D'où vous vient ce talent?
Tout petit déjà, j'imitais tout le monde autour de moi. A l'école, c'étaient les profs. J'étudiais même des matières en copiant oralement les manies des enseignants. Il m'arrivait de rassembler des gazettes sportives et puis je composais mon petit journal avec plusieurs intervenants. J'ai vite appris à saisir le tic verbal d'une personne. J'ai effectué mon stage à Vivacité et imité Jacky Mathijssen devant François Zaleski, un des journalistes. Il a été bluffé. Le lendemain, tout le monde me réclamait une imitation!

Il a fallu du temps avant de vous entendre sur antenne.
On me demande de passer depuis trois ans! J'ai toujours dit oui pour qu'on me foute la paix, mais sans franchir le pas. Déconner devant les potes, c'est chouette. A l'antenne, il y a une pression qui s'installe. Au fil du temps, c'est devenu de plus en plus en concret. Erik Libois était partant pour une séquence dans La troisième mi-temps. Cela n'a pas abouti. Pascal Scimè m'avait proposé d'intervenir pendant la Coupe du Monde. Mais les voix sont moins connues et j'avais plus de risques de me planter.

Quelles sont vos cibles privilégiées?
Les entraîneurs: Hugo Broos, Robert Waseige, Enzo Scifo, Aimé Anthuenis... Ce sont eux qu'on entend le plus. Et leur discours est moins formaté que celui des joueurs. Je me débrouille aussi avec Pierre François, Marcel Javaux, Stéphane Pauwels...

Votre plus belle réussite, c'est Raymond Domenech?
Comme Vercauteren, je l'ai bien cerné. Domenech parle très lentement, il pèse tous ses mots en y mettant une certaine intonation. Aux Guignols de l'info, sa marionnette a un débit de paroles beaucoup trop rapide.

Des envies de faire carrière?
Pas du tout! Je me considère comme un bon journaliste et je n'ai pas envie qu'on me considère comme un guignol ou une bête de foire. C'est divertissant et cela s'arrête là.

Qu'est-ce qui est difficile à gérer?
Le stress. Lors de mon passage à l'antenne, il a un peu perturbé quelques imitations. Il faut aussi avoir un bon esprit de répartie pour rebondir sur les interventions des autres.

Quels sont vos modèles?
Laurent Gerra, Nicolas Canteloup, Yves Lecocq. Le meilleur: Thierry le Luron. Il s'appropriait aussi bien la voix que la gestuelle d'une personne.

Simon Barzyczak

D'où vous vient ce talent? Tout petit déjà, j'imitais tout le monde autour de moi. A l'école, c'étaient les profs. J'étudiais même des matières en copiant oralement les manies des enseignants. Il m'arrivait de rassembler des gazettes sportives et puis je composais mon petit journal avec plusieurs intervenants. J'ai vite appris à saisir le tic verbal d'une personne. J'ai effectué mon stage à Vivacité et imité Jacky Mathijssen devant François Zaleski, un des journalistes. Il a été bluffé. Le lendemain, tout le monde me réclamait une imitation! Il a fallu du temps avant de vous entendre sur antenne. On me demande de passer depuis trois ans! J'ai toujours dit oui pour qu'on me foute la paix, mais sans franchir le pas. Déconner devant les potes, c'est chouette. A l'antenne, il y a une pression qui s'installe. Au fil du temps, c'est devenu de plus en plus en concret. Erik Libois était partant pour une séquence dans La troisième mi-temps. Cela n'a pas abouti. Pascal Scimè m'avait proposé d'intervenir pendant la Coupe du Monde. Mais les voix sont moins connues et j'avais plus de risques de me planter. Quelles sont vos cibles privilégiées? Les entraîneurs: Hugo Broos, Robert Waseige, Enzo Scifo, Aimé Anthuenis... Ce sont eux qu'on entend le plus. Et leur discours est moins formaté que celui des joueurs. Je me débrouille aussi avec Pierre François, Marcel Javaux, Stéphane Pauwels... Votre plus belle réussite, c'est Raymond Domenech? Comme Vercauteren, je l'ai bien cerné. Domenech parle très lentement, il pèse tous ses mots en y mettant une certaine intonation. Aux Guignols de l'info, sa marionnette a un débit de paroles beaucoup trop rapide. Des envies de faire carrière? Pas du tout! Je me considère comme un bon journaliste et je n'ai pas envie qu'on me considère comme un guignol ou une bête de foire. C'est divertissant et cela s'arrête là. Qu'est-ce qui est difficile à gérer? Le stress. Lors de mon passage à l'antenne, il a un peu perturbé quelques imitations. Il faut aussi avoir un bon esprit de répartie pour rebondir sur les interventions des autres. Quels sont vos modèles? Laurent Gerra, Nicolas Canteloup, Yves Lecocq. Le meilleur: Thierry le Luron. Il s'appropriait aussi bien la voix que la gestuelle d'une personne.Simon Barzyczak