Marina Granovskaïa obtient son diplôme en langues étrangères à l'Université de Moscou en 1997 et est embauchée par Sibneft, devenu depuis Gazprom Neft. L'entreprise pétrolière est alors dirigée par Roman Abramovitch et Granovskaïa devient son assistante personnelle. En 2001, le Russe, qui souhaite investir à l'étranger, fonde la société Millhouse Capital à Londres, afin de représenter ses intérêts et ceux de ses partenaires. Granovskaïa l'accompagne.
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Marina Granovskaïa obtient son diplôme en langues étrangères à l'Université de Moscou en 1997 et est embauchée par Sibneft, devenu depuis Gazprom Neft. L'entreprise pétrolière est alors dirigée par Roman Abramovitch et Granovskaïa devient son assistante personnelle. En 2001, le Russe, qui souhaite investir à l'étranger, fonde la société Millhouse Capital à Londres, afin de représenter ses intérêts et ceux de ses partenaires. Granovskaïa l'accompagne. En 2003, Abramovich achète Chelsea et sa secrétaire le suit. Elle devient sa principale personne de confiance. En 2017, elle est promue directrice du club. À ce titre, elle est chargée des transferts ainsi que des négociations les concernant. Roman fournit l'argent au club, à Marina de réaliser les bons transferts. Ses méthodes énergiques de négociations lui valent rapidement le surnom d' Iron Lady, la Dame de Fer. Ce côté inflexible vaut quelques succès financiers aux Blues. La Russe, qui possède également la nationalité canadienne, parvient à vendre plusieurs joueurs pour des montants hallucinants. Par exemple en 2014, quand elle embauche Diego Costa pour 38 millions, avant que quatre ans plus tard, Antonio Conte ne fasse savoir que l'Espagnol n'entre pas dans ses projets. Il semble difficile de gagner beaucoup d'argent en le vendant mais la Dame de Fer le refile à l'Atlético contre 60 millions. Chelsea réalise donc un bénéfice de 22 millions sur un avant de 30 ans dont il voulait se débarrasser à tout prix. Il en va de même pour le transfert d' Eden Hazard au Real Madrid. Le Belge dispose encore d'un an de contrat à Londres. Il constitue donc une piste intéressante, pas trop chère non plus pour les clubs. C'est sans compter avec Granovskaïa: primes comprises, elle le vend pour 115 millions. Granovskaïa ne se contente pas de remplir les caisses de Chelsea. Son travail rapporte également des trophées. Après le double match spectaculaire entre Barcelone et Chelsea en demis de la Ligue des Champions 2009 et les déclarations agressives de Didier Drogba, peu de personnes sont enclines à conserver l'Ivoirien. Marina, elle, est convaincue de son talent: elle lui offre un contrat de trois ans. La saison suivante, DD est sacré meilleur buteur de Premier League et Chelsea s'offre le doublé. En 2012, il marque de la tête le but égalisateur, puis convertit le tir au but de la victoire contre le Bayern, en finale de la Champions League. La directrice est la seule personne capable de raisonner Abramovich. Ainsi, en 2013, elle convainc son patron d'offrir une nouvelle chance à José Mourinho. Son précédent passage s'est mal terminé, et ses relations avec le propriétaire se sont détériorées. Pourtant, Mourinho reçoit une nouvelle chance. Résultat: un titre et une Coupe de la Ligue en 2015. La Russe conclut également des transferts entrants spectaculaires. Fernando Torres est au sommet de son art quand il signe à Chelsea. Sans oublier que Granovskaïa est parvenue à le chiper à Liverpool, un concurrent. À côté de son job de négociatrice, Marina suit également son instinct quand elle conclut des contrats pour assurer l'avenir du club. Elle noue des liens avec Vitesse Arnhem, qui sert de club satellite à quelques talents de Chelsea. Mason Mount est probablement la plus belle réussite de cette collaboration. Elle s'est également impliquée dans la construction du Cobham Training Centre, un des complexes les plus sophistiqués d'Angleterre. En 2016, elle conclut un long contrat de sponsoring avec Nike, qui rapporterait 75 millions d'euros par saison. Elle est cinquième dans le classement des femmes les plus influentes du sport international, selon Forbes. Par Robben Scheire