Ce samedi, sur le coup de 18 heures, tout le pays va s'arrêter et retenir son souffle. Pour la seconde fois de leur histoire seulement, les Diables Rouges disputent un quart de finale de Coupe du Monde, face à l'Argentine qui plus est, le bourreau des rêves mexicains de l'été 1986. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'engouement est au rendez-vous.

Comment pourrait-il en être autrement ? Neuf points sur neuf en phase de groupe (dans un style de jeu assez poussif, il faut le reconnaître), une victoire au bout de la nuit face aux USA, après 120 minutes de domination outrancière, un ticket pour les quarts de finale contre la bande à Lionel Messi, un duel dans lequel la sélection belge a toutes ses chances. Si l'on avait proposé un tel bilan aux fans des Diables, ou même à n'importe quel Belge, il aurait signé des deux mains.

Mais au-delà de l'aspect sportif, que les Diables Rouges peuvent encore améliorer ce soir, la Belgique a, elle, déjà gagné son Mondial. Une effervescence que les moins de deux fois vingt ans ne pouvaient pas connaître, des drapeaux aux couleurs nationales aux fenêtres des maisons (même si certaines communes tentent de jouer les rabat-joie), des coups de klaxon festifs jusque tard dans la nuit, même les élus N-VA se retrouvent contraints d'entonner tel un mantra "ils se débrouillent bien" au sujet des joueurs de l'équipe nationale belge... Ce qui fait dire au politologue flamand, Bart Maddens, dans La Libre que "cette effervescence autour de l'équipe belge doit quand même être énervante pour les membres les plus nationalistes de la N-VA. Je suis persuadé qu'ils espèrent une élimination des Diables Rouges la plus rapide possible." Si ça, ce n'est pas déjà une victoire...

Et puis, il y a cette atmosphère particulière qui plane sur tout le pays. Quel plaisir de voir les gens se presser pour arriver à destination, tout comme soi, dans les heures précédant une rencontre des Diables. Qu'il est agréable de se rassembler devant sa télévision ou au pied d'un écran géant avec d'autres fans de foot, ou simples fans des Diables Rouges. Même les changements d'horaire des grands magasins ne dérangent pas, ils ont une excellente raison: les Diables.

Ce samedi soir, en plus de tout donner pour tenter de poursuivre la compétition sportive, les Diables Rouges vont surtout donner du plaisir à des millions de Belges, maquillés et/ou vêtus de noir-jaune-rouge, faire grimacer ceux qui veulent la fin du pays, certainement cloîtrés chez eux, et qui sait, peut-être prolonger cette ambiance si particulière qui étreint pour l'instant le pays.

>>>Lire également Le côté dictateur de Lionel Messi

Ce samedi, sur le coup de 18 heures, tout le pays va s'arrêter et retenir son souffle. Pour la seconde fois de leur histoire seulement, les Diables Rouges disputent un quart de finale de Coupe du Monde, face à l'Argentine qui plus est, le bourreau des rêves mexicains de l'été 1986. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'engouement est au rendez-vous. Comment pourrait-il en être autrement ? Neuf points sur neuf en phase de groupe (dans un style de jeu assez poussif, il faut le reconnaître), une victoire au bout de la nuit face aux USA, après 120 minutes de domination outrancière, un ticket pour les quarts de finale contre la bande à Lionel Messi, un duel dans lequel la sélection belge a toutes ses chances. Si l'on avait proposé un tel bilan aux fans des Diables, ou même à n'importe quel Belge, il aurait signé des deux mains. Mais au-delà de l'aspect sportif, que les Diables Rouges peuvent encore améliorer ce soir, la Belgique a, elle, déjà gagné son Mondial. Une effervescence que les moins de deux fois vingt ans ne pouvaient pas connaître, des drapeaux aux couleurs nationales aux fenêtres des maisons (même si certaines communes tentent de jouer les rabat-joie), des coups de klaxon festifs jusque tard dans la nuit, même les élus N-VA se retrouvent contraints d'entonner tel un mantra "ils se débrouillent bien" au sujet des joueurs de l'équipe nationale belge... Ce qui fait dire au politologue flamand, Bart Maddens, dans La Libre que "cette effervescence autour de l'équipe belge doit quand même être énervante pour les membres les plus nationalistes de la N-VA. Je suis persuadé qu'ils espèrent une élimination des Diables Rouges la plus rapide possible." Si ça, ce n'est pas déjà une victoire... Et puis, il y a cette atmosphère particulière qui plane sur tout le pays. Quel plaisir de voir les gens se presser pour arriver à destination, tout comme soi, dans les heures précédant une rencontre des Diables. Qu'il est agréable de se rassembler devant sa télévision ou au pied d'un écran géant avec d'autres fans de foot, ou simples fans des Diables Rouges. Même les changements d'horaire des grands magasins ne dérangent pas, ils ont une excellente raison: les Diables. Ce samedi soir, en plus de tout donner pour tenter de poursuivre la compétition sportive, les Diables Rouges vont surtout donner du plaisir à des millions de Belges, maquillés et/ou vêtus de noir-jaune-rouge, faire grimacer ceux qui veulent la fin du pays, certainement cloîtrés chez eux, et qui sait, peut-être prolonger cette ambiance si particulière qui étreint pour l'instant le pays.>>>Lire également Le côté dictateur de Lionel Messi