise de position était-elle si faible ? En tout cas, contrairement à ce qui s'est peut-être passé dans d'autres pays, nous n'avons pas dû convaincre les joueurs."Un boycott semble cependant impensable. À la Fédération belge aussi, on préfère la méthode douce. On reconnaît que le Qatar évolue - en partie grâce au football - mais on veut continuer à faire pression sur le pays. C'est pour cela qu'en août 2021, la RBFA s'est mise à table avec les organisations des droits humains et les syndicats. "Nous avons remarqué que les choses bougeaient en Scandinavie et nous avons approché Peter Bossaert, qui s'est tout de suite dit favorable à une collaboration", dit De Vlaminck, de la FGTB Construction. "La Belgique est numéro 1 mondiale, elle doit donc en faire davantage que les autres pays."