C'était le neuvième duel toutes compétitions européennes confondues entre les deux formations. Liverpool avait remporté les trois premières confrontations entre 1981 et 2009 avant de partager une fois et s'incliner à quatre reprises lors des cinq rencontres suivantes. La dernière, c'était d'ailleurs la finale de Champions League de 2018. A ce stade de la compétition, les deux formations étaient d'ailleurs à une victoire chacune puisque les Scousers avaient remporté l'édition de 1981, disputée aussi à Paris, au Parc des Princes.
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C'était le neuvième duel toutes compétitions européennes confondues entre les deux formations. Liverpool avait remporté les trois premières confrontations entre 1981 et 2009 avant de partager une fois et s'incliner à quatre reprises lors des cinq rencontres suivantes. La dernière, c'était d'ailleurs la finale de Champions League de 2018. A ce stade de la compétition, les deux formations étaient d'ailleurs à une victoire chacune puisque les Scousers avaient remporté l'édition de 1981, disputée aussi à Paris, au Parc des Princes.Cette finale reste donc la dernière perdue par la Casa Blanca qui a remporté toutes ses autres finales depuis, soit... huit.En première période, Liverpool a cadré cinq tirs, soit autant que lors de ses deux précédentes finales de Ligue des champions combinées (deux en 2018 lors de la défaite contre le Real Madrid et trois en 2019 lors de la victoire contre Tottenham). Sur deux de ces tirs, Thibaut Courtois a d'ailleurs dû sortir deux grosses parades de classe mondiale.Mais en seconde mi-temps, le gardien belge aura encore d'autres interventions précieuses. Avec neufs arrêts sur cette finale, il est le gardien qui en a effectué le plus à ce stade de l'épreuve depuis que les données Opta existent. Avant cet épilogue parisien, Courtois était déjà le gardien de la compétition qui avait été le plus contraint à chauffer les gants, avec 52 arrêts...Symbole de cette impuissance liverpuldienne face à la pieuvre belge, la feuille de statistiques de Mohamed Salah. L'Egyptien a pu tirer au but à six reprises, ce qui constitue un record dans une finale de C1 depuis qu'existent les données Opta (2003-2004). Si Courtois fut un cauchemar pour le gaucher des Reds, les finales en général furent aussi compliquées pour Liverpool. Malgré des victoires en League Cup et en FA Cup, Liverpool n'a pas marqué le moindre but en cinq heures et demie de jeu lors des finales majeures qu'il a disputé cette saison. 330 minutes de jeu, 61 tentatives au but dont 17 cadrées et 5,7 expected goals. Tout ça pour ne rien marquer. Une statistique qui fait mal.L'autre grand bonhomme de cette finale est évidemment Vinícius Júnior , l'unique buteur de la soirée. Avec 4 buts et 6 passes décisives, et alors qu'il n'est âgé que de 21 ans, il devient le premier joueur sud-américain à être directement impliqué dans plus de 10 buts d'une seule campagne de Champions League depuis la saison 2008-09. Lors de cette dernière, l'inévitable Lionel Messi avait son pied impliqué dans 14 réalisations barcelonaises (9 buts et 5 passes décisives). Quand il était revenu au Bernabeu voici dix mois, Carlo Ancelotti avait suscité un certain scepticisme parmi les observateurs du Real Madrid. Malgré son CV long comme le bras, l'homme au sourcil froncé restait sur deux expériences peu convaincantes du côté de Naples et d'Everton.Mais Carletto, flanqué de son fils David, expert en analyse de données et à l'approche plus moderne, avait encore plus d'un tour dans son sac à malice. Grâce à des changements tactiques bien sentis lorsque la situation semblait désespérée et avec une bonne dose de réussite, incarnée par un numéro 9 en feu et un gardien en état de grâce, l'Italien est devenu le premier technicien à soulever à quatre reprises la précieuse Coupe aux grandes oreilles.José Mourinho se contentera du record de victoires, toutes compétitions confondues avec cinq titres dont la première Conference League de l'histoire. Le Portugais compte deux Ligues des Champions sur son CV.Benzema a remis son brassard du match à Marcelo pour qu'il puisse apparaître en train de soulever le trophée sur la photo qui restera pour la postérité. Le Brésilien, sosie non officiel de l'humoriste Fabrice Eboué, est arrivé au Santiago Bernabeu en 2006 comme un enfant pratiquement inconnu. Il va quitter la Casa Blanca dans un mois avec un... 25e trophée à son actif. Aucun joueur dans la grande histoire du club madrilène n'a fait aussi bien. Et qu'importe qu'il n'ait pas autant joué que lors de ses précédents succès dans la compétition.L'expérience se trouvait d'ailleurs globalement du côté du Real Madrid. C'était d'ailleurs la première équipe à aligner un onze de départ pour une finale de la Ligue des champions avec pas moins de quatre joueurs comptant plus de 100 apparitions dans la compétition. Il s'agit de Karim Benzema, Toni Kroos, Luka Modric et David Alaba, ce dernier ayant effectué la majeure partie d'entre elles avec le Bayern Munich. Karim Benzema est devenu ce samedi le troisième Français à débuter une finale de Champions League dans la peau d'un capitaine d'une équipe non française. Avant lui, il y avait a Thierry Henry avec Arsenal 2006 (déjà au stade de France) et Hugo Lloris avec Tottenham en 2019 (contre Liverpool d'ailleurs). Pour rester dans le domaine des capitaines, Jordan Henderson, bientôt 32 ans, évolue depuis onze ans à Liverpool et en porte le brassard depuis 2015 et le départ à la retraite de l'emblématique Steven Gerrard. Il disputait ce samedi sa troisième finale de Champions League en temps que capitaine des Reds. Aucun de ses compatriotes n'a fait aussi bien dans l'histoire de la compétition.De l'autre côté Toni Kroos, faisait encore mieux puisque c'était sa cinquième finale de C1 dans la peau d'un titulaire. Il y en a eu cinq avec les Merengue, puisque lors de son sixième trophée, qui était le premier, avec le Bayern Munich, il n'avait pas pu participer à la finale à cause d'une blessure. Son compère croate de l'entrejeu Luka Modric prenait aussi part à sa cinquième finale.Seuls Cristiano Ronaldo et Paolo Maldini font un peu mieux que l'ancien international allemand et que le stratège croate, avec 6 apparitions dans le onze au stade finale de la compétition. Ce duo a pu brandir la Coupe aux grandes oreilles cinq fois et compte un échec en finale. Toni Kroos, lui, fait donc mieux lorsqu'il était sur le terrain, puisqu'il a réussi un 100% avec la victoire de ce soir. C'est aussi la sixième victoire en C1 de sa carrière. Quant à Thibaut Courtois, c'était sa deuxième finale après celle perdue sous le maillot de l'Atlético en 2014. C'était justement contre le Real Madrid. Il a donc pris sa revanche et devient ainsi le cinquième Belge de l'histoire à remporter la compétition. Il y en a un sixième qui était aussi heureux ce samedi soir puisqu'Eden Hazard est aussi compté comme lauréat, malgré une participation moindre de 3 petits matches lors de cette campagne.Le premier des nôtres à s'illustrer fut Erik Gerets en 1988 avec le PSV Eindhoven. Il y a évidemment eu l'inoubliable Raymond Goethals, sur le banc de l'Olympique Marseille, à l'occasion de la toute première édition de la mouture actuelle de la Ligue des Champions. Daniel Van Buyten, avec Kroos dans son équipe, était présent lors du succès du Bayern Munich en 2013 et enfin Divock Origi, qui était même devenu le deuxième joueur (après Yannick Carrasco buteur lors de la finale 2016 perdue par l'Atlético Madrid) du plat pays à marquer lors de l'apothéose de l'épreuve la plus convoitée du football européen. Simon Mignolet ne fut pas considéré comme vainqueur de la Coupe en 2019 car il n'avait pas joué une seule minute lors du titre des Reds. Même cas de figure pour Thomas Vermaelen lorsque le FC Barcelone s'était imposé en 2015.Etonnamment, les Français ne sont pas toujours exportés du côté de Liverpool. Ibrahima Konaté, titulaire ce soir lors de cette finale, était d'ailleurs le premier joueur hexagonal à la disputer sous les couleurs des Reds depuis 2005, et un certain Djibril Cissé. Et encore, ce dernier n'était monté qu'à la 85e minute à la place du Tchèque Milan Baros.