Le Brésil en arbore 5, qui symbolisent autant de succès des Auriverde lors des Mondiaux 1958, 62, 70 et 2002. L'Italie en affiche 4 sur son écusson, référence à ses victoires en 1934, 38, 82 et 2006. Quant à l'Allemagne, elle en compte 3, pour ses triomphes en 1954, 74 et 90.

Bizarrement, la vareuse de l'Uruguay est floquée de 4 étoiles également, alors que la Celeste n'a été Championne du Monde qu'à deux reprises, en 1930 et 50. Alors, quelle est donc la raison d'être de ces deux étoiles supplémentaires ? Elles résultent, tout simplement, des victoires de l'équipe nationale de ce pays lors du tournoi de football organisé dans le cadre des Jeux Olympiques, en 1924 à Paris et 1928 à Amsterdam. A une époque où les Championnats du Monde, créés par la FIFA en 1930, n'existaient pas encore. Et où les footballeurs-triomphateurs aux JO pouvaient donc être considérés comme les véritables Champions du Monde.

Dans cet ordre d'idées, les Diables Rouges mériteraient eux aussi de voir figurer une étoile sur leur tunique. Car avant que les Uruguayens ne s'imposent aux JO à Paris et Amsterdam, nos représentants avaient remporté l'or, en football, aux Jeux d'Anvers en 1920. Ce qui reste, à ce jour, le plus grand exploit organisé par notre sélection représentative sur le plan footballistique. Alors, à quand une étoile sur le maillot des Diables ? Une idée à creuser, assurément, pour la Fédé et Burrda, l'équipementier de notre équipe nationale.

Bruno Govers, Sport/Foot Magazine