Ancelotti est un homme du Nord de l'Italie. Né à Reggiolo, près de Modène, il a joué à Parme ou à Milan et a entraîné à Turin, Reggio d'Emilie, et encore Parme et Milan. Finalement, avant Naples, il n'a jamais été plus au Sud que lors de ses années de joueur à l'AS Rome.

Le mariage entre Ancelotti et Naples, entre un gagneur pragmatique et un club salué pour la qualité de son football pendant les trois ans où Maurizio Sarri a été à sa tête mais qui depuis 30 ans n'a soulevé que deux Coupes d'Italie, n'avait d'ailleurs rien d'une évidence.

Et pourtant. Trois mois après son arrivée, Ancelotti a séduit son monde et obtenu des résultats - 2e de Serie A et leader du groupe C de Ligue des Champions - et lui semble comme un poisson dans l'eau en Campanie.

"Carlo s'est intégré plus vite que ce que je pensais. Je lui avais donné 10 matches, mais avant d'affronter Liverpool, je l'ai appelé pour parler de la composition. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'on allait gagner. J'ai dû attendre la dernière minute mais c'est ce qui s'est passé", racontait ainsi la semaine dernière le président du club Aurelio De Laurentiis.

- MisterChef -

"Le matin je me lève et je vois Capri. Qu'est-ce que vous voulez que je demande de plus ? Je me sens parfaitement bien ici. Être à Naples c'est comme être au paradis", a de son côté assuré le technicien.

L'hédoniste Carlo s'est installé dans l'ancien appartement de Gonzalo Higuain, entre les quartiers chics de Chiaia, Mergellina et Vormelo, et a été bien accueilli par les Napolitains, surpris de le voir se promener en centre-ville ou sur la Côte Amalfitaine.

Il a aussi découvert la gastronomie locale, son goût des bonnes tables lui valant le surnom de "MisterChef", jeu de mots entre l'émission TV et la façon dont on appelle les entraîneurs en Italie.

Mais c'est surtout par son travail au centre d'entraînement de Castel Volturno et sur le banc de touche qu'Ancelotti a gagné l'estime de tous.

La victoire 1-0 face à Liverpool lors de la précédente journée a ainsi été saluée comme un chef-d'oeuvre tactique en Italie. "Le jour où on écrira l'histoire de Carlo Ancelotti, on se souviendra de ce jour où il a tiré l'oreille de Jürgen Klopp et l'a amené au tableau noir", a ainsi écrit la Gazzetta dello Sport après la victoire du maître contre l'élève.

- 'Vraie garantie' -

"Je suis persuadé qu'on peut jouer à armes égales contre Neymar, Mbappé et Cavani. Nous avons Ancelotti, une vraie garantie", estime du coup De Laurentiis, tellement conquis par son coach qu'il assure vouloir déjà prolonger son contrat pour le porter de trois à six ans.

Les joueurs aussi ont adhéré et le premier effet Ancelotti a été d'éviter l'exode redouté à la fin de l'ère Sarri. Ceux qui avaient envisagé un départ, comme le capitaine Hamsik, sont restés pour travailler avec lui. D'autres savaient qu'ils auraient peut-être enfin leur chance.

Car si Sarri avait 11 titulaires, trois ou quatre remplaçants et une dizaine de joueurs qui ne jouaient jamais, Ancelotti ne fonctionne pas comme ça.

"Il est simple, humble, honnête, toujours heureux dans son travail, exigeant quand il faut et très transparent avec les joueurs. Ça, c'est la chose la plus importante je crois", a raconté vendredi à l'AFP Maxwell, l'un de ses anciens joueurs au PSG, aujourd'hui coordinateur sportif du club parisien.

Parti de Paris avec un peu d'amertume, Ancelotti y reviendra mercredi avec le sourire. Mais le PSG le sait, la dynamique n'est pas la même que l'an dernier avec le Bayern.

Ancelotti est un homme du Nord de l'Italie. Né à Reggiolo, près de Modène, il a joué à Parme ou à Milan et a entraîné à Turin, Reggio d'Emilie, et encore Parme et Milan. Finalement, avant Naples, il n'a jamais été plus au Sud que lors de ses années de joueur à l'AS Rome.Le mariage entre Ancelotti et Naples, entre un gagneur pragmatique et un club salué pour la qualité de son football pendant les trois ans où Maurizio Sarri a été à sa tête mais qui depuis 30 ans n'a soulevé que deux Coupes d'Italie, n'avait d'ailleurs rien d'une évidence.Et pourtant. Trois mois après son arrivée, Ancelotti a séduit son monde et obtenu des résultats - 2e de Serie A et leader du groupe C de Ligue des Champions - et lui semble comme un poisson dans l'eau en Campanie."Carlo s'est intégré plus vite que ce que je pensais. Je lui avais donné 10 matches, mais avant d'affronter Liverpool, je l'ai appelé pour parler de la composition. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'on allait gagner. J'ai dû attendre la dernière minute mais c'est ce qui s'est passé", racontait ainsi la semaine dernière le président du club Aurelio De Laurentiis.- MisterChef -"Le matin je me lève et je vois Capri. Qu'est-ce que vous voulez que je demande de plus ? Je me sens parfaitement bien ici. Être à Naples c'est comme être au paradis", a de son côté assuré le technicien.L'hédoniste Carlo s'est installé dans l'ancien appartement de Gonzalo Higuain, entre les quartiers chics de Chiaia, Mergellina et Vormelo, et a été bien accueilli par les Napolitains, surpris de le voir se promener en centre-ville ou sur la Côte Amalfitaine.Il a aussi découvert la gastronomie locale, son goût des bonnes tables lui valant le surnom de "MisterChef", jeu de mots entre l'émission TV et la façon dont on appelle les entraîneurs en Italie.Mais c'est surtout par son travail au centre d'entraînement de Castel Volturno et sur le banc de touche qu'Ancelotti a gagné l'estime de tous.La victoire 1-0 face à Liverpool lors de la précédente journée a ainsi été saluée comme un chef-d'oeuvre tactique en Italie. "Le jour où on écrira l'histoire de Carlo Ancelotti, on se souviendra de ce jour où il a tiré l'oreille de Jürgen Klopp et l'a amené au tableau noir", a ainsi écrit la Gazzetta dello Sport après la victoire du maître contre l'élève.- 'Vraie garantie' -"Je suis persuadé qu'on peut jouer à armes égales contre Neymar, Mbappé et Cavani. Nous avons Ancelotti, une vraie garantie", estime du coup De Laurentiis, tellement conquis par son coach qu'il assure vouloir déjà prolonger son contrat pour le porter de trois à six ans.Les joueurs aussi ont adhéré et le premier effet Ancelotti a été d'éviter l'exode redouté à la fin de l'ère Sarri. Ceux qui avaient envisagé un départ, comme le capitaine Hamsik, sont restés pour travailler avec lui. D'autres savaient qu'ils auraient peut-être enfin leur chance.Car si Sarri avait 11 titulaires, trois ou quatre remplaçants et une dizaine de joueurs qui ne jouaient jamais, Ancelotti ne fonctionne pas comme ça."Il est simple, humble, honnête, toujours heureux dans son travail, exigeant quand il faut et très transparent avec les joueurs. Ça, c'est la chose la plus importante je crois", a raconté vendredi à l'AFP Maxwell, l'un de ses anciens joueurs au PSG, aujourd'hui coordinateur sportif du club parisien.Parti de Paris avec un peu d'amertume, Ancelotti y reviendra mercredi avec le sourire. Mais le PSG le sait, la dynamique n'est pas la même que l'an dernier avec le Bayern.