La vue d'un drapeau noir-jaune-rouge sur les jambières d'Adnan Januzaj le 1er avril dernier n'était définitivement pas un poisson. Marc Wimots l'a confirmé la semaine dernière: le numéro 44 de Manchester United a choisi d'évoluer pour la Belgique. Reste désormais à voir si son sélectionneur le souhaite ardemment. Car la question qui est désormais sur toutes les lèvres concerne sa présence ou non au Brésil. Toute la Belgique du foot a son idée sur la question. Et si l'un de ses probables futurs équipiers (ou concurrents), Kevin Mirallas s'est montré peu accueillant dans une interview à la RTBF ("Januzaj ne mérite peut-être pas de venir au Brésil"), nombreux sont ceux qui pensent que le jeune Adnan doit être de la partie en juin prochain ; une opération com est déjà menée en ce sens.

On peut également légitimement penser que le timing n'a rien d'anodin : 50 jours avant la Coupe du Monde, alors que l'annonce avait été planifiée bien avant, a de quoi interloquer. Au Kosovo, dont les parents sont originaires, les médias et officiels n'en font pas un mystère : Adnan Januzaj sera bien présent à la Coupe du Monde. Le ministre des Sports, Memli Krasniqi a d'ailleurs tenu à féliciter le "néo-Diable" : "Bravo à Adan Januzaj, je lui souhaite beaucoup de succès à la Coupe du Monde au Brésil", a-t-il déclaré dans un communiqué. Et pourtant, Marc Wilmots l'avait affirmé avec fermeté en octobre dernier : "Il n'y aura pas de marchandage pour qui que ce soit."

Des dires confirmés par l'agent, Dirk De Vriese : "Adnan n'a pas parlé avec le coach national de son choix. Il n'a donc reçu aucune garantie quant à sa possible sélection pour le Mondial." D'autres sources évoquent toutefois la présence de notre sélectionneur national à Manchester peu avant l'annonce officielle. Une annonce qui devrait au moins enlever quelque peu de pression à ce magnifique gaucher, même si les messages d'insultes venus d'Albanie ont plu ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Le directeur sportif de la Lazio de Rome, Igli Tare (ex-international albanais) s'est même fendu sur son facebook d'un message plutôt odieux. "J'espère que tous les enfants de l'Albanie ne sont pas comme toi. La honte sur toi !"

Du côté kosovar, on semble bien moins virulent d'autant que le paternel, Abedin, a déclaré à la télé locale : "Il faut que le pays soit reconnu par la FIFA et Adnan jouera pour le Kosovo." Des pressions de toutes parts auxquelles Adnan est habitué depuis l'adolescence. Avant qu'il n'opte finalement pour Manchester, Lille lui avait réservé la chambre d'Eden Hazard. Mais Manchester avait su se montrer plus séduisant. C'est Alex Ferguson en personne qui avait accueilli Adnan et ses parents à l'aéroport peu après sa signature avant de leur faire visiter le centre d'entraînement.

Dans le package "séduction", le club mancunien avait également déniché un travail pour le père et la mère et offert une maison. Lors de sa deuxième année, alors qu'il n'était encore qu'en équipe d'âge, son salaire était de l'ordre de 20.000 euros mensuels. Un montant qui a évidemment connu une progression vertigineuse puisque son nouveau contrat courant jusqu'en 2018 lui octroierait 70.000 euros par semaine ! Des chiffres qui démontrent toute l'importance du joueur surtout quand la concurrence était prête à tout, Barcelone en tête de liste, pour attirer notre joyau.

PAR THOMAS BRICMONT

La vue d'un drapeau noir-jaune-rouge sur les jambières d'Adnan Januzaj le 1er avril dernier n'était définitivement pas un poisson. Marc Wimots l'a confirmé la semaine dernière: le numéro 44 de Manchester United a choisi d'évoluer pour la Belgique. Reste désormais à voir si son sélectionneur le souhaite ardemment. Car la question qui est désormais sur toutes les lèvres concerne sa présence ou non au Brésil. Toute la Belgique du foot a son idée sur la question. Et si l'un de ses probables futurs équipiers (ou concurrents), Kevin Mirallas s'est montré peu accueillant dans une interview à la RTBF ("Januzaj ne mérite peut-être pas de venir au Brésil"), nombreux sont ceux qui pensent que le jeune Adnan doit être de la partie en juin prochain ; une opération com est déjà menée en ce sens. On peut également légitimement penser que le timing n'a rien d'anodin : 50 jours avant la Coupe du Monde, alors que l'annonce avait été planifiée bien avant, a de quoi interloquer. Au Kosovo, dont les parents sont originaires, les médias et officiels n'en font pas un mystère : Adnan Januzaj sera bien présent à la Coupe du Monde. Le ministre des Sports, Memli Krasniqi a d'ailleurs tenu à féliciter le "néo-Diable" : "Bravo à Adan Januzaj, je lui souhaite beaucoup de succès à la Coupe du Monde au Brésil", a-t-il déclaré dans un communiqué. Et pourtant, Marc Wilmots l'avait affirmé avec fermeté en octobre dernier : "Il n'y aura pas de marchandage pour qui que ce soit." Des dires confirmés par l'agent, Dirk De Vriese : "Adnan n'a pas parlé avec le coach national de son choix. Il n'a donc reçu aucune garantie quant à sa possible sélection pour le Mondial." D'autres sources évoquent toutefois la présence de notre sélectionneur national à Manchester peu avant l'annonce officielle. Une annonce qui devrait au moins enlever quelque peu de pression à ce magnifique gaucher, même si les messages d'insultes venus d'Albanie ont plu ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Le directeur sportif de la Lazio de Rome, Igli Tare (ex-international albanais) s'est même fendu sur son facebook d'un message plutôt odieux. "J'espère que tous les enfants de l'Albanie ne sont pas comme toi. La honte sur toi !" Du côté kosovar, on semble bien moins virulent d'autant que le paternel, Abedin, a déclaré à la télé locale : "Il faut que le pays soit reconnu par la FIFA et Adnan jouera pour le Kosovo." Des pressions de toutes parts auxquelles Adnan est habitué depuis l'adolescence. Avant qu'il n'opte finalement pour Manchester, Lille lui avait réservé la chambre d'Eden Hazard. Mais Manchester avait su se montrer plus séduisant. C'est Alex Ferguson en personne qui avait accueilli Adnan et ses parents à l'aéroport peu après sa signature avant de leur faire visiter le centre d'entraînement. Dans le package "séduction", le club mancunien avait également déniché un travail pour le père et la mère et offert une maison. Lors de sa deuxième année, alors qu'il n'était encore qu'en équipe d'âge, son salaire était de l'ordre de 20.000 euros mensuels. Un montant qui a évidemment connu une progression vertigineuse puisque son nouveau contrat courant jusqu'en 2018 lui octroierait 70.000 euros par semaine ! Des chiffres qui démontrent toute l'importance du joueur surtout quand la concurrence était prête à tout, Barcelone en tête de liste, pour attirer notre joyau. PAR THOMAS BRICMONT