Le Club Bruges battu en milieu de semaine au Lierse, ça ne choque même plus. L'équipe de Georges Leekens est tellement dans le trou ces derniers temps qu'on n'en attend plus grand-chose, que ce soit en championnat ou en Europa League. Pourquoi serait-il anormal de perdre au Lierse après avoir été battu par Louvain, Lokeren et les réservistes de Newcastle ? Des analystes s'interrogent sur le fil tactique déployé par Leekens face à Lokeren, sur des choix étonnants, comme si le coach avait quelque part voulu provoquer une mauvaise prestation. Au même moment, on entendait que s'il était viré, la direction devrait lui verser 3 millions. On croit rêver ! Comment une direction peut-elle accepter des clauses pareilles ?

Malgré la défaite au Lierse, Leekens est toujours en place. Pour combien de temps ? Il aurait un nouvel ultimatum ce week-end: son équipe doit battre Zulte Waregem, sans quoi il sautera. Mais ZW est actuellement une des équipes les plus en forme de la D1. Et imaginons un succès brugeois... Huit jours plus tard, le Club se déplacera à Anderlecht. Là aussi, on exigera de Leekens que son équipe triomphe ? On a beau dire qu'on n'est toujours que dans la phase préliminaire du championnat, que les points seront divisés par deux au départ des play-offs, qu'une victoire en phase classique ne rapporte qu'un point et demi, qu'une défaite ne coûte pas plus d'un point et demi, mais il y a des succès qui valent plus que d'autres et des revers qui sont plus douloureux que d'autres. Battu à Anderlecht, Bruges pourrait prendre progressivement un retard conséquent au classement et on suppose que la direction trancherait dans le vif. Parce que le titre est plus un must que jamais vu la qualification automatique du champion pour la prochaine Ligue des Champions. Parce que les patrons brugeois ne montrent pas qu'ils sont des exemples de patience. Et aussi - peut-être surtout - parce que l'apport de Leekens depuis son arrivée est nul ou presque.

Pierre Danvoye

Le Club Bruges battu en milieu de semaine au Lierse, ça ne choque même plus. L'équipe de Georges Leekens est tellement dans le trou ces derniers temps qu'on n'en attend plus grand-chose, que ce soit en championnat ou en Europa League. Pourquoi serait-il anormal de perdre au Lierse après avoir été battu par Louvain, Lokeren et les réservistes de Newcastle ? Des analystes s'interrogent sur le fil tactique déployé par Leekens face à Lokeren, sur des choix étonnants, comme si le coach avait quelque part voulu provoquer une mauvaise prestation. Au même moment, on entendait que s'il était viré, la direction devrait lui verser 3 millions. On croit rêver ! Comment une direction peut-elle accepter des clauses pareilles ? Malgré la défaite au Lierse, Leekens est toujours en place. Pour combien de temps ? Il aurait un nouvel ultimatum ce week-end: son équipe doit battre Zulte Waregem, sans quoi il sautera. Mais ZW est actuellement une des équipes les plus en forme de la D1. Et imaginons un succès brugeois... Huit jours plus tard, le Club se déplacera à Anderlecht. Là aussi, on exigera de Leekens que son équipe triomphe ? On a beau dire qu'on n'est toujours que dans la phase préliminaire du championnat, que les points seront divisés par deux au départ des play-offs, qu'une victoire en phase classique ne rapporte qu'un point et demi, qu'une défaite ne coûte pas plus d'un point et demi, mais il y a des succès qui valent plus que d'autres et des revers qui sont plus douloureux que d'autres. Battu à Anderlecht, Bruges pourrait prendre progressivement un retard conséquent au classement et on suppose que la direction trancherait dans le vif. Parce que le titre est plus un must que jamais vu la qualification automatique du champion pour la prochaine Ligue des Champions. Parce que les patrons brugeois ne montrent pas qu'ils sont des exemples de patience. Et aussi - peut-être surtout - parce que l'apport de Leekens depuis son arrivée est nul ou presque. Pierre Danvoye