Par Pierre Bilic
Alors que l'équipe nationale attire logiquement tous les regards, il se passe des choses inquiétantes pour l'avenir du football belge. En D2, le couteau sous la gorge, sans le sou, de plus en plus de clubs tombent dans l'escarcelle de sociétés lointaines, de clubs étrangers ou d'agents de joueur mystérieux : Brussels, Visé, Eupen, Antwerp, Mouscron, White Star, etc.

Le but de ces nouveaux patrons est simple : contrôler un club susceptible de monter un jour en D1, y placer leurs joueurs au détriment des jeunes du club et rentabiliser leur action. Le danger de désertification est réel alors que la D2 constitue un révélateur pour de jeunes joueurs d'ici qui n'auront petit à petit plus voix au chapitre. La fédération est consciente du problème mais il y a vraiment urgence face à ce qui s'annonce, ou est déjà d'actualité, dans certains clubs.

Faut-il, à la rigueur, nationaliser les clubs de D2 pour mieux contrôler les flux financiers mystérieux, pour garder à l'oeil des agents sans foi ni loi qui font déjà la pluie et le beau temps en D1 ? La question est grave mais doit être posée si le football belge veut rester maître de son avenir.

Par Pierre Bilic Alors que l'équipe nationale attire logiquement tous les regards, il se passe des choses inquiétantes pour l'avenir du football belge. En D2, le couteau sous la gorge, sans le sou, de plus en plus de clubs tombent dans l'escarcelle de sociétés lointaines, de clubs étrangers ou d'agents de joueur mystérieux : Brussels, Visé, Eupen, Antwerp, Mouscron, White Star, etc. Le but de ces nouveaux patrons est simple : contrôler un club susceptible de monter un jour en D1, y placer leurs joueurs au détriment des jeunes du club et rentabiliser leur action. Le danger de désertification est réel alors que la D2 constitue un révélateur pour de jeunes joueurs d'ici qui n'auront petit à petit plus voix au chapitre. La fédération est consciente du problème mais il y a vraiment urgence face à ce qui s'annonce, ou est déjà d'actualité, dans certains clubs. Faut-il, à la rigueur, nationaliser les clubs de D2 pour mieux contrôler les flux financiers mystérieux, pour garder à l'oeil des agents sans foi ni loi qui font déjà la pluie et le beau temps en D1 ? La question est grave mais doit être posée si le football belge veut rester maître de son avenir.