Le Vélodrome n'a célébré que deux de ses onze buts, une frustration pour un public qui ne demande qu'à s'enflammer pour son "grantattakan".

"J'espère que les buts à domicile vont arriver", lance Benedetto, en avançant une hypothèse pour son relatif mutisme à la maison: "Au Vélodrome, nos adversaires jouent très repliés, c'est plus difficile pour un attaquant."

Drapeaux argentins en bannières et même en tifos montrent que les supporters lui ont pardonné ses moments difficiles avec 3 petits buts en 17 matches de septembre à janvier. Il n'a jamais eu droit aux sifflets.

Cet exploit aux Costières pourrait le relancer vers une fin de saison canon.

"Je suis très content à titre individuel d'avoir à nouveau marqué, surtout un triplé, admet-il, et surtout content pour la victoire de l'équipe".

Il assure n'avoir jamais vraiment douté, ni quand il touchait peu de ballons, ni quand son talon d'Achille douloureux le privait de match.

Il était "tranquille, sachant que les buts allaient revenir, assure-t-il. Quand je ne marque pas, je joue pour l'équipe et j'essaie de rester calme."

"L'intuition"

"Il reste tranquille tant que l'équipe gagne", confirmait l'entraîneur, André Villas-Boas, dans la période trop neutre de 'Pipa' Benedetto. "Le plus important c'est l'équipe, pas le buteur. Tant qu'il fait son travail, je suis content, ça ne m'inquiète pas qu'il ne marque pas".

La complicité naissante avec Dimitri Payet, passeur sur son but à Toulouse (2-0) et sur le deuxième but à Nîmes, l'a aidé.

"'Dim', je le cherche sur le terrain pour recevoir des passes décisives", raconte Benedetto.

"Quand Dim est face au jeu, tourné vers l'attaque, on cherche ce type de passe dans la profondeur, on veut profiter de sa vision", commente Villas-Boas sur la complémentarité en progrès des deux.

Le retour programmé de Florian Thauvin, qui pourrait galoper quelques minutes contre Amiens après six mois d'infirmerie, donne l'espoir de former un autre duo passeur-buteur.

En attendant, Benedetto fait valoir ses qualités, notamment une vitesse gestuelle à la Samuel Eto'o, visible notamment sur le seul but de l'OM à l'aller (3-1 pour Amiens), ou sur le troisième à Nîmes.

"C'est surtout l'intuition de l'attaquant, ce n'est pas quelque chose qui se travaille", complète +AVB+.

Objectif 15 buts

Le capitaine des "Crocos", Renaud Ripart, fait le même constat. "C'est un super joueur, on a l'impression qu'on ne l'a pas vu du match et il met trois buts. C'est le type +attaquant renard des surfaces+".

Et il n'a pas fait exprès de claquer un coup du chapeau juste après l'évocation par L'Equipe des vues de l'OM sur le Rennais Mbaye Niang.

"Non, je travaille pour moi, pour l'équipe, répond +Pipa+ en riant. Et ce n'est pas moi qui décide si on prend un autre attaquant. Je suis juste heureux d'avoir marqué."

Il a aussi retrouvé le chemin des filets parce qu'il se sent enfin "adapté à 100% à la Ligue 1".

Benedetto a découvert la différence fondamentale avec le championnat argentin: "En France c'est beaucoup plus rapide. En Argentine, quand tu as un défenseur grand, il est lent, tu peux jouer placé. Mais ici, les grands sont aussi rapides", rigole-t-il.

Mais il s'est adapté, se sent maintenant "à 100% physiquement", et n'est plus très loin de l'objectif de 15 buts fixé par Villas-Boas, "très correct pour une première saison en Europe", ajoute le Portugais.

Et la découverte de la Ligue des champions se profile, puisque l'OM peut reprendre 11 et 12 points d'avance sur Rennes (3e) et Lille (4e), qui ont un programme copieux ce week-end contre leurs poursuivants à eux, Montpellier et Lyon.

"L'OM m'a ouvert la porte et donné l'opportunité de démontrer ma valeur dans le foot européen, conclut Benedetto. Je lui en suis très reconnaissant". La meilleure façon de le remercier serait de marquer au Vél' contre Amiens...

Le Vélodrome n'a célébré que deux de ses onze buts, une frustration pour un public qui ne demande qu'à s'enflammer pour son "grantattakan"."J'espère que les buts à domicile vont arriver", lance Benedetto, en avançant une hypothèse pour son relatif mutisme à la maison: "Au Vélodrome, nos adversaires jouent très repliés, c'est plus difficile pour un attaquant."Drapeaux argentins en bannières et même en tifos montrent que les supporters lui ont pardonné ses moments difficiles avec 3 petits buts en 17 matches de septembre à janvier. Il n'a jamais eu droit aux sifflets.Cet exploit aux Costières pourrait le relancer vers une fin de saison canon."Je suis très content à titre individuel d'avoir à nouveau marqué, surtout un triplé, admet-il, et surtout content pour la victoire de l'équipe".Il assure n'avoir jamais vraiment douté, ni quand il touchait peu de ballons, ni quand son talon d'Achille douloureux le privait de match.Il était "tranquille, sachant que les buts allaient revenir, assure-t-il. Quand je ne marque pas, je joue pour l'équipe et j'essaie de rester calme.""L'intuition""Il reste tranquille tant que l'équipe gagne", confirmait l'entraîneur, André Villas-Boas, dans la période trop neutre de 'Pipa' Benedetto. "Le plus important c'est l'équipe, pas le buteur. Tant qu'il fait son travail, je suis content, ça ne m'inquiète pas qu'il ne marque pas".La complicité naissante avec Dimitri Payet, passeur sur son but à Toulouse (2-0) et sur le deuxième but à Nîmes, l'a aidé."'Dim', je le cherche sur le terrain pour recevoir des passes décisives", raconte Benedetto."Quand Dim est face au jeu, tourné vers l'attaque, on cherche ce type de passe dans la profondeur, on veut profiter de sa vision", commente Villas-Boas sur la complémentarité en progrès des deux.Le retour programmé de Florian Thauvin, qui pourrait galoper quelques minutes contre Amiens après six mois d'infirmerie, donne l'espoir de former un autre duo passeur-buteur.En attendant, Benedetto fait valoir ses qualités, notamment une vitesse gestuelle à la Samuel Eto'o, visible notamment sur le seul but de l'OM à l'aller (3-1 pour Amiens), ou sur le troisième à Nîmes."C'est surtout l'intuition de l'attaquant, ce n'est pas quelque chose qui se travaille", complète +AVB+.Objectif 15 butsLe capitaine des "Crocos", Renaud Ripart, fait le même constat. "C'est un super joueur, on a l'impression qu'on ne l'a pas vu du match et il met trois buts. C'est le type +attaquant renard des surfaces+".Et il n'a pas fait exprès de claquer un coup du chapeau juste après l'évocation par L'Equipe des vues de l'OM sur le Rennais Mbaye Niang."Non, je travaille pour moi, pour l'équipe, répond +Pipa+ en riant. Et ce n'est pas moi qui décide si on prend un autre attaquant. Je suis juste heureux d'avoir marqué."Il a aussi retrouvé le chemin des filets parce qu'il se sent enfin "adapté à 100% à la Ligue 1".Benedetto a découvert la différence fondamentale avec le championnat argentin: "En France c'est beaucoup plus rapide. En Argentine, quand tu as un défenseur grand, il est lent, tu peux jouer placé. Mais ici, les grands sont aussi rapides", rigole-t-il.Mais il s'est adapté, se sent maintenant "à 100% physiquement", et n'est plus très loin de l'objectif de 15 buts fixé par Villas-Boas, "très correct pour une première saison en Europe", ajoute le Portugais.Et la découverte de la Ligue des champions se profile, puisque l'OM peut reprendre 11 et 12 points d'avance sur Rennes (3e) et Lille (4e), qui ont un programme copieux ce week-end contre leurs poursuivants à eux, Montpellier et Lyon."L'OM m'a ouvert la porte et donné l'opportunité de démontrer ma valeur dans le foot européen, conclut Benedetto. Je lui en suis très reconnaissant". La meilleure façon de le remercier serait de marquer au Vél' contre Amiens...