Presque tous les grands noms ont été cités ces derniers mois dans les travées de St James' Park, l'antre de Newcastle United. Le club du nord de l'Angleterre est désormais dans des mains saoudiennes depuis octobre et devrait être le club le plus riche du monde à l'heure actuelle. Tout le monde s'attendait dès lors à voir une kyrielle de stars y être transférées lors du mercato d'hiver. "Si nous devions faire venir tous ceux qui sont mentionnés dans les rumeurs, j'aurais déjà une sélection de 1 000 joueurs", ironisait le nouvel entraîneur de l'ère saoudienne, Eddie Howe, visiblement agacé par les innombrables questions sur les renforts auxquelles il doit répondre en conférence de presse.
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Presque tous les grands noms ont été cités ces derniers mois dans les travées de St James' Park, l'antre de Newcastle United. Le club du nord de l'Angleterre est désormais dans des mains saoudiennes depuis octobre et devrait être le club le plus riche du monde à l'heure actuelle. Tout le monde s'attendait dès lors à voir une kyrielle de stars y être transférées lors du mercato d'hiver. "Si nous devions faire venir tous ceux qui sont mentionnés dans les rumeurs, j'aurais déjà une sélection de 1 000 joueurs", ironisait le nouvel entraîneur de l'ère saoudienne, Eddie Howe, visiblement agacé par les innombrables questions sur les renforts auxquelles il doit répondre en conférence de presse.L'argent ne fait pas encore le bonheur et Newcastle ne se trouve pas non plus dans une spirale sportive positive. Non seulement, les Magpies n'occupent que l'avant-dernière place en Premier League, mais ils ont aussi vu leur parcours en FA Cup être arrêté brutalement au troisième tour par le modeste Cambridge United, pensionnaire de League One (la troisième division anglaise).Dans ce contexte, Newcastle n'a pas su marquer de son empreinte le marché des transferts malgré sa nouvelle puissance financière. Il a cependant convaincu l'arrière droit et international Kieran Trippier de quitter l'Atlético Madrid, champion d'Espagne et la semaine dernière, le club a présenté Chris Wood. L'attaquant néo-zélandais de 30 ans a coûté 30 millions d'euros, alors qu'il n'a marqué que trois fois en dix-huit matches avec Burnley, la lanterne rouge du classement...Au final, que les nouveaux propriétaires aient opté pour ces deux transferts n'est pas si surprenant. Après la défaite contre Cambridge, le conseil d'administration a été contraint de passer à la vitesse supérieure sur le marché des transferts. Trippier est l'homme qui doit amener le ballon dans la surface de réparation grâce à la qualité de sa patte droite et Wood celui qui doit être capable d'envoyer les bons centres au fond des filets.L'achat de Wood fut aussi un coup psychologique porté à la concurrence. Les clubs anglais auraient accepté de ne pas marchander avec les nouveaux riches du Nord, et Newcastle a donc préféré payer la clause libératoire très élevée du Néo-Zélandais. De l'aveu même de Chris Wood, personne à Burnley n'imaginait qu'un jour elle serait payée. Autre détail cocasse: en payant cette clause de rachat, Burnley a obtenu une belle somme pour un joueur assez âgé et sans devoir accepter de marchander officiellement avec son rival direct. Tout le monde est donc gagnant.En janvier, Newcastle veut encore accélérer le mouvement sur le mercato. L'accord avec Wood a par exemple été conclu en 48 heures parce que l'attaquant Callum Wilson était indisponible pendant des mois. Face à cette urgence, le prix à payer n'avait dès lors plus vraiment d'importance. Le club et ses dirigeants n'ont qu'un seul objectif en tête : rester en Premier League. Non seulement une relégation serait un revers pour l'ensemble du plan à long terme, mais elle porterait également un coup dur à l'image de l'Arabie Saoudite au Moyen-Orient. Les voisins du Qatar et d'Abu Dhabi possèdent avec, respectivement, le PSG et Manchester City, deux clubs de tout premier plan dans leur compétition et sur la scène européenne. Une dégradation en Championship n'est donc pas envisageable.Le board de Newcastle ne peut pas non plus se permettre de rater un transfert. Il recherche donc des joueurs expérimentés, abordables et qui n'auront en principe pas besoin de grande période d'adaptation. Dans le pire des cas, ils pourraient même devenir des valeurs sûres en Championship pour remonter rapidement parmi l'élite si le scénario catastrophe devait se réaliser. Mais personne au club n'ose y penser.Les objectifs à court terme des dirigeants ne sont pas le seul obstacle rencontré par les Magpies dans leur quête de stars. Le statut de Newcastle n'est évidemment pas le plus sexy sur le marché des transferts. Qui voudrait déménager dans une ville grise et pluvieuse pour lutter contre la relégation ? Les sociétaires deSt James' Park en ont récemment eu la démonstration avec Sven Botman. Le jeune défenseur central néerlandais de Lille avait le profil de l'acquisition idéale avec son gros potentiel. Mais après plusieurs semaines de négociations, l'ancien de l'Ajax a finalement fini par décliner l'offre de Newcastle en raison de son mauvais classement en championnat. Il préférerait aller dans des contrées plus chaudes en Italie et surtout dans des clubs jouant les premiers rôles comme Naples ou l'AC Milan."Ces derniers mois, nous avons élaboré une stratégie parfaite dans les détails pour cette période de transferts, mais si les joueurs ne veulent pas venir chez nous, ou si les clubs ne veulent pas nous les vendre, alors le mercato de janvier sera très difficile", a déclaré l'entraîneur Howe il y a quelques semaines. Newcastle est à la recherche de deux défenseurs et d'un milieu de terrain, mais ne s'attend pas à voir débarquer des noms ronflants. Se sauver se fera avec n'importe quel joueur, pour n'importe quel montant. C'est désormais la priorité absolue des Magpies