Le champion d'Espagne en titre, l'Atlético Madrid, vit une saison difficile. Il s'est d'abord bien accroché au wagon de tête en course pour les lauriers nationnaux avant de complètement craquer en décembre avec quatre défaites d'affilée en décembre. Les Colchoneros accusent désormais 14 points de retard avec le Real Madrid et ont été dépassés par le FC Seville et le Real Betis.
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Le champion d'Espagne en titre, l'Atlético Madrid, vit une saison difficile. Il s'est d'abord bien accroché au wagon de tête en course pour les lauriers nationnaux avant de complètement craquer en décembre avec quatre défaites d'affilée en décembre. Les Colchoneros accusent désormais 14 points de retard avec le Real Madrid et ont été dépassés par le FC Seville et le Real Betis.En Espagne, les quatre premiers du classement final sont qualifiés pour la Ligue des champions. Pour l'instant, l'Atlético occupe la dernière place du quatuor, mais il n'a plus qu'une seule unité d'avance sur le FC Barcelone, un adversaire que l'escouade de Diego Simeone affrontera ce dimanche dans son antre du Camp Nou. L'importance de ce match n'est dès lors plus à expliquer.Malgré l'énorme concurrence qui sévit dans la division offensive des matelassiers avec des Antoine Griezmann, Luis Suárez, João Félix, Ángel Correa, Thomas Lemar et autres, Yannick Carrasco a su endosser le costume de titulaire indiscutable dans le onze de départ d'El Cholo. Avec 2289 minutes de jeu à son actif, il est même, après le gardien Jan Oblak, le joueur le plus utilisé du noyau. Il est désormais un pion indispensable de l'échiquier pour le staff technique.La saison dernière, notre compatriote était également assuré d'une place de titulaire et avait marqué à 6 reprises tout en délivrant 10 passes décisives en Liga. L'ailier bruxellois a été particulièrement décisif dans le sprint final en secouant 4 fois les filets adverses et en adressant six ballons de buts à ses partenaires dans les dix derniers duels de la Liga. Il a donc été l'un des éléments décisifs dans la conquête du titre national.Cette saison, Carrasco a d'abord continué sur sa lancée de la saison dernière, mais en décembre, il a plongé avec l'ensemble de l'équipe. Lors du dernier match de championnat contre Valence, le 22 janvier dernier, le Belge a retrouvé des couleurs en étant le moteur de la remontada. L'Atlético était mené 0-2 à la pause et Simeone a alors choisi de déplacer Yannick Carrasco du flanc droit au flanc gauche en seconde période. Le Diable rouge y a livré une prestation de haut vol en se créant quatre occasions, en donnant un assist et en étant à l'origine du deuxième but. Cerise sur le gâteau, sept de ses huit dribbles ont été réussis. Il a été un fléau constant pour la défense de Valence et a montré une fois de plus qu'il est indispensable offensivement. L'Atlético Madrid a en tout cas soufflé un bon coup en remportant finalement le match 3-2.Les performances et la régularité des prestations de Yannick Carrasco ne passent en tout cas pas inaperçues. Maintenant que le Diable Rouge de 28 ans a récemment lié son destin au super agent Pini Zahavi, les rumeurs d'un exil en Premier League vont bon train. Selon les médias espagnols, Carrasco aurait pu aller à Tottenham ou à Newcastle lors du mercato d'hiver, mais il a préféré rester à l'Atlético. Il y dispose encore d'un contrat jusqu'en juin 2024 et la clause de départ n'est pas des moindres : 60 millions d'euros.Le club n'entend pas le laisser partir pour l'instant, mais cela pourrait être différent cet été. La question reste de savoir si Carrasco voudra risquer un transfert à quelques mois du début de la Coupe du monde au Qatar. A l'Atlético, il est sûr de sa place et est tenu en haute estime par le staff technique, le vestiaire et les supporters.