Presque dix ans après le quadruplé (Coupe, Supercoupe, Championnat du Portugal et Ligue Europa) offert à Porto par "AVB" avec du beau jeu, un discours feutré et même une certaine camaraderie avec ses joueurs, le ton a changé au stade du Dragon.

Conceiçao n'aime pas perdre et tient à le faire savoir, comme après sa défaite face au Paços de Ferreira (3-2) ce week-end en Championnat du Portugal.

L'éphémère entraîneur de Nantes (2016-2017), qui fêtera ses 46 ans le 15 novembre, a été exclu par l'arbitre à l'issue de la rencontre pour avoir trop protesté, avant de reconnaître juste après que l'adversaire avait été meilleur que son équipe.

Ancien ailier, talentueux et explosif, Conceiçao continue en tant qu'entraîneur à nourrir son image de mauvais garçon à la carrière émaillée de sanctions pour insultes ou agressions envers les joueurs, les entraîneurs et les arbitres.

"Il est très franc et il dit des choses qu'il regrette plus tard (...) mais c'est ce qui a fait de lui l'entraîneur qu'il est", confiait cet été Isidoro Sousa, le président d'Olhanense, petit club du sud du Portugal où l'impétueux Conceiçao a débuté sa carrière d'entraîneur principal en 2012.

Mais sa faiblesse est aussi sa force, poursuivait M. Sousa dans un entretien au site Bancada: "Conceiçao parvient à avoir derrière lui tous ses joueurs, ils 'meurent' pour lui, c'est l'une de ses recettes vers le succès (...). Avec lui un joueur ne peut pas être à 100%, il doit être à 200%."

"Combativité"

Interrogé l'année dernière sur ce qui selon lui était obligatoire dans une équipe de football professionnelle, il avait relégué le talent au second plan, accordant davantage d'importance à l'implication de ses joueurs.

"Le football, contrairement à ce que disent de nombreux romantiques, c'est ça: combativité, bonne agressivité (...). Il y a des caractéristiques fondamentales, vitesse, rythme et ensuite le talent des joueurs", avait-il affirmé.

C'est justement sur la base d'un manque d'implication à l'entraînement qu'il avait décidé de reléguer sur le banc de touche pour plusieurs mois le gardien international espagnol Iker Casillas (aujourd'hui retraité), malgré son statut d'ancienne gloire du Real Madrid et de la Roja.

Sur le terrain, cela se traduit par un football fait d'intensité, de duels et de courses qui rappelle l'Atlético Madrid de l'Argentin Diego Simeone, son coéquipier à la Lazio Rome à la fin des années 1990.

La recette semble réussir à l'ancien entraîneur du FC Nantes, sacré champion dès son arrivée à Porto, en 2018. Le doublé Coupe-Championnat arraché de haute lutte au Benfica Lisbonne la saison dernière porte également sa marque.

Et quelle que soit l'opposition, Sergio Conceiçao ne se laisse pas marcher sur les pieds: lors de la 1re journée de la C1 contre Manchester City (défaite 3-1), le Portugais a vertement critiqué l'attitude de son homologue mancunien Pep Guardiola, qu'il a qualifiée de "pas du tout agréable", l'accusant d'influer sur les arbitres.

Autant dire qu'André Villas-Boas risque lui aussi d'affronter sa furie et devra faire honneur au flegme de son ascendance britannique...

Presque dix ans après le quadruplé (Coupe, Supercoupe, Championnat du Portugal et Ligue Europa) offert à Porto par "AVB" avec du beau jeu, un discours feutré et même une certaine camaraderie avec ses joueurs, le ton a changé au stade du Dragon.Conceiçao n'aime pas perdre et tient à le faire savoir, comme après sa défaite face au Paços de Ferreira (3-2) ce week-end en Championnat du Portugal.L'éphémère entraîneur de Nantes (2016-2017), qui fêtera ses 46 ans le 15 novembre, a été exclu par l'arbitre à l'issue de la rencontre pour avoir trop protesté, avant de reconnaître juste après que l'adversaire avait été meilleur que son équipe.Ancien ailier, talentueux et explosif, Conceiçao continue en tant qu'entraîneur à nourrir son image de mauvais garçon à la carrière émaillée de sanctions pour insultes ou agressions envers les joueurs, les entraîneurs et les arbitres."Il est très franc et il dit des choses qu'il regrette plus tard (...) mais c'est ce qui a fait de lui l'entraîneur qu'il est", confiait cet été Isidoro Sousa, le président d'Olhanense, petit club du sud du Portugal où l'impétueux Conceiçao a débuté sa carrière d'entraîneur principal en 2012.Mais sa faiblesse est aussi sa force, poursuivait M. Sousa dans un entretien au site Bancada: "Conceiçao parvient à avoir derrière lui tous ses joueurs, ils 'meurent' pour lui, c'est l'une de ses recettes vers le succès (...). Avec lui un joueur ne peut pas être à 100%, il doit être à 200%.""Combativité"Interrogé l'année dernière sur ce qui selon lui était obligatoire dans une équipe de football professionnelle, il avait relégué le talent au second plan, accordant davantage d'importance à l'implication de ses joueurs."Le football, contrairement à ce que disent de nombreux romantiques, c'est ça: combativité, bonne agressivité (...). Il y a des caractéristiques fondamentales, vitesse, rythme et ensuite le talent des joueurs", avait-il affirmé.C'est justement sur la base d'un manque d'implication à l'entraînement qu'il avait décidé de reléguer sur le banc de touche pour plusieurs mois le gardien international espagnol Iker Casillas (aujourd'hui retraité), malgré son statut d'ancienne gloire du Real Madrid et de la Roja.Sur le terrain, cela se traduit par un football fait d'intensité, de duels et de courses qui rappelle l'Atlético Madrid de l'Argentin Diego Simeone, son coéquipier à la Lazio Rome à la fin des années 1990.La recette semble réussir à l'ancien entraîneur du FC Nantes, sacré champion dès son arrivée à Porto, en 2018. Le doublé Coupe-Championnat arraché de haute lutte au Benfica Lisbonne la saison dernière porte également sa marque.Et quelle que soit l'opposition, Sergio Conceiçao ne se laisse pas marcher sur les pieds: lors de la 1re journée de la C1 contre Manchester City (défaite 3-1), le Portugais a vertement critiqué l'attitude de son homologue mancunien Pep Guardiola, qu'il a qualifiée de "pas du tout agréable", l'accusant d'influer sur les arbitres.Autant dire qu'André Villas-Boas risque lui aussi d'affronter sa furie et devra faire honneur au flegme de son ascendance britannique...