Quelles sont les différences sur le plan de la préparation physique entre l'équipe belge et les autres ?
Deux facteurs très simples: le premier élément, c'est la profondeur du banc et le second, c'est la répartition des charges de travail qui découle justement du premier élément.

Pour mettre cela en place, Mario Innaurato a d'abord demandé à chaque club les statistiques des joueurs Belges y évoluant. Toutes les données concernant la forme physique ont été récoltées. Nombre de minutes jouées, blessures, tout a été passé à la loupe. À partir de ces données, il a établi un profil de condition physique spécifique à chaque joueur.

Après cela, Marc Wilmots a su utiliser intelligemment la profondeur de son banc. Il a effectué beaucoup de changements pendant les matches de préparation en fonction du profil de condition physique de chaque joueur. À titre exemplatif, il a effectué sept remplacements contre le Luxembourg alors que cinq était le maximum autorisé.

D'un autre côté, le préparateur physique a choisi de les faire s'entraîner différemment. Ils ont fait notamment du vélo, de la natation, voire du golf. L'objectif était de développer le plaisir de s'entraîner. Inutile de passer les trois semaines de préparation à courir dans les bois comme des acharnés. Je ne pense pas que les autres équipes aient travaillé comme cela.

Que font les Diables Rouges pendant ces trois jours sans match, avant Argentine-Belgique samedi ?
Le préparateur divise l'équipe en trois groupes. Il y a tout d'abord ceux qui ont beaucoup joué comme Daniel Van Buyten, Jan Vertonghen ou Kevin De Bruyne. Pour ceux-là, c'est beaucoup de récupération. C'est-à-dire, d'une part refaire les stocks d'énergie en se réhydratant et en s'alimentant d'une certaine manière. Et d'autre part soigner les éventuelles micro-lésions musculaires dues aux nombreux efforts ou chocs survenus lors des matches.

Le deuxième groupe est lui composé des joueurs qui ont eu un faible temps de jeux. Pour ceux-là ces trois jours servent aussi à récupérer, mais également à entretenir la forme. Étant moins fatigués que les joueurs du premier groupe, la récupération est plus rapide. Il ne faut pas qu'ils se relâchent.

Enfin, le troisième groupe comprend les joueurs qui n'ont quasiment pas, voire pas du tout joué. Ils ont un programme plus intense que les autres, car ils doivent être prêts à monter sur le terrain à tout moment. Ils doivent donc avoir un niveau physique similaire à celui des titulaires.

Les séances d'entraînement pendant les deux jours qui précèdent le match sont intenses, rythmées, mais assez courtes et toujours alternées d'un travail de récupération.

Doit-on craindre que la Belgique ait déjà dépassé son pic de forme et que l'on soit dans la phase descendante contre l'Argentine ?
Je ne pense pas, car comme tout le monde a pu le constater, la Belgique a effectué beaucoup de rotations par rapport à l'Argentine depuis un mois. Beaucoup de nos joueurs ont été économisés, notamment contre la Corée. Par contre, les Argentins ont beaucoup joué avec la composition. À la limite, s'il y a de la fatigue chez les Belges, je la vois venir s'installer du côté gauche, chez Jan Vertonghen. Il a quand même beaucoup joué et couru depuis le début de la compétition. Mais bon, au cas où, Thomas Vermaelen peut jouer à gauche à sa place.

Quoiqu'il arrive, on devrait arriver plus frais physiquement que les Argentins samedi. Mais attention, tout cela peut rapidement changer. En effet, si dès le départ ils confisquent la balle, on devra courir après pendant un quart d'heure. Et là, ça deviendra difficile physiquement et mentalement.

Eric L. (st.)

Quelles sont les différences sur le plan de la préparation physique entre l'équipe belge et les autres ? Deux facteurs très simples: le premier élément, c'est la profondeur du banc et le second, c'est la répartition des charges de travail qui découle justement du premier élément. Pour mettre cela en place, Mario Innaurato a d'abord demandé à chaque club les statistiques des joueurs Belges y évoluant. Toutes les données concernant la forme physique ont été récoltées. Nombre de minutes jouées, blessures, tout a été passé à la loupe. À partir de ces données, il a établi un profil de condition physique spécifique à chaque joueur. Après cela, Marc Wilmots a su utiliser intelligemment la profondeur de son banc. Il a effectué beaucoup de changements pendant les matches de préparation en fonction du profil de condition physique de chaque joueur. À titre exemplatif, il a effectué sept remplacements contre le Luxembourg alors que cinq était le maximum autorisé. D'un autre côté, le préparateur physique a choisi de les faire s'entraîner différemment. Ils ont fait notamment du vélo, de la natation, voire du golf. L'objectif était de développer le plaisir de s'entraîner. Inutile de passer les trois semaines de préparation à courir dans les bois comme des acharnés. Je ne pense pas que les autres équipes aient travaillé comme cela. Que font les Diables Rouges pendant ces trois jours sans match, avant Argentine-Belgique samedi ? Le préparateur divise l'équipe en trois groupes. Il y a tout d'abord ceux qui ont beaucoup joué comme Daniel Van Buyten, Jan Vertonghen ou Kevin De Bruyne. Pour ceux-là, c'est beaucoup de récupération. C'est-à-dire, d'une part refaire les stocks d'énergie en se réhydratant et en s'alimentant d'une certaine manière. Et d'autre part soigner les éventuelles micro-lésions musculaires dues aux nombreux efforts ou chocs survenus lors des matches. Le deuxième groupe est lui composé des joueurs qui ont eu un faible temps de jeux. Pour ceux-là ces trois jours servent aussi à récupérer, mais également à entretenir la forme. Étant moins fatigués que les joueurs du premier groupe, la récupération est plus rapide. Il ne faut pas qu'ils se relâchent. Enfin, le troisième groupe comprend les joueurs qui n'ont quasiment pas, voire pas du tout joué. Ils ont un programme plus intense que les autres, car ils doivent être prêts à monter sur le terrain à tout moment. Ils doivent donc avoir un niveau physique similaire à celui des titulaires. Les séances d'entraînement pendant les deux jours qui précèdent le match sont intenses, rythmées, mais assez courtes et toujours alternées d'un travail de récupération. Doit-on craindre que la Belgique ait déjà dépassé son pic de forme et que l'on soit dans la phase descendante contre l'Argentine ? Je ne pense pas, car comme tout le monde a pu le constater, la Belgique a effectué beaucoup de rotations par rapport à l'Argentine depuis un mois. Beaucoup de nos joueurs ont été économisés, notamment contre la Corée. Par contre, les Argentins ont beaucoup joué avec la composition. À la limite, s'il y a de la fatigue chez les Belges, je la vois venir s'installer du côté gauche, chez Jan Vertonghen. Il a quand même beaucoup joué et couru depuis le début de la compétition. Mais bon, au cas où, Thomas Vermaelen peut jouer à gauche à sa place. Quoiqu'il arrive, on devrait arriver plus frais physiquement que les Argentins samedi. Mais attention, tout cela peut rapidement changer. En effet, si dès le départ ils confisquent la balle, on devra courir après pendant un quart d'heure. Et là, ça deviendra difficile physiquement et mentalement. Eric L. (st.)