La façon la plus simple de s'immiscer dans l'agenda bien chargé de Roland Duchâtelet est de l'accompagner dans ses trajets. C'est ce que Sport/Foot Magazine a fait, entre Liège où il était présent à la remise des diplômes scolaires des jeunes du Standard ayant choisi la filière du sport-études, et Bruxelles où il participait à une conférence sur les liens entre le sport et le business.

Comment avez-vous pensé à Riga ? J'avais observé son travail à Mons. Certains ont dit qu'il n'avait pas la carrure pour le Standard car il n'était pas suffisamment snob et qu'il ne dégageait pas une grande confiance en lui. Mais j'avais remarqué qu'il restait toujours très correct, très calme, que ses analyses étaient bonnes. Son profil me plaisait beaucoup. On m'a ensuite confirmé que c'était une personnalité intéressante et compétente. Ce fut donc mon premier choix après la reprise du Standard. J'en ai ensuite parlé à Jean-François de Sart et Pierre François et ils étaient d'accord.

Était-ce un choix risqué puisqu'il n'avait jamais travaillé dans un club comme le Standard ? C'est une question d'appréciation. Moi, je n'avais pas l'impression de faire un choix risqué puisque j'étais convaincu dès le départ. J'ai quand même l'habitude de poser des choix dans un contexte d'incertitudes. L'engagement de Brepoels à Saint-Trond était également un bon choix. Or, il n'était pas connu et n'avait pas l'aura d'un entraîneur de D1.

Avez-vous envisagé travailler avec Lucien D'Onofrio ?

Non, cela n'était pas prévu. Monsieur D'Onofrio m'avait prévenu que pour lui, ce n'était pas envisageable.

Est-ce que c'était une nécessité de vendre autant de joueurs ?

On a fait une promesse à Witsel et Defour. Par contre, on n'avait pas prévu de vendre Mangala mais on n'a rien pu faire. La tête du joueur était mal programmée. Dans son esprit, comme il avait une proposition d'un club dans lequel il pouvait gagner plus d'argent, on devait le laisser partir. On n'arrivait pas à lui faire comprendre qu'un contrat de quatre ans, cela lie un joueur à un club aussi. Il avait choisi Valence. Finalement, on a décidé de discuter de son transfert. Le vice-président du club espagnol est venu avec trois ou quatre avocats et quand tout avait été réglé, monsieur a dit tout d'un coup qu'il voulait aller à Porto. Ce ne sont pas des manières. Du moins, pas pour moi. Et puis, il y a le cas Carcela. En juillet, il avait reçu une offre du Lokomotiv de Moscou mais le joueur a voulu continuer à réfléchir. Et pendant des semaines, il n'a pas pris de décision. Cela a traîné, traîné.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Roland Duchâtelet dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine

La façon la plus simple de s'immiscer dans l'agenda bien chargé de Roland Duchâtelet est de l'accompagner dans ses trajets. C'est ce que Sport/Foot Magazine a fait, entre Liège où il était présent à la remise des diplômes scolaires des jeunes du Standard ayant choisi la filière du sport-études, et Bruxelles où il participait à une conférence sur les liens entre le sport et le business. Comment avez-vous pensé à Riga ? J'avais observé son travail à Mons. Certains ont dit qu'il n'avait pas la carrure pour le Standard car il n'était pas suffisamment snob et qu'il ne dégageait pas une grande confiance en lui. Mais j'avais remarqué qu'il restait toujours très correct, très calme, que ses analyses étaient bonnes. Son profil me plaisait beaucoup. On m'a ensuite confirmé que c'était une personnalité intéressante et compétente. Ce fut donc mon premier choix après la reprise du Standard. J'en ai ensuite parlé à Jean-François de Sart et Pierre François et ils étaient d'accord. Était-ce un choix risqué puisqu'il n'avait jamais travaillé dans un club comme le Standard ? C'est une question d'appréciation. Moi, je n'avais pas l'impression de faire un choix risqué puisque j'étais convaincu dès le départ. J'ai quand même l'habitude de poser des choix dans un contexte d'incertitudes. L'engagement de Brepoels à Saint-Trond était également un bon choix. Or, il n'était pas connu et n'avait pas l'aura d'un entraîneur de D1. Avez-vous envisagé travailler avec Lucien D'Onofrio ? Non, cela n'était pas prévu. Monsieur D'Onofrio m'avait prévenu que pour lui, ce n'était pas envisageable. Est-ce que c'était une nécessité de vendre autant de joueurs ? On a fait une promesse à Witsel et Defour. Par contre, on n'avait pas prévu de vendre Mangala mais on n'a rien pu faire. La tête du joueur était mal programmée. Dans son esprit, comme il avait une proposition d'un club dans lequel il pouvait gagner plus d'argent, on devait le laisser partir. On n'arrivait pas à lui faire comprendre qu'un contrat de quatre ans, cela lie un joueur à un club aussi. Il avait choisi Valence. Finalement, on a décidé de discuter de son transfert. Le vice-président du club espagnol est venu avec trois ou quatre avocats et quand tout avait été réglé, monsieur a dit tout d'un coup qu'il voulait aller à Porto. Ce ne sont pas des manières. Du moins, pas pour moi. Et puis, il y a le cas Carcela. En juillet, il avait reçu une offre du Lokomotiv de Moscou mais le joueur a voulu continuer à réfléchir. Et pendant des semaines, il n'a pas pris de décision. Cela a traîné, traîné. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Roland Duchâtelet dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine