Lundi, milieu de matinée, Nikola Kalinic quitte le camp de base de Roshchino avec un aller simple pour Split dans la poche.
...

Lundi, milieu de matinée, Nikola Kalinic quitte le camp de base de Roshchino avec un aller simple pour Split dans la poche.L'attaquant vient de se faire renvoyer des "Vatreni" par le sélectionneur Zlatko Dalic. Motif invoqué, un problème de dos. Le joueur de la Fiorentina, prêté cette saison à l'AC Milan, a refusé de remplacer Mario Mandzukic lors de la victoire contre le Nigeria (2-0). Mais Kalinic avait déjà pris son dos comme excuse lors du match de préparation à Anfield contre le Brésil. Et là, trop c'est trop pour Dalic. Direction la maison, le sélectionneur "a besoin de joueurs prêts et en bonne santé"."Premier tremblement de terre" a réagi le grand quotidien Vecernji List. "La bombe venue de Russie", a titré le Sportske Novosti, évoquant le "scandale de tous les scandales"."Pour la première fois dans l'histoire de la Croatie, un membre de l'équipe a dû quitter un grand tournoi", écrit le quotidien sportif, qui estime que le départ n'a pas affecté l'ambiance au sein de l'équipe.Car personne ne croit à l'excuse médicale. A commencer par la légende Miroslav Blazevic, le sélectionneur qui avait mené la Croatie à la troisième place au Mondial-1998. Selon lui, Kalinic ne supporte plus son statut de troisième attaquant derrière l'intouchable Mandzukic et Kramaric.Craignant la pomme pourrie, "Dalic a montré qui était le patron", apprécie le Vecernji List. Si le cas Kalinic pourrait ne pas véritablement affecter les Croates, sauf un cas de blessure de Mandzukic, il n'est pas le seul à avoir perturbé la sélection. Avant d'arriver en Russie déjà, l'affaire Mamic avait secoué le football croate. - "Ambiance fantastique" -Au début du mois, l'homme fort du football croate Zdravko Mamic, inextradable depuis sa résidence en Bosnie, a été condamné à six ans et demi de prison pour corruption, notamment lors de transferts frauduleux.Dejan Lovren et Luka Modric sont apparus au procès. La justice croate accuse désormais la star du Real Madrid d'avoir livré un faux témoignage en faveur de Mamic. Le meneur de jeu de la Croatie risque jusqu'à cinq ans de prison.Depuis leur terrain d'entraînement au bord du Golfe de Finlande, les "Vatreni" ont fait front devant la presse. Tout ça n'a aucune influence: on soutient Modric pour Mamic, on soutient Dalic pour Kalinic."L'ambiance est fantastique et l'événement n'a pas affecté l'ambiance. Nous sommes toujours concentrés au maximum sur le prochain match et nous pensons positivement", a ainsi déclaré le latéral Sime Vrsljako lundi, voix rassurante parmi tant d'autres.Mais tout ce ramdam ne semble pas en tout cas avoir altéré la confiance des joueurs des Balkans, à l'heure d'affronter l'Albiceleste."Nous sommes un grande équipe et nous n'avons pas à avoir peur de nos adversaires", assure ainsi Mateo Kovacic."A part Messi", concède le coéquipier de Modric au Real, "nous avons de meilleurs joueurs."Attention toutefois, sortir relativement indemnes des turpitudes Mamic et Kalinic est une chose, battre le quintuple Ballon d'or en est une autre.