Suite aux propos racistes tenus à l'encontre d'Anton Ferdinand, le joueur des Queens Park Rangers, le capitaine de Chelsea a écopé d'une amende de 270.000 euros et d'une suspension de quatre matches en Premier League. Beaucoup de joueurs, parmi lesquels le frère d'Anton, Rio Ferdinand, jugent la sanction trop légère.

Mardi de la semaine dernière, Terry a participé au match de Ligue des Champions contre le Shakhtar Donetsk comme si de rien n'était. Ironie du sort, l'UEFA menait une campagne et, en sa qualité de capitaine, il arborait un brassard sur lequel était écrit : Unite Against Racism. Les frères Ferdinand n'ont pas été sensibles à l'ironie de la situation.

D'ailleurs, quand l'Angleterre a lancé une campagne antiracisme, Kick It Out, et a demandé à tous les joueurs de Premier League d'arborer un T-shirt spécial pendant l'échauffement, Rio et Ferdinand ont refusé, comme une trentaine d'autres footballeurs. Jason Roberts, l'avant noir de Reading, a même appelé au boycott de l'initiative, estimant que Kick It Out faisait trop peu pour bannir le racisme des terrains anglais. "Nous ne pouvons nous satisfaire du simple fait de ne plus entendre de cris de singe dans les stades. Nous devons bénéficier des mêmes chances que les autres, quand il s'agit de management et de coaching."

Roberts a reçu le soutien de Gordon Taylor, le patron du PFA, le principal syndicat des joueurs en Angleterre et au Pays de Galles. Celui-ci a déclaré qu'il fallait mieux surveiller le nombre de managers et d'entraîneurs de couleur et que les propos racistes d'un joueur devaient pouvoir mener à son renvoi. Taylor a proposé un plan d'action en six points.

Un porte-parole de la Premier League a affiché sa surprise : "C'est la première fois que le PFA présente de telles suggestions." David Bernstein, le président de l'association, a déjà promis de revoir les sanctions assorties au racisme en football. Pourtant, il continue à estimer que la suspension pour quatre matches de Terry est appropriée.

Steve Van Herpe

Suite aux propos racistes tenus à l'encontre d'Anton Ferdinand, le joueur des Queens Park Rangers, le capitaine de Chelsea a écopé d'une amende de 270.000 euros et d'une suspension de quatre matches en Premier League. Beaucoup de joueurs, parmi lesquels le frère d'Anton, Rio Ferdinand, jugent la sanction trop légère. Mardi de la semaine dernière, Terry a participé au match de Ligue des Champions contre le Shakhtar Donetsk comme si de rien n'était. Ironie du sort, l'UEFA menait une campagne et, en sa qualité de capitaine, il arborait un brassard sur lequel était écrit : Unite Against Racism. Les frères Ferdinand n'ont pas été sensibles à l'ironie de la situation. D'ailleurs, quand l'Angleterre a lancé une campagne antiracisme, Kick It Out, et a demandé à tous les joueurs de Premier League d'arborer un T-shirt spécial pendant l'échauffement, Rio et Ferdinand ont refusé, comme une trentaine d'autres footballeurs. Jason Roberts, l'avant noir de Reading, a même appelé au boycott de l'initiative, estimant que Kick It Out faisait trop peu pour bannir le racisme des terrains anglais. "Nous ne pouvons nous satisfaire du simple fait de ne plus entendre de cris de singe dans les stades. Nous devons bénéficier des mêmes chances que les autres, quand il s'agit de management et de coaching." Roberts a reçu le soutien de Gordon Taylor, le patron du PFA, le principal syndicat des joueurs en Angleterre et au Pays de Galles. Celui-ci a déclaré qu'il fallait mieux surveiller le nombre de managers et d'entraîneurs de couleur et que les propos racistes d'un joueur devaient pouvoir mener à son renvoi. Taylor a proposé un plan d'action en six points. Un porte-parole de la Premier League a affiché sa surprise : "C'est la première fois que le PFA présente de telles suggestions." David Bernstein, le président de l'association, a déjà promis de revoir les sanctions assorties au racisme en football. Pourtant, il continue à estimer que la suspension pour quatre matches de Terry est appropriée. Steve Van Herpe