Par John Baete

Si Michel Preud'homme est certes champion en Arabie saoudite et Eric Gerets entraîne le Maroc, ils ne défraient pas la chronique du haut niveau, loin s'en faut. On rêve pourtant qu'ils se pointent sous des latitudes européennes, là où ça se passe, pour apprécier leur vrai niveau. On aimerait aussi les voir en Belgique, en club ou en équipe nationale, mais on ne croit plus au Père Noël depuis longtemps. Impayables, tout comme ces Diables que tant de pays bien établis nous envient.

En partant pour le Club Bruges, Georges Leekens leur a fait un beau cadeau : l'espoir d'être enfin bien placés sous sur le terrain et d'être intégrés à une bonne animation tactique. Ils vont peut-être bien jouer au football maintenant. Pour Papy G., l'offre brugeoise a immédiatement percuté : un dernier beau contrat avec une mission nationale contre la possibilité d'être ridiculisé sur le plan international. Courage, fuyons! Toutes ses belles paroles creuses de propagande se sont envolées dans un coup de vent de Mer du Nord. Cynique jusqu'au bout des ongles, il n'a pas le moindre regret; il a même osé dire qu'il avait tracé l'avenir de l'équipe nationale .

Le président de l'Union belge François De Keersmaecker et son responsable sportif Philippe Collin ont été roulés dans la farine. Ils ne peuvent pas dire qu'ils n'ont pas été assez prévenus de ce qui pouvait les attendre avec Leekens. Et ça après l'épisode Advocaat ! En plus, les résultats ne sont pas là : l'EURO va commencer sans nous.

De Keersmaecker et Collin ont beau se montrer offusqués, ils ne peuvent pas découvrir tout à coup qui est Leekens après l'avoir encensé. Ce serait bien qu'ils présentent leur démission au Comité exécutif... Il faudrait que le football belge dans son ensemble réalise qu'on ne place pas ses Diables Rouges entre les mains de n'importe qui. Que tout cela fait amateur ! La tête de De Keersmaecker ne tient plus qu'à des bons résultats de l'équipe nationale et Collin a vu son aura d'homme puissant du foot belge ébranlée.

Mais le secrétaire-général d'Anderlecht va vouloir rester à tout prix à l'UB. Paradoxal alors que son cousin Roger Vanden Stock s'en est retiré, dégoûté ? Non, c'est à cause d'une promesse. Feu Constant Vanden Stock avait exigé que son club soit très bien représenté à la fédération. Question de prestige. Là, c'est mal barré et en plus, la guéguerre avec l'ennemi brugeois va reprendre de plus belle. Collin n'a de cesse de le fustiger depuis dimanche... et cela rappelle le bon vieux temps quand, sous la présidence fédérale d'un autre brugeois, le Dr Michel D'Hooghe, Leekens avait été exfiltré de Mouscron pour devenir coach national !

Les fans des Diables et supporters des clubs rivaux du Club Bruges pourront toujours rigoler en disant que le départ de Papy G. augmente les compétences techniques des Diables tout en diminuant celle des Blauw en Zwart. Mais l'heure est grave : le départ de Leekens marque la faillite du système construit autour de l'équipe nationale. C'est donc le moment d'essayer de voir clair dans la compétence des décideurs sportifs. Un virage à ne plus rater.

Comme Leekens, Ariel Jacobs et José Riga ont souvent été critiqués dans ces lignes. Et il y avait de quoi. Jacobs n'a jamais assez fait progresser son équipe dans la recherche d'un football à la fois efficace et séduisant; RSCA oblige. Riga a démontré que le haut niveau était hors de portée pour lui; il a raison de se tourner vers les jeunes. On espère écrire à l'avenir à propos de coaches plus à la hauteur des exigences du Club Belgique, d'Anderlecht et du Standard. Bref, la pression est sur les décideurs.

Par John BaeteSi Michel Preud'homme est certes champion en Arabie saoudite et Eric Gerets entraîne le Maroc, ils ne défraient pas la chronique du haut niveau, loin s'en faut. On rêve pourtant qu'ils se pointent sous des latitudes européennes, là où ça se passe, pour apprécier leur vrai niveau. On aimerait aussi les voir en Belgique, en club ou en équipe nationale, mais on ne croit plus au Père Noël depuis longtemps. Impayables, tout comme ces Diables que tant de pays bien établis nous envient. En partant pour le Club Bruges, Georges Leekens leur a fait un beau cadeau : l'espoir d'être enfin bien placés sous sur le terrain et d'être intégrés à une bonne animation tactique. Ils vont peut-être bien jouer au football maintenant. Pour Papy G., l'offre brugeoise a immédiatement percuté : un dernier beau contrat avec une mission nationale contre la possibilité d'être ridiculisé sur le plan international. Courage, fuyons! Toutes ses belles paroles creuses de propagande se sont envolées dans un coup de vent de Mer du Nord. Cynique jusqu'au bout des ongles, il n'a pas le moindre regret; il a même osé dire qu'il avait tracé l'avenir de l'équipe nationale . Le président de l'Union belge François De Keersmaecker et son responsable sportif Philippe Collin ont été roulés dans la farine. Ils ne peuvent pas dire qu'ils n'ont pas été assez prévenus de ce qui pouvait les attendre avec Leekens. Et ça après l'épisode Advocaat ! En plus, les résultats ne sont pas là : l'EURO va commencer sans nous. De Keersmaecker et Collin ont beau se montrer offusqués, ils ne peuvent pas découvrir tout à coup qui est Leekens après l'avoir encensé. Ce serait bien qu'ils présentent leur démission au Comité exécutif... Il faudrait que le football belge dans son ensemble réalise qu'on ne place pas ses Diables Rouges entre les mains de n'importe qui. Que tout cela fait amateur ! La tête de De Keersmaecker ne tient plus qu'à des bons résultats de l'équipe nationale et Collin a vu son aura d'homme puissant du foot belge ébranlée. Mais le secrétaire-général d'Anderlecht va vouloir rester à tout prix à l'UB. Paradoxal alors que son cousin Roger Vanden Stock s'en est retiré, dégoûté ? Non, c'est à cause d'une promesse. Feu Constant Vanden Stock avait exigé que son club soit très bien représenté à la fédération. Question de prestige. Là, c'est mal barré et en plus, la guéguerre avec l'ennemi brugeois va reprendre de plus belle. Collin n'a de cesse de le fustiger depuis dimanche... et cela rappelle le bon vieux temps quand, sous la présidence fédérale d'un autre brugeois, le Dr Michel D'Hooghe, Leekens avait été exfiltré de Mouscron pour devenir coach national ! Les fans des Diables et supporters des clubs rivaux du Club Bruges pourront toujours rigoler en disant que le départ de Papy G. augmente les compétences techniques des Diables tout en diminuant celle des Blauw en Zwart. Mais l'heure est grave : le départ de Leekens marque la faillite du système construit autour de l'équipe nationale. C'est donc le moment d'essayer de voir clair dans la compétence des décideurs sportifs. Un virage à ne plus rater. Comme Leekens, Ariel Jacobs et José Riga ont souvent été critiqués dans ces lignes. Et il y avait de quoi. Jacobs n'a jamais assez fait progresser son équipe dans la recherche d'un football à la fois efficace et séduisant; RSCA oblige. Riga a démontré que le haut niveau était hors de portée pour lui; il a raison de se tourner vers les jeunes. On espère écrire à l'avenir à propos de coaches plus à la hauteur des exigences du Club Belgique, d'Anderlecht et du Standard. Bref, la pression est sur les décideurs.