" Didier Deschamps sait à quelle position il doit m'aligner. Ça joue à mon avantage, comme la confiance du sélectionneur et de mes coéquipiers. " Ce debriefing d' Antoine Griezmann après le match de la France contre la Croatie en Ligue des Nations pouvait paraître innocent, mais il ne l'était peut-être pas tant que ça. L'attaquant a tenu ces propos après avoir marqué un but splendide et disputé un nouveau match plein avec les Bleus. C'était une pique à l'adresse de Ronald Koeman. Parce qu'à Barcelone, le Néerlandais aligne Griezmann sur un flanc, comme le faisaient ses prédécesseurs Ernesto Valverde et Quique Setién, alors que sa meilleure place est celle de second attaquant. Mais, Koeman dispose déjà de Lionel Messi et Philippe Coutinho pour jouer là.
...

" Didier Deschamps sait à quelle position il doit m'aligner. Ça joue à mon avantage, comme la confiance du sélectionneur et de mes coéquipiers. " Ce debriefing d' Antoine Griezmann après le match de la France contre la Croatie en Ligue des Nations pouvait paraître innocent, mais il ne l'était peut-être pas tant que ça. L'attaquant a tenu ces propos après avoir marqué un but splendide et disputé un nouveau match plein avec les Bleus. C'était une pique à l'adresse de Ronald Koeman. Parce qu'à Barcelone, le Néerlandais aligne Griezmann sur un flanc, comme le faisaient ses prédécesseurs Ernesto Valverde et Quique Setién, alors que sa meilleure place est celle de second attaquant. Mais, Koeman dispose déjà de Lionel Messi et Philippe Coutinho pour jouer là. Trouver la solution au puzzle reste un problème au Barça. Un autre Français est dans le flou : Ousmane Dembélé. Son talent est incontestable, mais il s'accompagne d'une certaine nonchalance, d'un esprit pas toujours collectif et d'une évidente fragilité physique. Dembélé est le deuxième joueur le plus cher de l'histoire de Barcelone, mais il doit pour le moment se contenter d'un rôle dans l'ombre d' Ansu Fati. Toutefois, Koeman ne désespère pas de le ramener à son meilleur niveau. Le géant catalan avait bien entamé sa saison en gagnant ses deux premiers matches. Mais entre-temps, il n'a pris qu'un point dans ses deux rendez-vous suivants, contre le FC Séville et Getafe. À Barcelone, ça grenouille sur le terrain, mais aussi en coulisse. Le président Josep Bartomeu est plus que jamais dans l'oeil du cyclone : 19.532 socios ont signé une pétition exigeant son départ. Un vote sur son avenir devrait intervenir en novembre. En attendant, le boss essaie d'économiser de l'argent par tous les moyens possibles. Parce que le Barça a bouclé la saison passée sur une perte de 97 millions d'euros. On continue à jouer à huis clos en Espagne et ça n'aide évidemment pas. Bartomeu voudrait que les joueurs renoncent à une partie de leur salaire, mais vu le conflit entre le noyau et la direction, les discussions sont compliquées. Sur ce plan, tout est beaucoup plus calme du côté du Real. Ses finances semblent en bien meilleur état que celles du rival historique. Il n'y a pas eu de transfert entrant lors du dernier mercato. Le noyau pro a accueilli deux nouvelles têtes, deux joueurs qui appartenaient déjà au club : le Norvégien Martin Odegaard et le gardien ukrainien Andriy Lunin. Alvaro Odriozola est revenu d'un prêt au Bayern. Les ventes d' Achraf Hakimi à l'Inter (quarante millions) et de Sergio Reguilón à Tottenham (trente millions) ont rempli la caisse. Et les prêts de James Rodriguez à Everton et de Gareth Bale à Tottenham ont diminué la masse salariale. Ça, ce sont les bonnes nouvelles dans le camp madrilène. Sur un plan purement sportif, par contre, ça se passe moins bien. Depuis plusieurs semaines, Thibaut Courtois est souvent le meilleur joueur du Real : c'est révélateur. Zinédine Zidane est bien conscient du problème : " Courtois nous a plusieurs fois sauvés dans les derniers matches. " Lors des cinq premières rencontres de la saison, Courtois a dû négocier en moyenne 11,4 envois de l'adversaire, soit 2,4 de plus qu'en 2019-2020. Et à l'autre bout du terrain, le Real éprouve les plus grandes peines du monde à mettre des buts : six goals seulement en cinq rencontres. Presque tous les joueurs évoluent sous leur niveau habituel et il n'y a pas d'âme dans le jeu. Zizou avait connu les mêmes problèmes en début de saison passée. À l'époque, on chuchotait que sa place était menacée par José Mourinho. Pour le moment, aucun successeur possible n'est cité. Un des problèmes de l'entraîneur français est qu'il ne peut toujours pas compter sur un Eden Hazard à 100%. Le but était de le retaper pour le Clásico du week-end à venir, mais le plan a été abandonné entre-temps. Le Real ne veut prendre aucun risque et Hazard ne fera donc son retour dans l'équipe que quand il sera totalement opérationnel. D'ici là, Zidane devra faire avec ce qu'il a sous la main.