L'Australien Mark Webber (Red Bull) a remporté le Grand Prix de Hongrie de Formule 1, 12e manche de la saison, devant l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari) et l'autre Red Bull de l'Allemand Sebastian Vettel, dimanche à Budapest.

Webber s'est imposé au panache, aidé par un choix stratégique judicieux au vu des circonstances de course. Deuxième sur la grille, à côté de son poleman de coéquipier, mais du côté sale de la piste, l'Australien a commencé par se faire doubler au départ par Alonso, qu'il a été incapable d'inquiéter pendant 15 tours, sur un ruban étroit rendant les dépassements quasi impossibles.

Mais un morceau d'une monoplace présent sur la piste obligeait la sortie de la voiture de sécurité au 16e tour. Tous les hommes de tête rentraient alors au stand, sauf l'Australien, qui se retrouvait aux commandes de la course, devant son coéquipier. Le doublé, presque garanti à Red Bull tant son écart sur la concurrence a semblé énorme à Budapest, a pourtant échappé à l'écurie austro-britannique. Vettel a été contraint par les commissaires de la FIA de refaire un passage par les stands, pour avoir maintenu sa monoplace à une trop longue distance de celle de Webber alors que la course était neutralisée.

Alonso, se retrouvant en 2e position, n'a ensuite jamais inquiété l'Australien, qui a enchaîné les tours rapides, prenant souvent plus d'une seconde par boucle à l'Espagnol. Se constituant un écart suffisant, Webber a ensuite effectué son changement de pneus, pour rouler sans heurt vers la victoire.

Schumi, toujours aussi mauvais joueur

La course a été marquée par un incident dont Michael Schumacher s'est rendu responsable et puor lequel il a écopé d'une lourde sanction. L'ancien leader de la Scuderia a dangereusement serré Rubens Barrichello contre le muret des stands alors que celui-ci le dépassait.

Schumacher et Barrichello, qui ont tous les deux été entendus après la course par les commissaires de la FIA, ont cohabité chez Ferrari pendant six saisons, entre 2000 et 2005, l'Allemand étant alors clairement favorisé par rapport au Brésilien. Les rapports entre les deux hommes manquent depuis lors sérieusement de cordialité. "En aucune manière, si j'avais eu une chance de le doubler, je n'aurais reculé", a affirmé après coup le Brésilien, qui a toutefois indiqué "ne pas aimer les revanches".

Dimanche, Barrichello, qui avait adopté une autre stratégie que l'Allemand, essayait de le passer en fin de course, chaussé de pneus neufs, pour le gain de la 10e place. Mais Schumi lui a opposé une résistance plus que limite, qui aurait pu se solder par un accident. "Il a fait une erreur dans le dernier virage et il est sorti bien plus lentement. Donc, il savait que j'arrivais, a raconté le Brésilien. Il avait les yeux rivés sur ma roue. Pour moi, c'est ça qui ne va pas. Il ne choisit pas sa ligne, il choisit sa ligne par rapport à ma roue."

Pas l'espace d'un cheveu

Alors que le pilote Williams le doublait sur la droite, l'Allemand a, petit à petit, commencé à le tasser, jusqu'à le coller au muret des stands. "J'ai été chanceux que le muret se termine, parce que j'étais à quelques millimètres du mur. Si nous nous étions touchés, il serait parti tout droit dedans. C'était plus dangereux pour lui. Je ne pouvais pas aller plus vers la droite, car il n'y avait pas l'espace d'un cheveu", a estimé Rubinho.

"Je savais qu'il arrivait. Donc, de mon point de vue, je partais vers l'intérieur, et je lui ai montré de manière très évidente "Va à l'extérieur", mais il a choisi de ne pas le faire, donc, c'est devenu un peu serré", a de son côté commenté Michael Schumacher. "En tant que pilote, j'ai la possibilité de changer de ligne une fois. Il y avait évidemment assez de place pour passer (vu que) nous ne nous sommes pas touchés. Je lui ai laissé juste assez de place pour passer".

"Je ne suis pas connu pour faire des cadeaux sur la piste. Si tu veux me dépasser, il va falloir te battre. C'est ce qui s'est produit", a-t-il lancé, provocateur.

Barrichello, après l'épisode, a indiqué ne pas vouloir parler à son ancien coéquipier "car ça ne résoudra rien". "Vous connaissez Michael. Vous lui parlez mais il aura toujours l'impression d'avoir raison. Il s'est arrêté pendant trois ans, mais il n'a pas du tout changé. C'est encore le même mec." Et le Brésilien d'ajouter: "C'est l'un des pires mouvements défensifs que l'on m'ait fait. Tu ne t'attends pas à cela de quelqu'un avec autant de courses derrière lui. Mais quelqu'un avec 10 GP, peut-être plus. Mais pour lui qui a traversé tant de choses... Il ramène avec lui quelque chose du passé qui n'est plus nécessaire aujourd'hui."

Michael Schumacher a été sanctionné pour son mauvais mouvement par la Fédération internationale (FIA): il sera pénalisé de dix places sur la grille de départ du prochain Grand Prix, qui se tiendra le 29 août à Spa-Francorchamps. Une sanction qui lui ôte toute possibilité de réaliser un bon résultat sur un circuit qu'il affectionne particulièrement, et qui accueille aussi un grand nombre de ses supporters.

Sportmagazine.be, avec belga

L'Australien Mark Webber (Red Bull) a remporté le Grand Prix de Hongrie de Formule 1, 12e manche de la saison, devant l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari) et l'autre Red Bull de l'Allemand Sebastian Vettel, dimanche à Budapest. Webber s'est imposé au panache, aidé par un choix stratégique judicieux au vu des circonstances de course. Deuxième sur la grille, à côté de son poleman de coéquipier, mais du côté sale de la piste, l'Australien a commencé par se faire doubler au départ par Alonso, qu'il a été incapable d'inquiéter pendant 15 tours, sur un ruban étroit rendant les dépassements quasi impossibles. Mais un morceau d'une monoplace présent sur la piste obligeait la sortie de la voiture de sécurité au 16e tour. Tous les hommes de tête rentraient alors au stand, sauf l'Australien, qui se retrouvait aux commandes de la course, devant son coéquipier. Le doublé, presque garanti à Red Bull tant son écart sur la concurrence a semblé énorme à Budapest, a pourtant échappé à l'écurie austro-britannique. Vettel a été contraint par les commissaires de la FIA de refaire un passage par les stands, pour avoir maintenu sa monoplace à une trop longue distance de celle de Webber alors que la course était neutralisée. Alonso, se retrouvant en 2e position, n'a ensuite jamais inquiété l'Australien, qui a enchaîné les tours rapides, prenant souvent plus d'une seconde par boucle à l'Espagnol. Se constituant un écart suffisant, Webber a ensuite effectué son changement de pneus, pour rouler sans heurt vers la victoire. Schumi, toujours aussi mauvais joueurLa course a été marquée par un incident dont Michael Schumacher s'est rendu responsable et puor lequel il a écopé d'une lourde sanction. L'ancien leader de la Scuderia a dangereusement serré Rubens Barrichello contre le muret des stands alors que celui-ci le dépassait. Schumacher et Barrichello, qui ont tous les deux été entendus après la course par les commissaires de la FIA, ont cohabité chez Ferrari pendant six saisons, entre 2000 et 2005, l'Allemand étant alors clairement favorisé par rapport au Brésilien. Les rapports entre les deux hommes manquent depuis lors sérieusement de cordialité. "En aucune manière, si j'avais eu une chance de le doubler, je n'aurais reculé", a affirmé après coup le Brésilien, qui a toutefois indiqué "ne pas aimer les revanches". Dimanche, Barrichello, qui avait adopté une autre stratégie que l'Allemand, essayait de le passer en fin de course, chaussé de pneus neufs, pour le gain de la 10e place. Mais Schumi lui a opposé une résistance plus que limite, qui aurait pu se solder par un accident. "Il a fait une erreur dans le dernier virage et il est sorti bien plus lentement. Donc, il savait que j'arrivais, a raconté le Brésilien. Il avait les yeux rivés sur ma roue. Pour moi, c'est ça qui ne va pas. Il ne choisit pas sa ligne, il choisit sa ligne par rapport à ma roue." Pas l'espace d'un cheveu Alors que le pilote Williams le doublait sur la droite, l'Allemand a, petit à petit, commencé à le tasser, jusqu'à le coller au muret des stands. "J'ai été chanceux que le muret se termine, parce que j'étais à quelques millimètres du mur. Si nous nous étions touchés, il serait parti tout droit dedans. C'était plus dangereux pour lui. Je ne pouvais pas aller plus vers la droite, car il n'y avait pas l'espace d'un cheveu", a estimé Rubinho. "Je savais qu'il arrivait. Donc, de mon point de vue, je partais vers l'intérieur, et je lui ai montré de manière très évidente "Va à l'extérieur", mais il a choisi de ne pas le faire, donc, c'est devenu un peu serré", a de son côté commenté Michael Schumacher. "En tant que pilote, j'ai la possibilité de changer de ligne une fois. Il y avait évidemment assez de place pour passer (vu que) nous ne nous sommes pas touchés. Je lui ai laissé juste assez de place pour passer". "Je ne suis pas connu pour faire des cadeaux sur la piste. Si tu veux me dépasser, il va falloir te battre. C'est ce qui s'est produit", a-t-il lancé, provocateur. Barrichello, après l'épisode, a indiqué ne pas vouloir parler à son ancien coéquipier "car ça ne résoudra rien". "Vous connaissez Michael. Vous lui parlez mais il aura toujours l'impression d'avoir raison. Il s'est arrêté pendant trois ans, mais il n'a pas du tout changé. C'est encore le même mec." Et le Brésilien d'ajouter: "C'est l'un des pires mouvements défensifs que l'on m'ait fait. Tu ne t'attends pas à cela de quelqu'un avec autant de courses derrière lui. Mais quelqu'un avec 10 GP, peut-être plus. Mais pour lui qui a traversé tant de choses... Il ramène avec lui quelque chose du passé qui n'est plus nécessaire aujourd'hui." Michael Schumacher a été sanctionné pour son mauvais mouvement par la Fédération internationale (FIA): il sera pénalisé de dix places sur la grille de départ du prochain Grand Prix, qui se tiendra le 29 août à Spa-Francorchamps. Une sanction qui lui ôte toute possibilité de réaliser un bon résultat sur un circuit qu'il affectionne particulièrement, et qui accueille aussi un grand nombre de ses supporters. Sportmagazine.be, avec belga