L'EURO a débuté par une fausse note pour Toby Alderweireld. Sur une longue balle à suivre, le défenseur de Tottenham a été surmonté, ce dont a profité Emanuele Giaccherini pour inscrire le 0-1.

TOBY ALDERWEIRELD :C'est évidemment dommage d'en être arrivé là mais il ne faut pas tout remettre en question pour autant. L'Italie nous a donné une belle leçon en première mi-temps mais nous nous sommes rebiffés en seconde et avons longtemps été plus proches du 1-1 que du 0-2. Il ne faut donc pas sombrer dans le pessimisme.

Face à la Squadra, tu as joué dans l'axe. Quelle différence avec le back ?

ALDERWEIRELD : Je joue où l'entraîneur me poste. Je savais que je restais sur une bonne saison dans l'axe et que j'étais susceptible d'y évoluer. L'avantage d'avoir joué à cette place toute une saison, c'est que je peux opérer le déclic rapidement, puisque je suis rompu aussi aux travaux sur le flanc. La différence ? A l'arrière droit, je suis plus souvent homme contre homme, je suis souvent aligné plus haut et je peux, également, me permettre plus de fautes. Il vaut mieux les éviter dans l'axe car ça offre souvent une occasion à l'adversaire ou un coup franc intéressant. C'est quand même une sacrée différence.

En équipe nationale, l'arrière droit était un peu devenu ma place attitrée. Ou, du moins, en avais-je l'impression. Je me suis développé à un certain niveau à ce poste. J'ai grandi au sein de l'équipe à droite. Je n'ai jamais été un footballeur spécial. J'ai toujours dû progresser. Pendant des années, je dirais que j'ai été la force tranquille de l'équipe. Je suis content que la discussion quant à ma place soit close. C'est partiellement grâce à mon évolution que les doutes se sont tus.

C'est Georges Leekens qui a eu cette idée. Il m'a même dit que je pourrais faire une très intéressante carrière au back. Au début, j'ai tâtonné. A Amsterdam, je me concentrais justement sur mon rôle au coeur de la défense et voilà qu'en équipe nationale, je devais me couler dans un autre rôle. Au début, la combinaison des deux a été difficile. Maintenant, j'ai des points de référence aux deux positions.

Wilmots a dit que je devais saisir ma chance là et j'y ai joué quasiment tous mes matches internationaux, en conférant une certaine stabilité à l'équipe. Pendant les qualifications, j'ai même délivré une série d'assists. Ok, ce n'étaient pas des passes de classe mondiale mais j'ai quand même apporté quelque chose sur le plan offensif. J'ai aussi progressé de ce point de vue.

(...)

Sous quels aspects l'équipe peut-elle progresser ?

ALDERWEIRELD : Nous pouvons peut-être être plus opportunistes et réalistes. Nous avons beaucoup joué la possession du ballon avant le tournoi. Ce sont les matches qui déterminent ça. Parfois, il vaut mieux monopoliser le ballon alors qu'à d'autres moments, il faut de la vitesse et de la profondeur. Nous pouvons être un peu plus opportunistes, pour nous créer plus d'occasions et développer un football plus attrayant. La leçon à tirer du Mondial, c'est peut-être que tout doit aller plus vite. Mais bon, c'était notre premier tournoi, sous un autre climat aussi. Ce ne sont pas des excuses, je le sais, mais ça a joué un rôle. Maintenant, Carrasco et Origi ont progressé, à l'Atlético et à Liverpool, et ils sont capables d'insuffler cette vitesse au jeu. Nous avançons pas à pas. Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes, je pense : comment nous aimons jouer, quels accents placer en fonction de l'adversaire, ne pas avoir peur mais essayer de jouer le mieux possible. Il faut s'adapter ici et là, certes, mais je pense que nous sommes désormais suffisamment forts pour jouer notre football.

Ces derniers jours, Wilmots a dit qu'il devait chercher un équilibre entre l'attaque et l'organisation d'un bloc défensif. " Mais je ne suis pas ici pour développer du football champagne, je suis ici pour gagner ", a-t-il ajouté.

ALDERWEIRELD : Ces critiques sur notre football... Nous sommes devenus le numéro un mondial. On n'y arrive pas seulement par quelques résultats sans bon football. Mais évidemment, c'est le résultat qui compte. J'ai connu cette période durant laquelle l'équipe nationale développait un beau jeu sans obtenir de résultats. Souvent, les équipes organisaient leur défense contre nous et, sans espace, ça devient difficile. Mais croyez-moi : quand c'est possible, nous aspirons aussi à un bon football. Avec des résultats. Ils viennent en premier. Mais je suis d'accord avec vous : généralement, quand on joue bien, les résultats suivent.

(...)

Quelles sont tes ambitions ici ?

ALDERWEIRELD : Ambitions... La France a une sélection très forte et compte bien le montrer, sur ses terres. L'Espagne est toujours forte et il y a l'Allemagne, naturellement. Pour moi, elle est la favorite. L'Angleterre trouve que nous avons une bonne équipe. A nous de le montrer.

Par Peter T'Kint à Bordeaux

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Toby Alderweireld dans votre Sport/Foot Magazine

L'EURO a débuté par une fausse note pour Toby Alderweireld. Sur une longue balle à suivre, le défenseur de Tottenham a été surmonté, ce dont a profité Emanuele Giaccherini pour inscrire le 0-1. TOBY ALDERWEIRELD :C'est évidemment dommage d'en être arrivé là mais il ne faut pas tout remettre en question pour autant. L'Italie nous a donné une belle leçon en première mi-temps mais nous nous sommes rebiffés en seconde et avons longtemps été plus proches du 1-1 que du 0-2. Il ne faut donc pas sombrer dans le pessimisme.Face à la Squadra, tu as joué dans l'axe. Quelle différence avec le back ?ALDERWEIRELD : Je joue où l'entraîneur me poste. Je savais que je restais sur une bonne saison dans l'axe et que j'étais susceptible d'y évoluer. L'avantage d'avoir joué à cette place toute une saison, c'est que je peux opérer le déclic rapidement, puisque je suis rompu aussi aux travaux sur le flanc. La différence ? A l'arrière droit, je suis plus souvent homme contre homme, je suis souvent aligné plus haut et je peux, également, me permettre plus de fautes. Il vaut mieux les éviter dans l'axe car ça offre souvent une occasion à l'adversaire ou un coup franc intéressant. C'est quand même une sacrée différence. En équipe nationale, l'arrière droit était un peu devenu ma place attitrée. Ou, du moins, en avais-je l'impression. Je me suis développé à un certain niveau à ce poste. J'ai grandi au sein de l'équipe à droite. Je n'ai jamais été un footballeur spécial. J'ai toujours dû progresser. Pendant des années, je dirais que j'ai été la force tranquille de l'équipe. Je suis content que la discussion quant à ma place soit close. C'est partiellement grâce à mon évolution que les doutes se sont tus. C'est Georges Leekens qui a eu cette idée. Il m'a même dit que je pourrais faire une très intéressante carrière au back. Au début, j'ai tâtonné. A Amsterdam, je me concentrais justement sur mon rôle au coeur de la défense et voilà qu'en équipe nationale, je devais me couler dans un autre rôle. Au début, la combinaison des deux a été difficile. Maintenant, j'ai des points de référence aux deux positions. Wilmots a dit que je devais saisir ma chance là et j'y ai joué quasiment tous mes matches internationaux, en conférant une certaine stabilité à l'équipe. Pendant les qualifications, j'ai même délivré une série d'assists. Ok, ce n'étaient pas des passes de classe mondiale mais j'ai quand même apporté quelque chose sur le plan offensif. J'ai aussi progressé de ce point de vue. (...)Sous quels aspects l'équipe peut-elle progresser ? ALDERWEIRELD : Nous pouvons peut-être être plus opportunistes et réalistes. Nous avons beaucoup joué la possession du ballon avant le tournoi. Ce sont les matches qui déterminent ça. Parfois, il vaut mieux monopoliser le ballon alors qu'à d'autres moments, il faut de la vitesse et de la profondeur. Nous pouvons être un peu plus opportunistes, pour nous créer plus d'occasions et développer un football plus attrayant. La leçon à tirer du Mondial, c'est peut-être que tout doit aller plus vite. Mais bon, c'était notre premier tournoi, sous un autre climat aussi. Ce ne sont pas des excuses, je le sais, mais ça a joué un rôle. Maintenant, Carrasco et Origi ont progressé, à l'Atlético et à Liverpool, et ils sont capables d'insuffler cette vitesse au jeu. Nous avançons pas à pas. Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes, je pense : comment nous aimons jouer, quels accents placer en fonction de l'adversaire, ne pas avoir peur mais essayer de jouer le mieux possible. Il faut s'adapter ici et là, certes, mais je pense que nous sommes désormais suffisamment forts pour jouer notre football. Ces derniers jours, Wilmots a dit qu'il devait chercher un équilibre entre l'attaque et l'organisation d'un bloc défensif. " Mais je ne suis pas ici pour développer du football champagne, je suis ici pour gagner ", a-t-il ajouté.ALDERWEIRELD : Ces critiques sur notre football... Nous sommes devenus le numéro un mondial. On n'y arrive pas seulement par quelques résultats sans bon football. Mais évidemment, c'est le résultat qui compte. J'ai connu cette période durant laquelle l'équipe nationale développait un beau jeu sans obtenir de résultats. Souvent, les équipes organisaient leur défense contre nous et, sans espace, ça devient difficile. Mais croyez-moi : quand c'est possible, nous aspirons aussi à un bon football. Avec des résultats. Ils viennent en premier. Mais je suis d'accord avec vous : généralement, quand on joue bien, les résultats suivent. (...)Quelles sont tes ambitions ici ? ALDERWEIRELD : Ambitions... La France a une sélection très forte et compte bien le montrer, sur ses terres. L'Espagne est toujours forte et il y a l'Allemagne, naturellement. Pour moi, elle est la favorite. L'Angleterre trouve que nous avons une bonne équipe. A nous de le montrer. Par Peter T'Kint à BordeauxRetrouvez l'intégralité de l'interview de Toby Alderweireld dans votre Sport/Foot Magazine