La Fédération française de football est-elle agitée de pulsions xénophobes? Selon le site français d'informations Mediapart, sa direction technique nationale (DTN) envisagerait de mettre en place des quotas discriminatoires pour limiter le nombre de "blacks" et de "beurs" dans les centres de formation au profit de "blancs".

Cette réflexion de fond, tenue secrète, s'appliquerait "dès l'âge de 12-13 ans". Selon plusieurs témoignages recueillis par le site, François Blaquart, le nouveau patron de la DTN, aurait ainsi déclaré: "Il faut des espèces de quotas, mais il ne faut pas que cela soit dit". La DTN voudrait ainsi rompre avec le phénomène de joueurs bi-nationaux formés en France et évoluant dans des sélections étrangères. Un investissement jugé à perte. Elle souhaiterait aussi rompre avec un "stéréotype de joueurs" plus athlétique que technique. Lequel?

Mediapart prête des propos potentiellement explosifs au sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc (!), actif lors de ces débats. "Qu'est-ce qu'il y a comme grands, costauds, puissants? Des blacks. C'est comme ça. C'est un fait actuel, aurait déclaré le sélectionneur. Dieu sait que dans les centres de formations et les écoles de football, il y en a beaucoup".

Selon Mediapart, le débat sur de tels "quotas" discriminatoires dans le football français aurait débuté après la fin de la dernière Coupe du monde de football en Afrique du Sud. La grève des joueurs, en soutien à Nicolas Anelka, exclu du groupe pour avoir insulté le sélectionneur Raymond Domenech, aurait décomplexé certaines analyses, jusqu'à pointer comme principaux responsables les joueurs noirs ou musulmans.

"Laurent Blanc est outré"

La FFF a réagi quelques heures après la publication de l'article. "Laurent Blanc récuse ces propos ineptes et contraires à sa philosophie", a indiqué à l'AFP Philippe Tournon, chef de presse de l'équipe de France. "Laurent Blanc est outré qu'on puisse le mettre en cause de la sorte, toute discrimination étant insupportable à ses yeux, il répète que jamais il ne cautionnerait cela". "Un problème, abordé par Laurent Blanc, est celui des joueurs qui possèdent une double nationalité, qui passent trois ans en préformation en France, puis partent ensuite à l'étranger sous d'autres maillots, ce qui ne peut pas ne pas poser problème, mais cela peut concerner aussi des Sud-Américains", a encore ajouté Philippe Tournon. "Mais ramener ça à un article intitulé il y a trop de noirs, trop d'arabes, c'est hallucinant, et ça ne va pas amuser Laurent Blanc".

"Je n'ai jamais entendu parler de ça et ça m'étonnerait franchement", a réagi pour sa part le président de la FFF Fernand Duchaussoy. "Ce serait complètement anormal que ça se passe comme ça et je ne l'accepterai pas. "Il y a un constat, mais ce n'est pas une réflexion. C'est qu'on a plein de joueurs à la double nationalité chez les jeunes et qu'ensuite certains ne veulent pas aller en Equipe de France. C'est un choix, il faut l'assumer. Mais ces problèmes n'ont pas été évoqués au Conseil fédéral".

Francis Smerecki, sélectionneur des moins de 20 ans, a également avancé les mêmes propos à l'AFP: "Il y a eu une réflexion sur le sujet. On s'est dit: on forme des jeunes joueurs et certains ne veulent pas porter nos couleurs". "Ce n'est pas du tout dans l'esprit de la Fédération de faire de la discrimination, François Blaquart avait abordé une fois le problème des grandes tailles, mais pas de la couleur, nous sommes le premier réseau social en France et fiers d'accueillir les gens de tous les quartiers", a fait valoir Fernand Duchaussoy.

LExpress.fr

La Fédération française de football est-elle agitée de pulsions xénophobes? Selon le site français d'informations Mediapart, sa direction technique nationale (DTN) envisagerait de mettre en place des quotas discriminatoires pour limiter le nombre de "blacks" et de "beurs" dans les centres de formation au profit de "blancs". Cette réflexion de fond, tenue secrète, s'appliquerait "dès l'âge de 12-13 ans". Selon plusieurs témoignages recueillis par le site, François Blaquart, le nouveau patron de la DTN, aurait ainsi déclaré: "Il faut des espèces de quotas, mais il ne faut pas que cela soit dit". La DTN voudrait ainsi rompre avec le phénomène de joueurs bi-nationaux formés en France et évoluant dans des sélections étrangères. Un investissement jugé à perte. Elle souhaiterait aussi rompre avec un "stéréotype de joueurs" plus athlétique que technique. Lequel? Mediapart prête des propos potentiellement explosifs au sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc (!), actif lors de ces débats. "Qu'est-ce qu'il y a comme grands, costauds, puissants? Des blacks. C'est comme ça. C'est un fait actuel, aurait déclaré le sélectionneur. Dieu sait que dans les centres de formations et les écoles de football, il y en a beaucoup".Selon Mediapart, le débat sur de tels "quotas" discriminatoires dans le football français aurait débuté après la fin de la dernière Coupe du monde de football en Afrique du Sud. La grève des joueurs, en soutien à Nicolas Anelka, exclu du groupe pour avoir insulté le sélectionneur Raymond Domenech, aurait décomplexé certaines analyses, jusqu'à pointer comme principaux responsables les joueurs noirs ou musulmans. "Laurent Blanc est outré" La FFF a réagi quelques heures après la publication de l'article. "Laurent Blanc récuse ces propos ineptes et contraires à sa philosophie", a indiqué à l'AFP Philippe Tournon, chef de presse de l'équipe de France. "Laurent Blanc est outré qu'on puisse le mettre en cause de la sorte, toute discrimination étant insupportable à ses yeux, il répète que jamais il ne cautionnerait cela". "Un problème, abordé par Laurent Blanc, est celui des joueurs qui possèdent une double nationalité, qui passent trois ans en préformation en France, puis partent ensuite à l'étranger sous d'autres maillots, ce qui ne peut pas ne pas poser problème, mais cela peut concerner aussi des Sud-Américains", a encore ajouté Philippe Tournon. "Mais ramener ça à un article intitulé il y a trop de noirs, trop d'arabes, c'est hallucinant, et ça ne va pas amuser Laurent Blanc". "Je n'ai jamais entendu parler de ça et ça m'étonnerait franchement", a réagi pour sa part le président de la FFF Fernand Duchaussoy. "Ce serait complètement anormal que ça se passe comme ça et je ne l'accepterai pas. "Il y a un constat, mais ce n'est pas une réflexion. C'est qu'on a plein de joueurs à la double nationalité chez les jeunes et qu'ensuite certains ne veulent pas aller en Equipe de France. C'est un choix, il faut l'assumer. Mais ces problèmes n'ont pas été évoqués au Conseil fédéral". Francis Smerecki, sélectionneur des moins de 20 ans, a également avancé les mêmes propos à l'AFP: "Il y a eu une réflexion sur le sujet. On s'est dit: on forme des jeunes joueurs et certains ne veulent pas porter nos couleurs". "Ce n'est pas du tout dans l'esprit de la Fédération de faire de la discrimination, François Blaquart avait abordé une fois le problème des grandes tailles, mais pas de la couleur, nous sommes le premier réseau social en France et fiers d'accueillir les gens de tous les quartiers", a fait valoir Fernand Duchaussoy. LExpress.fr