Supporters et ultras tirent la gueule. Une gueule de bois. Après les récents évènements lors de Standard-Anderlecht ou ceux précédents la rencontre de Coupe de France ce mardi, Red Star-AS Saint-Étienne, le dialogue entre les instances dirigeantes et les responsables des groupes de supporteurs peut sembler au point mort. Pourtant, via la création des "Assises du supportérisme", le Conseil National des Supporters Français (CNSF) avait pris l'initiative de maintenir la discussion ouverte dans l'Hexagone. Une première édition en avril 2014 et une deuxième ce mercredi, avec pour tribune le Sénat français. Histoire de détendre un peu l'atmosphère à l'heure d'une psychose paralysante et d'une toujours plus grande répression dans les stades.

Trois chaises vides

Pour la seconde édition, les représentants de nombreux clubs de supporters français, les deux principales associations nationales (ANS et CNSF), deux dirigeants de Supporters Direct Europe (organisation européenne), deux députés, deux sénateurs et deux sociologues spécialistes de la question des supporters ont répondu présents. Mais un hic donc... La Fédération Française de Football (FFF), la Ligue de Football Professionnelle (LFP) et l'Union nationale des clubs professionnels (UCPF) ont passé leur tour et n'ont pas daigné envoyer de représentants au Sénat. Trois chaises vides et un manque énorme dans l'intérêt du débat puisque ce sont les trois institutions majeures qui régissent le football français. Les mêmes qui s'étaient pourtant présentées pour les premières Assises, perçues comme un signal fort de réconciliation, de concertation voire d'entente entre les deux parties.

Frédéric Thiriez (le président de la Ligue) et Noël Le Graët (le président de la Fédération) absents, seul Thierry Braillard, le Secrétaire d'Etat chargé aux sports, était là pour représenter une instance directionnelle et entretenir le dialogue. "Je me sens bien parmi vous. Je n'ai pas devant moi une horde de sauvage. Je regrette que les instances du football ne soient pas là", a-t-il pointé. Braillard a également rappelé l'importance de la responsabilisation et de la communication entre toute les parties. Une communication qui serait la bienvenue, notamment en vue de l'Euro 2016.

Malaise et répression

Le boycott des institutions du foot français fait suite au Red Star-ASSE de mardi dernier, qui a fait grand bruit en France. Pour des raisons de "sécurité", l'équipe visitée a dû se trouver un nouveau stade pour accueillir les Verts - Jean Bouin, celui du Stade Français Rugby - provoquant un autre boycott, celui d'une partie des supporters de l'équipe basée à Saint-Ouen, dans la région parisienne. Tandis que le déplacement des fans de l'ASSE venus de Saint-Étienne et ses alentours a été interdit par le ministre de l'intérieur himself, Bernard Cazeneuve. Craignant des débordements éventuels, la police a par après recalé toute personne en possession d'une carte d'identité mentionnant une naissance ou une adresse dans la région stéphanoise et les départements limitrophes à l'entrée de l'enceinte. Sans parler du récent malaise suite à la banderole "Red or Dead" déroulée à Sclessin, le 25 janvier dernier, qui a fait le tour du globe.

Indigné, le monde des supporters attendait donc beaucoup des deuxièmes Assises du supportérisme. Ils peuvent, pour le moment, ranger leurs espoirs de dialogue au placard. Une semaine avant les Assises, la Direction nationale de lutte contre le hooliganisme (DLNH), organisait son séminaire annuel. Cette fois-ci, FFF et LFP n'avaient pas manqué à l'appel. Pour toujours plus de répression et la preuve du postulat pris en France depuis plusieurs années : supporters et ultras sont plutôt considérés comme une nuisance que comme un douzième homme. Et pourtant, ceux qui déplorent une ambiance morne dans certaines enceintes de l'Hegaxone le savent, le football se joue bien à douze.

Supporters et ultras tirent la gueule. Une gueule de bois. Après les récents évènements lors de Standard-Anderlecht ou ceux précédents la rencontre de Coupe de France ce mardi, Red Star-AS Saint-Étienne, le dialogue entre les instances dirigeantes et les responsables des groupes de supporteurs peut sembler au point mort. Pourtant, via la création des "Assises du supportérisme", le Conseil National des Supporters Français (CNSF) avait pris l'initiative de maintenir la discussion ouverte dans l'Hexagone. Une première édition en avril 2014 et une deuxième ce mercredi, avec pour tribune le Sénat français. Histoire de détendre un peu l'atmosphère à l'heure d'une psychose paralysante et d'une toujours plus grande répression dans les stades.Trois chaises videsPour la seconde édition, les représentants de nombreux clubs de supporters français, les deux principales associations nationales (ANS et CNSF), deux dirigeants de Supporters Direct Europe (organisation européenne), deux députés, deux sénateurs et deux sociologues spécialistes de la question des supporters ont répondu présents. Mais un hic donc... La Fédération Française de Football (FFF), la Ligue de Football Professionnelle (LFP) et l'Union nationale des clubs professionnels (UCPF) ont passé leur tour et n'ont pas daigné envoyer de représentants au Sénat. Trois chaises vides et un manque énorme dans l'intérêt du débat puisque ce sont les trois institutions majeures qui régissent le football français. Les mêmes qui s'étaient pourtant présentées pour les premières Assises, perçues comme un signal fort de réconciliation, de concertation voire d'entente entre les deux parties.Frédéric Thiriez (le président de la Ligue) et Noël Le Graët (le président de la Fédération) absents, seul Thierry Braillard, le Secrétaire d'Etat chargé aux sports, était là pour représenter une instance directionnelle et entretenir le dialogue. "Je me sens bien parmi vous. Je n'ai pas devant moi une horde de sauvage. Je regrette que les instances du football ne soient pas là", a-t-il pointé. Braillard a également rappelé l'importance de la responsabilisation et de la communication entre toute les parties. Une communication qui serait la bienvenue, notamment en vue de l'Euro 2016.Malaise et répressionLe boycott des institutions du foot français fait suite au Red Star-ASSE de mardi dernier, qui a fait grand bruit en France. Pour des raisons de "sécurité", l'équipe visitée a dû se trouver un nouveau stade pour accueillir les Verts - Jean Bouin, celui du Stade Français Rugby - provoquant un autre boycott, celui d'une partie des supporters de l'équipe basée à Saint-Ouen, dans la région parisienne. Tandis que le déplacement des fans de l'ASSE venus de Saint-Étienne et ses alentours a été interdit par le ministre de l'intérieur himself, Bernard Cazeneuve. Craignant des débordements éventuels, la police a par après recalé toute personne en possession d'une carte d'identité mentionnant une naissance ou une adresse dans la région stéphanoise et les départements limitrophes à l'entrée de l'enceinte. Sans parler du récent malaise suite à la banderole "Red or Dead" déroulée à Sclessin, le 25 janvier dernier, qui a fait le tour du globe. Indigné, le monde des supporters attendait donc beaucoup des deuxièmes Assises du supportérisme. Ils peuvent, pour le moment, ranger leurs espoirs de dialogue au placard. Une semaine avant les Assises, la Direction nationale de lutte contre le hooliganisme (DLNH), organisait son séminaire annuel. Cette fois-ci, FFF et LFP n'avaient pas manqué à l'appel. Pour toujours plus de répression et la preuve du postulat pris en France depuis plusieurs années : supporters et ultras sont plutôt considérés comme une nuisance que comme un douzième homme. Et pourtant, ceux qui déplorent une ambiance morne dans certaines enceintes de l'Hegaxone le savent, le football se joue bien à douze.