Par l'Express.fr


"Ronaldo mérite de remporter le Ballon d'Or. C'est pour le meilleur joueur, pas le meilleur joueur de la meilleure équipe". L'ancien international anglais Gary Lineker a donné quelques heures avant le nom du vainqueur 2013 la principale explication au triomphe de Cristiano Ronaldo, aux dépens de Franck Ribéry, dont la déception doit être immense.

Car "Ti' Franck" y a cru dur comme fer. Depuis son titre de meilleur joueur UEFA de l'année, le 29 août dernier, devant Messi et Ronaldo, il plaide invariablement sa cause. Oui, il a tout gagné avec le Bayern Munich (triplé coupe-championnat-Ligue des Champions). Oui, il a des statistiques exceptionnelles (25 passes décisives en 2013 avant clôture des votes, contre 13 pour Ronaldo et 18 pour Messi). Mais être le meilleur joueur de la meilleure équipe n'a pas fait de lui, aux yeux des votants, le meilleur joueur du monde.

Ronaldo serial buteur

Le meilleur joueur du monde sur 2013 est Ronaldo. Et d'abord parce que Lionel Messi, quadruple tenant du titre individuel en forme de ballon, comme le rappelait Lineker, est resté trop longtemps à l'infirmerie. Contrairement à l'Argentin (Liga) et au Français, "CR7" n'a rien gagné l'année dernière. Mais ses statistiques sont hors normes, avec 69 buts marqués dans l'année, dont 15 en Ligue des Champions sur 11 matches. Et il a qualifié pour le Mondial 2014 le Portugal d'un triplé magique en barrage retour contre la Suède de Zlatan Ibrahimovic.
"Ce n'est pas un joueur de classe mondiale qui te fait gagner l'équipe comme Messi ou Cristiano Ronaldo et qui te permet d'avoir des résultats exceptionnels sur la durée, avait déclaré l'ancien sélectionneur de Bleus Gérard Houllier en septembre dernier. Quand il n'est pas là, le Bayern joue bien aussi et gagne aussi. Il n'a pas non plus le profil d'un taulier comme l'était à son époque Didier (Deschamps) sur le terrain". Ribéry lui avait reproché sa sortie. Mais force est de constater que la plupart des votants pensent de même.

Le "Fifa" a mangé le "Ballon d'Or"

On peut cependant trouver particulièrement injuste ce refus de donner le prix à "Francky". Il l'aurait certainement remporté au nez et à la barbe des deux autres avant... 2010, date de la fusion entre le Ballon d'Or et le prix du meilleur footballeur de l'année Fifa. Le Ballon d'Or, issu du vote d'un panel de journalistes, récompensait alors le joueur le plus représentatif de la gagne sur l'année passée, d'où Michael Owen récompensé en 2001 (épopée de Liverpool) et Pavel Nedved en 2003.

Lancé en 1991, le prix du meilleur footballeur de l'année Fifa, résultat du vote des sélectionneurs et des capitaines d'équipes nationales, a toujours privilégié une individualité détachée des trophées emportés sur l'année. S'il ne compte qu'un seul Ballon d'Or (1998), Zinedine Zidane a ainsi remporté trois prix Fifa (1998, 2000 et 2003). La fusion des deux récompenses et de leurs votants a imposé la philosophie du "Fifa" au détriment de celle du Ballon d'Or, comme l'a prouvé le succès de Messi alors que l'Espagne s'adjugeait le Mondial 2010 et l'Euro 2012. Ribéry peut être déçu; il était prévenu.

Par l'Express.fr "Ronaldo mérite de remporter le Ballon d'Or. C'est pour le meilleur joueur, pas le meilleur joueur de la meilleure équipe". L'ancien international anglais Gary Lineker a donné quelques heures avant le nom du vainqueur 2013 la principale explication au triomphe de Cristiano Ronaldo, aux dépens de Franck Ribéry, dont la déception doit être immense. Car "Ti' Franck" y a cru dur comme fer. Depuis son titre de meilleur joueur UEFA de l'année, le 29 août dernier, devant Messi et Ronaldo, il plaide invariablement sa cause. Oui, il a tout gagné avec le Bayern Munich (triplé coupe-championnat-Ligue des Champions). Oui, il a des statistiques exceptionnelles (25 passes décisives en 2013 avant clôture des votes, contre 13 pour Ronaldo et 18 pour Messi). Mais être le meilleur joueur de la meilleure équipe n'a pas fait de lui, aux yeux des votants, le meilleur joueur du monde. Ronaldo serial buteur Le meilleur joueur du monde sur 2013 est Ronaldo. Et d'abord parce que Lionel Messi, quadruple tenant du titre individuel en forme de ballon, comme le rappelait Lineker, est resté trop longtemps à l'infirmerie. Contrairement à l'Argentin (Liga) et au Français, "CR7" n'a rien gagné l'année dernière. Mais ses statistiques sont hors normes, avec 69 buts marqués dans l'année, dont 15 en Ligue des Champions sur 11 matches. Et il a qualifié pour le Mondial 2014 le Portugal d'un triplé magique en barrage retour contre la Suède de Zlatan Ibrahimovic. "Ce n'est pas un joueur de classe mondiale qui te fait gagner l'équipe comme Messi ou Cristiano Ronaldo et qui te permet d'avoir des résultats exceptionnels sur la durée, avait déclaré l'ancien sélectionneur de Bleus Gérard Houllier en septembre dernier. Quand il n'est pas là, le Bayern joue bien aussi et gagne aussi. Il n'a pas non plus le profil d'un taulier comme l'était à son époque Didier (Deschamps) sur le terrain". Ribéry lui avait reproché sa sortie. Mais force est de constater que la plupart des votants pensent de même. Le "Fifa" a mangé le "Ballon d'Or" On peut cependant trouver particulièrement injuste ce refus de donner le prix à "Francky". Il l'aurait certainement remporté au nez et à la barbe des deux autres avant... 2010, date de la fusion entre le Ballon d'Or et le prix du meilleur footballeur de l'année Fifa. Le Ballon d'Or, issu du vote d'un panel de journalistes, récompensait alors le joueur le plus représentatif de la gagne sur l'année passée, d'où Michael Owen récompensé en 2001 (épopée de Liverpool) et Pavel Nedved en 2003. Lancé en 1991, le prix du meilleur footballeur de l'année Fifa, résultat du vote des sélectionneurs et des capitaines d'équipes nationales, a toujours privilégié une individualité détachée des trophées emportés sur l'année. S'il ne compte qu'un seul Ballon d'Or (1998), Zinedine Zidane a ainsi remporté trois prix Fifa (1998, 2000 et 2003). La fusion des deux récompenses et de leurs votants a imposé la philosophie du "Fifa" au détriment de celle du Ballon d'Or, comme l'a prouvé le succès de Messi alors que l'Espagne s'adjugeait le Mondial 2010 et l'Euro 2012. Ribéry peut être déçu; il était prévenu.