Ce tournoi, reporté d'un an en raison de la crise sanitaire, sera donc le dernier pour le vainqueur de la Coupe du monde 2014. Depuis le naufrage lors du mondial russe, Löw voyait la pression sur ses épaules s'accentuer, notamment pour avoir évincé les principaux cadres du vestiaire.

De son propre chef, il a demandé à la fédération allemande (DFB), qui a accepté sa requête, de mettre fin à son contrat immédiatement après la fin du championnat d'Europe, sans aller jusqu'au Mondial-2022 au Qatar comme prévu.

Löw, 61 ans, s'est dit dans un communiqué "plein de fierté et d'une énorme gratitude" et a assuré avoir une "grande motivation inébranlable" pour mener l'Allemagne le plus loin possible lors de l'Euro de juin.

"Je ferai de mon mieux pour apporter une grande joie à nos fans lors de ce tournoi et pour réussir. Je sais aussi que cela s'applique à toute l'équipe", a-t-il ajouté.

Pour l'Euro-2020, l'Allemagne se trouve dans une poule difficile avec le Portugal, la Hongrie mais surtout la France, couronnée du titre mondial en 2018 en Russie.

Campagne désastreuse de Moscou

Adjoint de Jürgen Klinsmann entre 2004 et 2006, Löw l'avait remplacé à l'issue du Mondial en Allemagne, achevé à la troisième place.

Depuis, son équipe a atteint au moins les demi-finales de chaque tournoi, jusqu'à ce que cette série soit interrompue à la Coupe du monde 2018: finale de l'Euro-2008 (perdue 0-1 contre l'Espagne), demi-finales des Euro-2012 et 2016 et demie du Mondial-2010 en Afrique du Sud.

Son plus grand succès restera toutefois la victoire lors du Mondial-2014 au Brésil face à l'Argentine de Messi (1-0).

Cependant, après l'échec retentissant du dernier mondial russe lors duquel l'Allemagne n'est même pas sortie des poules, Joachim Löw a dû faire face à des critiques de plus en plus vives.

Malgré les appels à la démission de nombreux commentateurs après "la honte de Moscou", il avait pourtant décidé de rester.

Sauf qu'il traîne depuis comme un boulet sa décision de vouloir rajeunir l'effectif en évinçant une grande partie des champions du monde, pourtant redevenus compétitifs en club: les défenseurs Mats Hummels et Jerome Boateng et le milieu offensif Thomas Müller.

Car en parallèle, sa volonté d'insuffler un nouveau souffle dans l'équipe nationale n'a que peu convaincue. Sans leader naturel et sans repères, le 11 mené par la génération des Gnabry-Werner-Sané n'est pas parvenu à rehausser le niveau d'une nation qui n'apparaît plus sur la scène internationale comme l'épouvantail des décennies précédentes.

Klopp ou Flick ?

La lourde défaite 6-0 contre l'Espagne en Ligue des nations en novembre dernier, et la relégation dans la deuxième division de cette compétition qui s'en est suivie, n'ont pas arrangé son image.

Incessamment interrogé sur le retour des "trentenaires" évincés pour renforcer l'effectif, il leur a finalement ouvert la porte la semaine dernière, un réel aveu d'échec pour ce fin technicien sûr de ses choix.

Se pose désormais aussi la question de sa succession, qui pourrait polluer sa campagne allemande à l'Euro.

Parmi les candidats crédibles émergent deux profils opposés: le tempétueux Jürgen Klopp, entraîneur de Liverpool, et le calme Hansi Flick, du Bayern Munich.

Le premier, après avoir mené son équipe aux cieux (victoire en C1 en 2019 et champion d'Angleterre après 30 ans d'attente l'année suivante), traverse actuellement une grave crise en étant seulement 8e de Premier League.

Il constituerait le choix numéro un de la fédération allemande et celui-ci a déjà indiqué que le poste de sélectionneur lui plairait. Cependant, son contrat avec les Reds court jusqu'en 2024.

Vainqueur d'un sextuplé historique avec le Bayern, Flick apparaît aussi comme une possibilité même si le Rekordmeister, leader en championnat et en bonne voie pour atteindre les quarts de C1, semble peu enclin à le lâcher si tôt. Ses succès ne se comptent pas qu'en club: il était aussi devenu champion du monde 2014 en tant qu'adjoint... de Löw.

Ce tournoi, reporté d'un an en raison de la crise sanitaire, sera donc le dernier pour le vainqueur de la Coupe du monde 2014. Depuis le naufrage lors du mondial russe, Löw voyait la pression sur ses épaules s'accentuer, notamment pour avoir évincé les principaux cadres du vestiaire. De son propre chef, il a demandé à la fédération allemande (DFB), qui a accepté sa requête, de mettre fin à son contrat immédiatement après la fin du championnat d'Europe, sans aller jusqu'au Mondial-2022 au Qatar comme prévu.Löw, 61 ans, s'est dit dans un communiqué "plein de fierté et d'une énorme gratitude" et a assuré avoir une "grande motivation inébranlable" pour mener l'Allemagne le plus loin possible lors de l'Euro de juin."Je ferai de mon mieux pour apporter une grande joie à nos fans lors de ce tournoi et pour réussir. Je sais aussi que cela s'applique à toute l'équipe", a-t-il ajouté.Pour l'Euro-2020, l'Allemagne se trouve dans une poule difficile avec le Portugal, la Hongrie mais surtout la France, couronnée du titre mondial en 2018 en Russie.Campagne désastreuse de MoscouAdjoint de Jürgen Klinsmann entre 2004 et 2006, Löw l'avait remplacé à l'issue du Mondial en Allemagne, achevé à la troisième place.Depuis, son équipe a atteint au moins les demi-finales de chaque tournoi, jusqu'à ce que cette série soit interrompue à la Coupe du monde 2018: finale de l'Euro-2008 (perdue 0-1 contre l'Espagne), demi-finales des Euro-2012 et 2016 et demie du Mondial-2010 en Afrique du Sud.Son plus grand succès restera toutefois la victoire lors du Mondial-2014 au Brésil face à l'Argentine de Messi (1-0).Cependant, après l'échec retentissant du dernier mondial russe lors duquel l'Allemagne n'est même pas sortie des poules, Joachim Löw a dû faire face à des critiques de plus en plus vives.Malgré les appels à la démission de nombreux commentateurs après "la honte de Moscou", il avait pourtant décidé de rester.Sauf qu'il traîne depuis comme un boulet sa décision de vouloir rajeunir l'effectif en évinçant une grande partie des champions du monde, pourtant redevenus compétitifs en club: les défenseurs Mats Hummels et Jerome Boateng et le milieu offensif Thomas Müller.Car en parallèle, sa volonté d'insuffler un nouveau souffle dans l'équipe nationale n'a que peu convaincue. Sans leader naturel et sans repères, le 11 mené par la génération des Gnabry-Werner-Sané n'est pas parvenu à rehausser le niveau d'une nation qui n'apparaît plus sur la scène internationale comme l'épouvantail des décennies précédentes.Klopp ou Flick ?La lourde défaite 6-0 contre l'Espagne en Ligue des nations en novembre dernier, et la relégation dans la deuxième division de cette compétition qui s'en est suivie, n'ont pas arrangé son image.Incessamment interrogé sur le retour des "trentenaires" évincés pour renforcer l'effectif, il leur a finalement ouvert la porte la semaine dernière, un réel aveu d'échec pour ce fin technicien sûr de ses choix.Se pose désormais aussi la question de sa succession, qui pourrait polluer sa campagne allemande à l'Euro. Parmi les candidats crédibles émergent deux profils opposés: le tempétueux Jürgen Klopp, entraîneur de Liverpool, et le calme Hansi Flick, du Bayern Munich.Le premier, après avoir mené son équipe aux cieux (victoire en C1 en 2019 et champion d'Angleterre après 30 ans d'attente l'année suivante), traverse actuellement une grave crise en étant seulement 8e de Premier League.Il constituerait le choix numéro un de la fédération allemande et celui-ci a déjà indiqué que le poste de sélectionneur lui plairait. Cependant, son contrat avec les Reds court jusqu'en 2024.Vainqueur d'un sextuplé historique avec le Bayern, Flick apparaît aussi comme une possibilité même si le Rekordmeister, leader en championnat et en bonne voie pour atteindre les quarts de C1, semble peu enclin à le lâcher si tôt. Ses succès ne se comptent pas qu'en club: il était aussi devenu champion du monde 2014 en tant qu'adjoint... de Löw.