Par John BAETE

Les Mauves s'en sortent de moins en moins bien: ce qu'on a vu dimanche contre le Club Bruges préfigure son avenir... Lucas Biglia est descendu du terrain blessé à l'épaule, a été opéré et ne rejouera plus jamais à Anderlecht. Un autre joueur important ne sera plus là à la reprise des entraînements dans six semaines: Romelu Lukaku. Et ce après les départs de Jelle Van Damme, Jan Polak et Mbark Boussoufa... Pourtant la direction ne panique pas! Elle annonce une toute petite campagne de transferts, qui a commencé avec l'arrivée du Trudonnaire Denis Odoi (un ancien jeune d'Anderlecht...).

Si on était supporter mauve, on ne comprendrait pas. Les signaux étaient pourtant à l'orange la saison passée: le grand club belge fêtait son trentième titre sans concurrence. Il aurait fallu en profiter pour se renforcer. Mais Anderlecht n'en a pas les moyens: il doit aussi rénover son stade. Autrement, il pourrait se payer un Kevin De Bruyne ou un Dries Mertens (aussi ex-Mauve). Au lieu de ça, il sera obligé de faire monter des jeunes talents dans le noyau A avec tous les risques que cela comporte. D'autant qu'il veut aussi conserver Ariel Jacobs. Mais est-il encore l'homme de la situation? D'accord, son équipe s'est délitée mais il n'a quasi jamais donné l'impression de savoir forcer un résultat surprenant et son jeu a toujours manqué de style.

Les Mauves sont à un tournant sur le plan sportif et financier. Et c'est dans ce dernier secteur qu'on doit se faire le moins de soucis: les ventes de Lukaku et de Biglia vont mettre du beurre dans les épinards et ce sera reparti pour un tour. Toujours aussi cahin-caha? La direction anderlechtoise fait certainement tout ce qui est en son pouvoir pour demeurer au plus haut niveau. Est-ce assez? Et si l'aspect patrimonial semble sauvegardé, l'aspect des performances présente moins de garanties. Roger Vanden Stock et Philippe Collin sont tombés dans la marmite quand ils étaient petits, mais il est temps de mettre en place une vraie direction technique, animée par un ancien joueur éclairé. Ils en avaient un au club, Johan Walem, on sait comment ça s'est terminé. Ce genre d'épisode ne peut plus se produire sous peine de trop boucher l'avenir.

Au Standard, les mouvements de capitaux ne constituent plus une rumeur. La veuve de Robert Louis-Dreyfus veut récupérer ses parts, soit trois quarts du club. Cela pourrait inciter à la panique, mais non: la cession ne se ferait que dans la continuation de l'ère Lucien D'Onofrio. Bien sûr, le boss de Sclessin a fait part d'une possibilité de s'en aller. Mais Lucien est un acteur et il est bien plus désinhibé que son ex-copain anderlechtois RVDS.

Restons avec les amis de Lucien. Autant, feu RLD intériorisait les choses derrière sa toge de statue romaine, autant son autre grand pote Bernard Tapie est comédien et sans vergogne devant l'éternel. D'Onofrio a plus appris de ce dernier par rapport à la chose publique et est tout à fait capable d'avoir monté un scénario qui inciterait les gens à se mettre à genoux devant lui en le suppliant de rester... Et ça, du simple supporter aux plus grands hommes politiques locaux. D'ailleurs, preuve qu'il a bien envie de rester: il aurait essayé de récupérer les parts de feu RLD, sans succès. Financièrement, Lucien D'Onofrio est blindé et s'il continue au Standard, c'est donc pour la gloire et l'amour fraternel. Un de ses doux rêves est que Dominique gagne des trophées avec le Standard.

Si l'actionnariat des Rouches venait à changer, ce ne serait pas pour l'instant en mettant des bâtons dans les roues du grand patron actuel. A la fois sur le plan sportif mais également financier, et contrairement aux apparences, le moment est moins délicat pour l'avenir du Standard que celui d'Anderlecht.

A Charleroi, la descente en D2 met en lumière le caractère joueur d'Abbas Bayat. Autant il était prêt à négocier un rachat en position de haute conjoncture, autant il va faire le mort tant qu'il n'est remonté en D1. Le tout est de voir s'il est capable sportivement de faire sauter cet obstacle à son club. Tout comme pour le Sporting de la capitale, il est impératif aussi qu'il se dote d'une excellente direction technique... indépendante! On peut parler de tout ça sur facebook si vous voulez...

Par John BAETELes Mauves s'en sortent de moins en moins bien: ce qu'on a vu dimanche contre le Club Bruges préfigure son avenir... Lucas Biglia est descendu du terrain blessé à l'épaule, a été opéré et ne rejouera plus jamais à Anderlecht. Un autre joueur important ne sera plus là à la reprise des entraînements dans six semaines: Romelu Lukaku. Et ce après les départs de Jelle Van Damme, Jan Polak et Mbark Boussoufa... Pourtant la direction ne panique pas! Elle annonce une toute petite campagne de transferts, qui a commencé avec l'arrivée du Trudonnaire Denis Odoi (un ancien jeune d'Anderlecht...). Si on était supporter mauve, on ne comprendrait pas. Les signaux étaient pourtant à l'orange la saison passée: le grand club belge fêtait son trentième titre sans concurrence. Il aurait fallu en profiter pour se renforcer. Mais Anderlecht n'en a pas les moyens: il doit aussi rénover son stade. Autrement, il pourrait se payer un Kevin De Bruyne ou un Dries Mertens (aussi ex-Mauve). Au lieu de ça, il sera obligé de faire monter des jeunes talents dans le noyau A avec tous les risques que cela comporte. D'autant qu'il veut aussi conserver Ariel Jacobs. Mais est-il encore l'homme de la situation? D'accord, son équipe s'est délitée mais il n'a quasi jamais donné l'impression de savoir forcer un résultat surprenant et son jeu a toujours manqué de style. Les Mauves sont à un tournant sur le plan sportif et financier. Et c'est dans ce dernier secteur qu'on doit se faire le moins de soucis: les ventes de Lukaku et de Biglia vont mettre du beurre dans les épinards et ce sera reparti pour un tour. Toujours aussi cahin-caha? La direction anderlechtoise fait certainement tout ce qui est en son pouvoir pour demeurer au plus haut niveau. Est-ce assez? Et si l'aspect patrimonial semble sauvegardé, l'aspect des performances présente moins de garanties. Roger Vanden Stock et Philippe Collin sont tombés dans la marmite quand ils étaient petits, mais il est temps de mettre en place une vraie direction technique, animée par un ancien joueur éclairé. Ils en avaient un au club, Johan Walem, on sait comment ça s'est terminé. Ce genre d'épisode ne peut plus se produire sous peine de trop boucher l'avenir. Au Standard, les mouvements de capitaux ne constituent plus une rumeur. La veuve de Robert Louis-Dreyfus veut récupérer ses parts, soit trois quarts du club. Cela pourrait inciter à la panique, mais non: la cession ne se ferait que dans la continuation de l'ère Lucien D'Onofrio. Bien sûr, le boss de Sclessin a fait part d'une possibilité de s'en aller. Mais Lucien est un acteur et il est bien plus désinhibé que son ex-copain anderlechtois RVDS. Restons avec les amis de Lucien. Autant, feu RLD intériorisait les choses derrière sa toge de statue romaine, autant son autre grand pote Bernard Tapie est comédien et sans vergogne devant l'éternel. D'Onofrio a plus appris de ce dernier par rapport à la chose publique et est tout à fait capable d'avoir monté un scénario qui inciterait les gens à se mettre à genoux devant lui en le suppliant de rester... Et ça, du simple supporter aux plus grands hommes politiques locaux. D'ailleurs, preuve qu'il a bien envie de rester: il aurait essayé de récupérer les parts de feu RLD, sans succès. Financièrement, Lucien D'Onofrio est blindé et s'il continue au Standard, c'est donc pour la gloire et l'amour fraternel. Un de ses doux rêves est que Dominique gagne des trophées avec le Standard. Si l'actionnariat des Rouches venait à changer, ce ne serait pas pour l'instant en mettant des bâtons dans les roues du grand patron actuel. A la fois sur le plan sportif mais également financier, et contrairement aux apparences, le moment est moins délicat pour l'avenir du Standard que celui d'Anderlecht. A Charleroi, la descente en D2 met en lumière le caractère joueur d'Abbas Bayat. Autant il était prêt à négocier un rachat en position de haute conjoncture, autant il va faire le mort tant qu'il n'est remonté en D1. Le tout est de voir s'il est capable sportivement de faire sauter cet obstacle à son club. Tout comme pour le Sporting de la capitale, il est impératif aussi qu'il se dote d'une excellente direction technique... indépendante! On peut parler de tout ça sur facebook si vous voulez...