Samedi, Marc Wilmots a relevé que l'Argentine avait refusé de jouer. C'est là une faible excuse car on aurait pu attendre de cette génération adulée qu'elle soit en mesure de démanteler une ligne défensive. Il est quand même surprenant que l'Argentine n'ait pas poursuivi sur sa lancée, après son but rapide, témoignant d'une certaine arrogance à l'égard des Diables Rouges, comme si elle voulait montrer qu'il ne pouvait plus rien lui arriver. Lionel Messi et ses comparses se sont contentés de contrôler le match. Simplement, efficacement.

Naturellement, les Diables Rouges ont rempli leur mission au Brésil. Ils visaient les quarts de finale. Pendant plus de trois semaines, le pays a vécu au rythme du football avec une passion inédite, même si l'euphorie générale a donné une image erronée du jeu de l'équipe - indépendamment du match fou contre les USA. Mais 120 bonnes minutes sur 480, c'est un bulletin trop maigre.

Les Diables Rouges ont du potentiel et donc un avenir. Cette jeune équipe manque de l'expérience et de la ruse requises pour passer le cap des quarts de finale à ce niveau. Ils vont poursuivre leur développement au sein de leurs clubs étrangers respectifs. Cela doit offrir des perspectives pour l'EURO 2016. Contre l'Argentine, trop de joueurs n'ont pas atteint leur meilleur niveau et ont été impressionnés par les circonstances. Ils ont perdu des duels et se sont forgé peu d'occasions. Après toutes les louanges des derniers mois, cela doit induire une analyse approfondie de Marc Wilmots et de cette génération de footballeurs, à commencer par Eden Hazard. Son remplacement contre l'Argentine symbolise son tournoi. D'aucuns s'interrogent sur ce manque de rendement. Depuis des mois, Eden Hazard a adopté une attitude étrange. En son for intérieur, il doit bouillonner de frustrations.

Les résultats camouflent les irritations, qui ne remontent à la surface qu'ensuite. Après l'élimination, on a noté que l'équipe s'était trop peu entraînée tactiquement, en prévision des matches. Plusieurs joueurs l'ont fait savoir à la presse, par des périphrases. C'est bizarre car on pourrait s'attendre à ce qu'un groupe de grands footballeurs en débattent ensemble.

Les Diables Rouges doivent progresser tactiquement, personne ne peut le nier. Le match contre l'Argentine l'a montré, comme auparavant les matches contre l'Algérie, la Russie et la Corée du Sud. Ils disposent de trop peu d'automatismes, de schémas rodés quand le match est fermé. C'est très différent du football emballé avec lequel les Diables Rouges ont obtenu des succès dans les années 80.

Marc Wilmots est piqué au vif quand on lui reproche de ne pas exercer la tactique. S'il est malin, il réfléchira à ce qui mijote dans le groupe. On vante l'approche psychologique de Wilmots, qui a su souder cette équipe. Le sélectionneur est en bons termes avec le groupe. Mais malgré son imposante carrière de joueur, Wilmots est un entraîneur relativement inexpérimenté, à la tête d'un groupe peu chevronné.

Les remplacements en or que le sélectionneur a effectués en cours de tournoi ont accru son assurance et ont paru lui conférer une aura d'invincibilité. Toutefois, comme les Diables Rouges, Marc Wilmots a encore du chemin devant lui, sur beaucoup d'aspects. Pour lui aussi, cette Coupe du Monde a été un apprentissage dont il doit tirer les conclusions. Il est déjà confronté à des attentes élevées pour l'EURO 2016. Et surtout à des adversaires qui savent comment contrer ces Diables Rouges.

Samedi, Marc Wilmots a relevé que l'Argentine avait refusé de jouer. C'est là une faible excuse car on aurait pu attendre de cette génération adulée qu'elle soit en mesure de démanteler une ligne défensive. Il est quand même surprenant que l'Argentine n'ait pas poursuivi sur sa lancée, après son but rapide, témoignant d'une certaine arrogance à l'égard des Diables Rouges, comme si elle voulait montrer qu'il ne pouvait plus rien lui arriver. Lionel Messi et ses comparses se sont contentés de contrôler le match. Simplement, efficacement. Naturellement, les Diables Rouges ont rempli leur mission au Brésil. Ils visaient les quarts de finale. Pendant plus de trois semaines, le pays a vécu au rythme du football avec une passion inédite, même si l'euphorie générale a donné une image erronée du jeu de l'équipe - indépendamment du match fou contre les USA. Mais 120 bonnes minutes sur 480, c'est un bulletin trop maigre. Les Diables Rouges ont du potentiel et donc un avenir. Cette jeune équipe manque de l'expérience et de la ruse requises pour passer le cap des quarts de finale à ce niveau. Ils vont poursuivre leur développement au sein de leurs clubs étrangers respectifs. Cela doit offrir des perspectives pour l'EURO 2016. Contre l'Argentine, trop de joueurs n'ont pas atteint leur meilleur niveau et ont été impressionnés par les circonstances. Ils ont perdu des duels et se sont forgé peu d'occasions. Après toutes les louanges des derniers mois, cela doit induire une analyse approfondie de Marc Wilmots et de cette génération de footballeurs, à commencer par Eden Hazard. Son remplacement contre l'Argentine symbolise son tournoi. D'aucuns s'interrogent sur ce manque de rendement. Depuis des mois, Eden Hazard a adopté une attitude étrange. En son for intérieur, il doit bouillonner de frustrations. Les résultats camouflent les irritations, qui ne remontent à la surface qu'ensuite. Après l'élimination, on a noté que l'équipe s'était trop peu entraînée tactiquement, en prévision des matches. Plusieurs joueurs l'ont fait savoir à la presse, par des périphrases. C'est bizarre car on pourrait s'attendre à ce qu'un groupe de grands footballeurs en débattent ensemble. Les Diables Rouges doivent progresser tactiquement, personne ne peut le nier. Le match contre l'Argentine l'a montré, comme auparavant les matches contre l'Algérie, la Russie et la Corée du Sud. Ils disposent de trop peu d'automatismes, de schémas rodés quand le match est fermé. C'est très différent du football emballé avec lequel les Diables Rouges ont obtenu des succès dans les années 80. Marc Wilmots est piqué au vif quand on lui reproche de ne pas exercer la tactique. S'il est malin, il réfléchira à ce qui mijote dans le groupe. On vante l'approche psychologique de Wilmots, qui a su souder cette équipe. Le sélectionneur est en bons termes avec le groupe. Mais malgré son imposante carrière de joueur, Wilmots est un entraîneur relativement inexpérimenté, à la tête d'un groupe peu chevronné. Les remplacements en or que le sélectionneur a effectués en cours de tournoi ont accru son assurance et ont paru lui conférer une aura d'invincibilité. Toutefois, comme les Diables Rouges, Marc Wilmots a encore du chemin devant lui, sur beaucoup d'aspects. Pour lui aussi, cette Coupe du Monde a été un apprentissage dont il doit tirer les conclusions. Il est déjà confronté à des attentes élevées pour l'EURO 2016. Et surtout à des adversaires qui savent comment contrer ces Diables Rouges.