"Après discussions avec ma famille, j'ai décidé d'accepter la décision du tribunal de Munich concernant ma situation fiscale. J'ai demandé à mes avocats de ne pas former de pourvoi en cassation", a déclaré dans un communiqué Hoeness, personnalité du foot allemand depuis une quarantaine d'années comme joueur puis dirigeant de club.

"Cela correspond à ma conception de la décence, de la responsabilité personnelle", a-t-il ajouté. "Cette évasion fiscale, c'est l'erreur de ma vie. Je tire les conséquences de cette erreur".

Démission "En outre, je démissionne, avec effet immédiat, de mes fonctions de président du FC Bayern Munich et du conseil de surveillance. Je veux préserver mon club de tout préjudice", a continué Uli Hoeness. "Le FC Bayern Munich est l'oeuvre de ma vie et le restera toujours", a-t-il écrit, "remerciant du fond du coeur ses amis et les membres du FC Bayern pour leur soutien".

Au terme d'un procès de quatre jours, le tribunal de grande instance de Munich avait condamné jeudi M. Hoeness à trois ans et demi de prison ferme pour avoir fraudé le fisc de 28,5 millions d'euros.

Jugé pour n'avoir pas déclaré des revenus boursiers réalisés en Suisse dans les années 2000, M. Hoeness a vu le montant de sa fraude plusieurs fois réévalué. D'abord estimé à 3,5 millions d'euros dans l'acte de renvoi, il est monté à 27,2 millions d'euros au fil des témoignages, accablants, avant d'être finalement porté à 28,5 millions d'euros lors de l'énoncé du jugement.

Interrogé lors d'un point presse vendredi, le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a indiqué que la chancelière Angela Merkel "respectait sa décision", se refusant à commenter le verdict.

Presse sans pitié La presse allemande était assassine à l'égard de la star, un héros pour les jeunes fans et qui faisait auparavant figure d'autorité morale dans des talks shows télévisés. Le quotidien Die Welt constatait ainsi: "Un homme à qui tout réussissait et un dieu déchu: Voilà un modèle de moins".

De son côté, Bild, le journal le plus lu d'Allemagne, estimait: "c'est bien pour la morale fiscale", dans une tribune vendredi. Il dénonçait au passage, facture à l'appui, des agapes de M. Hoeness avant le jugement, dont une soupe au champagne.

Auto-dénonciation

Personnage haut en couleur aux colères légendaires, Uli Hoeness s'était lui-même dénoncé au fisc le 17 janvier 2013 et avait alors remboursé 10 millions d'euros au fisc. Cette procédure d'auto-dénonciation permet de mettre sa situation en règle moyennant une forte pénalité financière, tout en mettant le fraudeur à l'abri de toute poursuite pénale.

Mais la justice était convaincue qu'il se savait sur le point d'être démasqué, notamment par la presse qui a d'ailleurs révélé l'affaire quelque temps après.

M. Hoeness avait admis avoir "par moment boursicoté jour et nuit" avant de mettre fin à ses activités boursières notamment à cause de la crise financière en 2008.

L'argent à l'origine de la fraude proviendrait d'un "prêt" concédé en 2001 par l'homme d'affaires français Robert Louis-Dreyfus, alors propriétaire d'Adidas, équipementier et actionnaire du Bayern Munich. Jusqu'à présent fans, sponsors et actionnaires du groupe --dont Audi, Adidas, Volkswagen et Deutsche Telekom-- l'ont soutenu.

Herbert Hainer, patron d'Adidas, le remplace Herbert Hainer, le patron d'Adidas, a été nommé président du conseil de surveillance du Bayern Munich, quelques heures après la démission d'Uli Hoeness. Hainer, 59 ans, a été élu "à l'unanimité" à la tête du conseil de surveillance du club de Daniel Van Buyten, pour remplacer "jusqu'à nouvel ordre" Uli Hoeness. Karl Hopfner, 61 ans, a été élu au comité exécutif du conseil de surveillance du club le plus titré d'Allemagne.

Le conseil de surveillance du Bayern a chaleureusement remercié vendredi son président démissionnaire. "L'ensemble du conseil de surveillance remercie Uli Hoeness pour sa contribution extraordinaire à la prospérité du FC Bayern Munich tout au long des quatre dernières décennies", affirme un communiqué du club.

"Par ses qualités de meneur, son profond engagement personnel et son travail de toute une vie, Uli Hoeness a toujours servi les intérêts du Bayern Munich", souligne le conseil de surveillance, ajoutant: "Son rôle a été essentiel pour faire du FC Bayern Munich l'un des clubs les plus attractifs et les plus prospères du monde".

"Après discussions avec ma famille, j'ai décidé d'accepter la décision du tribunal de Munich concernant ma situation fiscale. J'ai demandé à mes avocats de ne pas former de pourvoi en cassation", a déclaré dans un communiqué Hoeness, personnalité du foot allemand depuis une quarantaine d'années comme joueur puis dirigeant de club. "Cela correspond à ma conception de la décence, de la responsabilité personnelle", a-t-il ajouté. "Cette évasion fiscale, c'est l'erreur de ma vie. Je tire les conséquences de cette erreur". Démission "En outre, je démissionne, avec effet immédiat, de mes fonctions de président du FC Bayern Munich et du conseil de surveillance. Je veux préserver mon club de tout préjudice", a continué Uli Hoeness. "Le FC Bayern Munich est l'oeuvre de ma vie et le restera toujours", a-t-il écrit, "remerciant du fond du coeur ses amis et les membres du FC Bayern pour leur soutien". Au terme d'un procès de quatre jours, le tribunal de grande instance de Munich avait condamné jeudi M. Hoeness à trois ans et demi de prison ferme pour avoir fraudé le fisc de 28,5 millions d'euros. Jugé pour n'avoir pas déclaré des revenus boursiers réalisés en Suisse dans les années 2000, M. Hoeness a vu le montant de sa fraude plusieurs fois réévalué. D'abord estimé à 3,5 millions d'euros dans l'acte de renvoi, il est monté à 27,2 millions d'euros au fil des témoignages, accablants, avant d'être finalement porté à 28,5 millions d'euros lors de l'énoncé du jugement. Interrogé lors d'un point presse vendredi, le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a indiqué que la chancelière Angela Merkel "respectait sa décision", se refusant à commenter le verdict. Presse sans pitié La presse allemande était assassine à l'égard de la star, un héros pour les jeunes fans et qui faisait auparavant figure d'autorité morale dans des talks shows télévisés. Le quotidien Die Welt constatait ainsi: "Un homme à qui tout réussissait et un dieu déchu: Voilà un modèle de moins". De son côté, Bild, le journal le plus lu d'Allemagne, estimait: "c'est bien pour la morale fiscale", dans une tribune vendredi. Il dénonçait au passage, facture à l'appui, des agapes de M. Hoeness avant le jugement, dont une soupe au champagne. Auto-dénonciation Personnage haut en couleur aux colères légendaires, Uli Hoeness s'était lui-même dénoncé au fisc le 17 janvier 2013 et avait alors remboursé 10 millions d'euros au fisc. Cette procédure d'auto-dénonciation permet de mettre sa situation en règle moyennant une forte pénalité financière, tout en mettant le fraudeur à l'abri de toute poursuite pénale. Mais la justice était convaincue qu'il se savait sur le point d'être démasqué, notamment par la presse qui a d'ailleurs révélé l'affaire quelque temps après. M. Hoeness avait admis avoir "par moment boursicoté jour et nuit" avant de mettre fin à ses activités boursières notamment à cause de la crise financière en 2008. L'argent à l'origine de la fraude proviendrait d'un "prêt" concédé en 2001 par l'homme d'affaires français Robert Louis-Dreyfus, alors propriétaire d'Adidas, équipementier et actionnaire du Bayern Munich. Jusqu'à présent fans, sponsors et actionnaires du groupe --dont Audi, Adidas, Volkswagen et Deutsche Telekom-- l'ont soutenu. Herbert Hainer, patron d'Adidas, le remplace Herbert Hainer, le patron d'Adidas, a été nommé président du conseil de surveillance du Bayern Munich, quelques heures après la démission d'Uli Hoeness. Hainer, 59 ans, a été élu "à l'unanimité" à la tête du conseil de surveillance du club de Daniel Van Buyten, pour remplacer "jusqu'à nouvel ordre" Uli Hoeness. Karl Hopfner, 61 ans, a été élu au comité exécutif du conseil de surveillance du club le plus titré d'Allemagne. Le conseil de surveillance du Bayern a chaleureusement remercié vendredi son président démissionnaire. "L'ensemble du conseil de surveillance remercie Uli Hoeness pour sa contribution extraordinaire à la prospérité du FC Bayern Munich tout au long des quatre dernières décennies", affirme un communiqué du club. "Par ses qualités de meneur, son profond engagement personnel et son travail de toute une vie, Uli Hoeness a toujours servi les intérêts du Bayern Munich", souligne le conseil de surveillance, ajoutant: "Son rôle a été essentiel pour faire du FC Bayern Munich l'un des clubs les plus attractifs et les plus prospères du monde".