Pour un journaliste, voyager en groupe ne comporte pas que des avantages. Notre métier consiste à traquer l'information et le sujet insolite. Quand on l'a trouvé, on ne le lâche plus. Mais encore faut-il se montrer discret. Or, les aéroports ne sont pas spécialement propices à cela. Hier, la délégation belge s'envolait pour Salvador de Bahia. Dans la file pour une boisson, voilà que je me retrouve derrière une tête qui me dit quelque chose. J'engage la conversation et essaie de savoir s'il n'a pas joué au foot autrefois. Il me dévoile son nom : Roque Junior.

Quelle coïncidence ! Me voilà en train de tailler une bavette avec celui qui fut au centre du dernier fait de jeu qui a marqué notre histoire en Coupe du Monde. C'est en effet lui, l'ancien défenseur du Milan AC et du Bayer Leverkusen, qui tenait Marc Wilmots sur le but annulé en 2002. Il a à peine le temps de me dire qu'il est scout pour la fédération brésilienne, en charge de visiter les futurs adversaires des Brésiliens (il allait d'ailleurs assister à France-Nigéria), et de me donner son avis sur les Belges ("Vous avez une bonne équipe mais elle est capable de beaucoup mieux car elle possède de très bons joueurs") que les autres journalistes, attirés par la présence de notre photographe, rappliquent directement. Voilà mon bon angle qui s'envole. Rapidement, le voilà entouré par une meute de journalistes belges. A raconter cette faute de 2002 (pour lui, il y avait bien faute).

Je m'excuse une dernière fois d'être à l'origine de cette mini-émeute autour de lui. "Ce n'est rien. Pas de problème." Ce champion du Monde 2002 a su se montrer très accessible. Tant mieux pour la presse belge. Tant pis pour moi.

Ah oui, il avait juste pu me dire que l'adversaire qui lui avait fait la meilleure impression est le Chili (avec un petit sourire en coin) et que Thomas Müller l'avait marqué. "Par contre, pour les défenseurs, il est encore trop tôt pour me prononcer."

Pour un journaliste, voyager en groupe ne comporte pas que des avantages. Notre métier consiste à traquer l'information et le sujet insolite. Quand on l'a trouvé, on ne le lâche plus. Mais encore faut-il se montrer discret. Or, les aéroports ne sont pas spécialement propices à cela. Hier, la délégation belge s'envolait pour Salvador de Bahia. Dans la file pour une boisson, voilà que je me retrouve derrière une tête qui me dit quelque chose. J'engage la conversation et essaie de savoir s'il n'a pas joué au foot autrefois. Il me dévoile son nom : Roque Junior. Quelle coïncidence ! Me voilà en train de tailler une bavette avec celui qui fut au centre du dernier fait de jeu qui a marqué notre histoire en Coupe du Monde. C'est en effet lui, l'ancien défenseur du Milan AC et du Bayer Leverkusen, qui tenait Marc Wilmots sur le but annulé en 2002. Il a à peine le temps de me dire qu'il est scout pour la fédération brésilienne, en charge de visiter les futurs adversaires des Brésiliens (il allait d'ailleurs assister à France-Nigéria), et de me donner son avis sur les Belges ("Vous avez une bonne équipe mais elle est capable de beaucoup mieux car elle possède de très bons joueurs") que les autres journalistes, attirés par la présence de notre photographe, rappliquent directement. Voilà mon bon angle qui s'envole. Rapidement, le voilà entouré par une meute de journalistes belges. A raconter cette faute de 2002 (pour lui, il y avait bien faute). Je m'excuse une dernière fois d'être à l'origine de cette mini-émeute autour de lui. "Ce n'est rien. Pas de problème." Ce champion du Monde 2002 a su se montrer très accessible. Tant mieux pour la presse belge. Tant pis pour moi. Ah oui, il avait juste pu me dire que l'adversaire qui lui avait fait la meilleure impression est le Chili (avec un petit sourire en coin) et que Thomas Müller l'avait marqué. "Par contre, pour les défenseurs, il est encore trop tôt pour me prononcer."