Le dirigeant a prononcé cette phrase en marge d'une réunion de la Ligue italienne de football, apparemment sur le ton de la plaisanterie.

Son club a dans la foulée publié un communiqué expliquant qu'il s'agissait "évidemment d'une plaisanterie (...) manifestement mal interprétée et prononcée dans le but de dédramatiser une exposition médiatique excessive et de protéger le joueur lui-même".

Ecarté de l'entraînement jeudi par son entraîneur Fabio Grosso, Balotelli n'avait pas été convoqué pour le match disputé et perdu par son équipe dimanche sur le terrain de l'AS Rome (3-0).

Transféré cet été à Brescia, la ville où il a grandi, Balotelli a connu un début de ce saison compliqué avec deux buts inscrits en sept matches de championnat. Il a par ailleurs été la cible de cris racistes à Vérone, où il est passé tout près de quitter définitivement le terrain.

"Il se passe que dans le foot, il y a des équipes qui se battent et qui gagnent. Et si nous pensons qu'un joueur seul peut gagner des matches, alors nous faisons offense à l'équipe et au football", a par ailleurs estimé Cellino.

"C'est bien de communiquer avec le public, mais peut-être que Balotelli donne plus de poids aux réseaux sociaux qu'à sa valeur sportive. Je l'ai pris parce qu'il fait 1,90m, que c'est un animal et qu'il a encore l'âge de donner quelque chose au football", a-t-il ajouté.

"Il aurait pu être une valeur ajoutée mais en le surexposant, on en a fait un point faible. Si on continue à parler de Balotelli, on lui fait du mal et on s'en fait à nous-mêmes", a encore déclaré le président du club promu, actuellement lanterne rouge de Serie A.