Où est passé le Griezmann de l'Atlético Madrid et de l'équipe de France ? Depuis son arrivée au Barça l'été dernier pour cinq ans et 120 millions d'euros, "Grizi" n'a toujours pas retrouvé son meilleur niveau, bien que le redoutable trident d'attaque blaugrana avec Lionel Messi et Luis Suarez ait fait son grand retour mardi... en restant muet.

Après une première saison très mitigée en Catalogne, ce nouveau silence intervient au pire des moments : le sextuple Ballon d'Or Messi a semblé éteint, tout comme Luis Suarez, qui revient d'une opération au ménisque du genou droit en janvier... Et tout cela a permis au Real Madrid de reprendre la première place de Liga au bénéfice de la différence particulière.

Moins buteur que Ramos

Le retour de l'avant-centre uruguayen a obligé le champion du monde français à retrouver un poste plus latéral, plus contraignant que celui qu'il occupait à l'Atlético ou avec les Bleus.

"Même s'il est positionné sur l'aile, il a toujours tendance à rentrer vers l'intérieur. C'est un joueur qui peut parfaitement s'adapter. On ne lui dira jamais de jouer vraiment sur l'aile, collé à la touche", a déclaré le nouvel entraîneur catalan Quique Setién le 18 juin en conférence de presse.

"Il a un autre profil, il nous apporte beaucoup de choses à l'intérieur du terrain: beaucoup de démarquages, de ruptures, il vient en soutien... Ce n'est pas un joueur qui est bridé par le poste où on le positionne", a appuyé le technicien blaugrana.

Avec 8 buts en 28 matches de Liga, "Grizou" est loin de ses meilleurs totaux madrilènes (22 buts en 37 matches en 2014-2015 et autant en 38 matches en 2015-2016). Il en compte autant que... le défenseur central du Real Madrid Sergio Ramos, auteur d'un coup franc limpide mercredi contre Majorque (2-0).

Toujours muet depuis la reprise de la Liga le 11 juin, Griezmann a marqué contre Leganés un but... annulé pour une position de hors-jeu.

"La saison arrive à son terme et Griezmann n'a toujours pas fait son trou au Barça. (...) Après tant de matches, il y a eu peu de buts, et surtout, la constatation qu'il n'est plus du tout le joueur qu'il était à l'+Atléti+. Après tant de tergiversations, finalement, Griezmann s'est trompé dans son choix (de venir au Barça)", a sentencié Alfredo Relaño, ex-directeur désormais chroniqueur du journal sportif espagnol As, ce vendredi.

"Pour se faire aimer"

"Griezmann est un grand footballeur, nous comptons sur lui et il continuera à jouer un rôle de premier plan. C'est un joueur extrêmement important pour cette équipe", s'est borné à répéter Setien le 15 juin.

"Au Barça, il abat du travail, mais ne contribue pas à l'attaque. Ils ne le cherchent pas. Puis est apparu Ansu Fati, qui l'a immédiatement devancé en termes de d'éclat et de participation", a enfoncé Relaño, mettant en exergue le surgissement de la pépite espagnole de 17 ans, qui apporte la fraîcheur nécessaire pour réveiller le front de l'attaque blaugrana dans les fins de matches.

Lionel Messi, qui avait accueilli le Français avec méfiance l'été dernier après que ce dernier a longtemps hésité avant de signer au Barça, peine à établir une connexion stable avec lui, alors que tous deux chercheront à se relancer samedi à Vigo.

"Le chef d'orchestre Messi compose sa symphonie en ne jouant que trois touches: Luis Suarez, Jordi Alba et Ansu Fati", a déclaré l'ex-Madrilène Jorge Valdano, désormais voix du football respectée en Espagne, dans le journal El Pais ce mercredi.

Des difficultés à s'installer qui travaillent le Français. La célébration de son premier but officiel au Barça, contre le Betis (5-2 le 25 octobre au Camp Nou), avait été symptomatique de son manque de reconnaissance : il avait préparé un paquet de cotillons bleus qu'il avait éparpillé au-dessus de sa tête devant les supporters, dessinant un moment magique.

"Un geste clair pour se faire aimer", a pointé Relaño ce vendredi.

Où est passé le Griezmann de l'Atlético Madrid et de l'équipe de France ? Depuis son arrivée au Barça l'été dernier pour cinq ans et 120 millions d'euros, "Grizi" n'a toujours pas retrouvé son meilleur niveau, bien que le redoutable trident d'attaque blaugrana avec Lionel Messi et Luis Suarez ait fait son grand retour mardi... en restant muet.Après une première saison très mitigée en Catalogne, ce nouveau silence intervient au pire des moments : le sextuple Ballon d'Or Messi a semblé éteint, tout comme Luis Suarez, qui revient d'une opération au ménisque du genou droit en janvier... Et tout cela a permis au Real Madrid de reprendre la première place de Liga au bénéfice de la différence particulière.Moins buteur que RamosLe retour de l'avant-centre uruguayen a obligé le champion du monde français à retrouver un poste plus latéral, plus contraignant que celui qu'il occupait à l'Atlético ou avec les Bleus. "Même s'il est positionné sur l'aile, il a toujours tendance à rentrer vers l'intérieur. C'est un joueur qui peut parfaitement s'adapter. On ne lui dira jamais de jouer vraiment sur l'aile, collé à la touche", a déclaré le nouvel entraîneur catalan Quique Setién le 18 juin en conférence de presse."Il a un autre profil, il nous apporte beaucoup de choses à l'intérieur du terrain: beaucoup de démarquages, de ruptures, il vient en soutien... Ce n'est pas un joueur qui est bridé par le poste où on le positionne", a appuyé le technicien blaugrana.Avec 8 buts en 28 matches de Liga, "Grizou" est loin de ses meilleurs totaux madrilènes (22 buts en 37 matches en 2014-2015 et autant en 38 matches en 2015-2016). Il en compte autant que... le défenseur central du Real Madrid Sergio Ramos, auteur d'un coup franc limpide mercredi contre Majorque (2-0).Toujours muet depuis la reprise de la Liga le 11 juin, Griezmann a marqué contre Leganés un but... annulé pour une position de hors-jeu."La saison arrive à son terme et Griezmann n'a toujours pas fait son trou au Barça. (...) Après tant de matches, il y a eu peu de buts, et surtout, la constatation qu'il n'est plus du tout le joueur qu'il était à l'+Atléti+. Après tant de tergiversations, finalement, Griezmann s'est trompé dans son choix (de venir au Barça)", a sentencié Alfredo Relaño, ex-directeur désormais chroniqueur du journal sportif espagnol As, ce vendredi."Pour se faire aimer""Griezmann est un grand footballeur, nous comptons sur lui et il continuera à jouer un rôle de premier plan. C'est un joueur extrêmement important pour cette équipe", s'est borné à répéter Setien le 15 juin."Au Barça, il abat du travail, mais ne contribue pas à l'attaque. Ils ne le cherchent pas. Puis est apparu Ansu Fati, qui l'a immédiatement devancé en termes de d'éclat et de participation", a enfoncé Relaño, mettant en exergue le surgissement de la pépite espagnole de 17 ans, qui apporte la fraîcheur nécessaire pour réveiller le front de l'attaque blaugrana dans les fins de matches.Lionel Messi, qui avait accueilli le Français avec méfiance l'été dernier après que ce dernier a longtemps hésité avant de signer au Barça, peine à établir une connexion stable avec lui, alors que tous deux chercheront à se relancer samedi à Vigo."Le chef d'orchestre Messi compose sa symphonie en ne jouant que trois touches: Luis Suarez, Jordi Alba et Ansu Fati", a déclaré l'ex-Madrilène Jorge Valdano, désormais voix du football respectée en Espagne, dans le journal El Pais ce mercredi.Des difficultés à s'installer qui travaillent le Français. La célébration de son premier but officiel au Barça, contre le Betis (5-2 le 25 octobre au Camp Nou), avait été symptomatique de son manque de reconnaissance : il avait préparé un paquet de cotillons bleus qu'il avait éparpillé au-dessus de sa tête devant les supporters, dessinant un moment magique. "Un geste clair pour se faire aimer", a pointé Relaño ce vendredi.