Le comité olympique italien (Coni) a décidé d'ouvrir mardi une procédure disciplinaire pour dopage contre le coureur Riccardo Ricco, hospitalisé dimanche pour un malaise dû à une autotransfusion. Ricco a dit à un médecin cité par la Gazzetta dello sport, mais non nommé, "s'être fait lui-même une autotransfusion de sang qu'il conservait dans le frigo de sa maison depuis 25 jours". Le Parquet de Modène a ouvert une enquête, et attend les résultats des premiers examens fait à l'hôpital de Pavullo. L'Italien, âgé de 27 ans, risque civilement trois mois à trois ans de prison, et sportivement la radiation pour récidive.

Un récidiviste Ricco n'en est pas à son coup d'essai. Exclu du Tour de France 2008 pour dopage après avoir gagné deux étapes, le coureur a purgé vingt mois de suspension. Dès son retour en mars 2010, il s'était signalé en gagnant sans attendre (deux étapes de la Semaine Lombarde, une étape du Tour du Trentin) avant de signer l'été venu pour l'équipe néerlandaise Vacansoleil et remporter ensuite la Coppa Sabatini, une semi-classique de fin de saison.

Il risque l'exclusion immédiate Vacansoleil a décidé d'attendre de "connaître la vérité" avant de sanctionner Ricco. "Mais il apparaît que si tout ce que l'on raconte est exact, Ricco risque l'exclusion immédiate et une procédure juridique sera entamée" expliquait le porte-parole de l'équipe, Daan Luijkx.

"Qu'on l'envoie sur la lune" Dans le peloton, l'affaire a fait grand bruit et les coureurs condamnent unanimement l'attitude de celui que l'on surnommait "le Cobra". "Au revoir Riccardo, tu ne nous manqueras pas", a ironisé son compatriote Manuel Quinziato (BMC), à propos de la radiation à vie qui menace Ricco. "Riccardo va de nouveau faire du cyclisme un synonyme de dopage. C'est terrible pour notre sport. Qu'on le remette sur pied puis qu'on l'envoie sur la lune", a proposé le Suisse Fabian Cancellara. Enfin, pour Valerio Piva, directeur sportif d'HTC-Highroad, Ricco est "malade" et "ne mérite pas de deuxième chance".

Sportfootmagazine.be avec Belga

Le comité olympique italien (Coni) a décidé d'ouvrir mardi une procédure disciplinaire pour dopage contre le coureur Riccardo Ricco, hospitalisé dimanche pour un malaise dû à une autotransfusion. Ricco a dit à un médecin cité par la Gazzetta dello sport, mais non nommé, "s'être fait lui-même une autotransfusion de sang qu'il conservait dans le frigo de sa maison depuis 25 jours". Le Parquet de Modène a ouvert une enquête, et attend les résultats des premiers examens fait à l'hôpital de Pavullo. L'Italien, âgé de 27 ans, risque civilement trois mois à trois ans de prison, et sportivement la radiation pour récidive. Un récidiviste Ricco n'en est pas à son coup d'essai. Exclu du Tour de France 2008 pour dopage après avoir gagné deux étapes, le coureur a purgé vingt mois de suspension. Dès son retour en mars 2010, il s'était signalé en gagnant sans attendre (deux étapes de la Semaine Lombarde, une étape du Tour du Trentin) avant de signer l'été venu pour l'équipe néerlandaise Vacansoleil et remporter ensuite la Coppa Sabatini, une semi-classique de fin de saison. Il risque l'exclusion immédiate Vacansoleil a décidé d'attendre de "connaître la vérité" avant de sanctionner Ricco. "Mais il apparaît que si tout ce que l'on raconte est exact, Ricco risque l'exclusion immédiate et une procédure juridique sera entamée" expliquait le porte-parole de l'équipe, Daan Luijkx. "Qu'on l'envoie sur la lune" Dans le peloton, l'affaire a fait grand bruit et les coureurs condamnent unanimement l'attitude de celui que l'on surnommait "le Cobra". "Au revoir Riccardo, tu ne nous manqueras pas", a ironisé son compatriote Manuel Quinziato (BMC), à propos de la radiation à vie qui menace Ricco. "Riccardo va de nouveau faire du cyclisme un synonyme de dopage. C'est terrible pour notre sport. Qu'on le remette sur pied puis qu'on l'envoie sur la lune", a proposé le Suisse Fabian Cancellara. Enfin, pour Valerio Piva, directeur sportif d'HTC-Highroad, Ricco est "malade" et "ne mérite pas de deuxième chance". Sportfootmagazine.be avec Belga