Que ce soient Benteke, Pato, Samatta... Nombreux sont les joueurs ayant bénéficié d'un transfert vers un club prestigieux cette saison pour un temps de jeu "médiocre". Pour Alexandre Pato, transféré à Chelsea cet hiver, les temps sont durs. Le Brésilien n'a pas une seule minute de temps de jeu dans les jambes, ce qui déchaîne l'ire des tabloïds anglais. Son représentant, Gilmar Veloz, calme le jeu : "Pato n'est pas responsable de cette situation. Son équipe a des joueurs qui étaient déjà là, il doit s'adapter, ce n'est pas aussi facile que cela. Il ne faut pas simplement entrer sur le terrain et jouer. C'est une situation normale quand tu arrives dans un club qui, depuis son arrivée, ne fait pratiquement que gagner", a-t-il confié au micro de Radio Bandeirantes, des propos repris par Foot Mercato.

Pour l'agent du joueur, il ne fait donc aucun doute que le peu de temps de jeu accordé à son client soit issu d'une adaptation nécessaire à son nouvel environnement. Pourtant, il est légitime de se demander si les Blues n'ont pas cherché à priver Arsenal, également intéressé par Pato, d'un transfert susceptible de renforcer l'effectif des Gunners.

La donne semble être la même pour Benteke ou encore Origi. Ces joueurs bénéficient de peu de possibilités d'expression avec le ballon. Pour cause, quatre attaquants sont présents dans l'équipe de Liverpool pour une seule place disponible. La concurrence est rude. Si l'on peut parler d'une période d'acclimatation nécessaire pour Origi, elle est moindre, voire inexistante, pour Benteke qui officiait déjà en Angleterre, et à Aston Villa plus précisément. Là, il a inscrit 49 goals en 101 matchs et délivré 12 passes décisives. De quoi attirer les convoitises de grands clubs anglais tels que Liverpool, Arsenal ou encore Chelsea. Est-ce que ce transfert a été réalisé dans l'unique but de renforcer l'effectif des Reds ? Ou pour empêcher des clubs concurrents de s'attacher les services d'un joueur ayant fait ses preuves ?

En ce qui concerne Origi, trois clubs anglais, dont Tottenham et Arsenal, l'ont convoité avant sa signature à Liverpool. Pourtant, les prestations du jeune belge à Lille n'ont jamais été des plus "impressionnantes". Un pari pour l'avenir, momentanément "contrarié" ou simplement un désir assouvi d'empêcher la concurrence de s'octroyer les qualités d'un "potentiel" futur talent ?

En Belgique, ce type de question peut également se poser. Anderlecht est allé chercher Cyriac au Standard en juillet 2012 pour lui octroyer un très faible temps de jeu. Il en a été de même cet été avec Ezekiel, qui, sans l'intérêt d'Anderlecht, aurait vu son prêt prolongé du côté de la Cité ardente. Comment ne pas parler de Conté, également, transféré de Zulte à Anderlecht pour ne pas y jouer ? Le joueur était alors convoité par la Gantoise. Qu'en est-il de joueurs comme Boussoufa et Dompé, également recrutés tandis qu'ils étaient "zyeutés" par de nombreux clubs belges ? D'autant que leur entraîneur respectif n'était pas forcément demandeur.

Déforcer un adversaire semble être une pratique courante. La question est de savoir quel objectif se cache derrière ce phénomène ? Se renforcer véritablement ou empêcher d'autres clubs de le faire ?

Des questions qui resteront sans réponse mais qui ont le mérite d'exister à l'heure où les clubs transfèrent à tout-va, pour un grand nombre d'échecs sportifs.

Quentin Droussin

Que ce soient Benteke, Pato, Samatta... Nombreux sont les joueurs ayant bénéficié d'un transfert vers un club prestigieux cette saison pour un temps de jeu "médiocre". Pour Alexandre Pato, transféré à Chelsea cet hiver, les temps sont durs. Le Brésilien n'a pas une seule minute de temps de jeu dans les jambes, ce qui déchaîne l'ire des tabloïds anglais. Son représentant, Gilmar Veloz, calme le jeu : "Pato n'est pas responsable de cette situation. Son équipe a des joueurs qui étaient déjà là, il doit s'adapter, ce n'est pas aussi facile que cela. Il ne faut pas simplement entrer sur le terrain et jouer. C'est une situation normale quand tu arrives dans un club qui, depuis son arrivée, ne fait pratiquement que gagner", a-t-il confié au micro de Radio Bandeirantes, des propos repris par Foot Mercato. Pour l'agent du joueur, il ne fait donc aucun doute que le peu de temps de jeu accordé à son client soit issu d'une adaptation nécessaire à son nouvel environnement. Pourtant, il est légitime de se demander si les Blues n'ont pas cherché à priver Arsenal, également intéressé par Pato, d'un transfert susceptible de renforcer l'effectif des Gunners. La donne semble être la même pour Benteke ou encore Origi. Ces joueurs bénéficient de peu de possibilités d'expression avec le ballon. Pour cause, quatre attaquants sont présents dans l'équipe de Liverpool pour une seule place disponible. La concurrence est rude. Si l'on peut parler d'une période d'acclimatation nécessaire pour Origi, elle est moindre, voire inexistante, pour Benteke qui officiait déjà en Angleterre, et à Aston Villa plus précisément. Là, il a inscrit 49 goals en 101 matchs et délivré 12 passes décisives. De quoi attirer les convoitises de grands clubs anglais tels que Liverpool, Arsenal ou encore Chelsea. Est-ce que ce transfert a été réalisé dans l'unique but de renforcer l'effectif des Reds ? Ou pour empêcher des clubs concurrents de s'attacher les services d'un joueur ayant fait ses preuves ? En ce qui concerne Origi, trois clubs anglais, dont Tottenham et Arsenal, l'ont convoité avant sa signature à Liverpool. Pourtant, les prestations du jeune belge à Lille n'ont jamais été des plus "impressionnantes". Un pari pour l'avenir, momentanément "contrarié" ou simplement un désir assouvi d'empêcher la concurrence de s'octroyer les qualités d'un "potentiel" futur talent ? En Belgique, ce type de question peut également se poser. Anderlecht est allé chercher Cyriac au Standard en juillet 2012 pour lui octroyer un très faible temps de jeu. Il en a été de même cet été avec Ezekiel, qui, sans l'intérêt d'Anderlecht, aurait vu son prêt prolongé du côté de la Cité ardente. Comment ne pas parler de Conté, également, transféré de Zulte à Anderlecht pour ne pas y jouer ? Le joueur était alors convoité par la Gantoise. Qu'en est-il de joueurs comme Boussoufa et Dompé, également recrutés tandis qu'ils étaient "zyeutés" par de nombreux clubs belges ? D'autant que leur entraîneur respectif n'était pas forcément demandeur. Déforcer un adversaire semble être une pratique courante. La question est de savoir quel objectif se cache derrière ce phénomène ? Se renforcer véritablement ou empêcher d'autres clubs de le faire ? Des questions qui resteront sans réponse mais qui ont le mérite d'exister à l'heure où les clubs transfèrent à tout-va, pour un grand nombre d'échecs sportifs. Quentin Droussin