Par Pierre Bilic
Vendredi, à Zagreb, les Diables Rouges représenteront la Belgique dans toutes ses diversités. Il a fallu le temps avant que l'équipe nationale accueille des enfants d'immigrés, aujourd'hui à la base du renouveau de notre team représentatif.

Le processus a véritablement commencé au début des années '80. Fils d'un ouvrier mineur polonais, qui lutta dans l'armée américaine durant la Deuxième guerre mondiale, Alex Czerniatynski opta pour la nationalité belge à 16 ans. Il n'avait jamais foulé la terre de ses parents, alors prisonnière du Rideau de fer. Czernia a rendu de bons services aux Diables Rouges, notamment sur les terrains du Mondial '82.

À cette époque, Juan Lozano, un des plus grands artistes ayant jamais foulé les terrains de D1, Anversois d'origine espagnole, né en Andalousie, demande la nationalité belge. Guy Thys, coach des Diables Rouges, est aux anges: Lozano sera son Mozart. Hélas, si la Chambre accepte la demande de Lozano, le Sénat la refuse. Incompréhensible, car le gentil Juan est aussi Anversois que Brabo.

Trente ans plus tard, le football a changé. Les meilleurs joueurs gèrent attentivement leur carrière et accumulent des fortunes considérables. Né à Bruxelles, Adnan Januzaj (18 ans) a joué en équipes de jeunes au RWDM et à Anderlecht avant d'être recruté par Manchester United en 2011. Comparé à Johan Cruijff, ce milieu de terrain belge, d'origine albanaise, est désormais courtisé par les plus grands clubs. Les règlements lui permettent d'opter pour l'équipe nationale de plusieurs pays: celui de ses parents, la terre où il est né et a grandi (la Belgique), l'Angleterre dans quelques années.

C'était plus simple du temps de Czernia et de Lozano. Zakari Bakkali (PSV, mais qui a grandi à Liège) a récemment opté en faveur des Diables Rouges. Conseillé par un agent de joueur belge, Dirk Devriese, Januzaj n'a pas encore fait son choix. Une réponse plus nette aurait été préférable. Attend-il que la Belgique se qualifie pour le Brésil ? Czernia n'avait pas hésité, lui, et il participa à la qualification de la Belgique pour le Mondial 82.

Par Pierre Bilic Vendredi, à Zagreb, les Diables Rouges représenteront la Belgique dans toutes ses diversités. Il a fallu le temps avant que l'équipe nationale accueille des enfants d'immigrés, aujourd'hui à la base du renouveau de notre team représentatif. Le processus a véritablement commencé au début des années '80. Fils d'un ouvrier mineur polonais, qui lutta dans l'armée américaine durant la Deuxième guerre mondiale, Alex Czerniatynski opta pour la nationalité belge à 16 ans. Il n'avait jamais foulé la terre de ses parents, alors prisonnière du Rideau de fer. Czernia a rendu de bons services aux Diables Rouges, notamment sur les terrains du Mondial '82. À cette époque, Juan Lozano, un des plus grands artistes ayant jamais foulé les terrains de D1, Anversois d'origine espagnole, né en Andalousie, demande la nationalité belge. Guy Thys, coach des Diables Rouges, est aux anges: Lozano sera son Mozart. Hélas, si la Chambre accepte la demande de Lozano, le Sénat la refuse. Incompréhensible, car le gentil Juan est aussi Anversois que Brabo. Trente ans plus tard, le football a changé. Les meilleurs joueurs gèrent attentivement leur carrière et accumulent des fortunes considérables. Né à Bruxelles, Adnan Januzaj (18 ans) a joué en équipes de jeunes au RWDM et à Anderlecht avant d'être recruté par Manchester United en 2011. Comparé à Johan Cruijff, ce milieu de terrain belge, d'origine albanaise, est désormais courtisé par les plus grands clubs. Les règlements lui permettent d'opter pour l'équipe nationale de plusieurs pays: celui de ses parents, la terre où il est né et a grandi (la Belgique), l'Angleterre dans quelques années. C'était plus simple du temps de Czernia et de Lozano. Zakari Bakkali (PSV, mais qui a grandi à Liège) a récemment opté en faveur des Diables Rouges. Conseillé par un agent de joueur belge, Dirk Devriese, Januzaj n'a pas encore fait son choix. Une réponse plus nette aurait été préférable. Attend-il que la Belgique se qualifie pour le Brésil ? Czernia n'avait pas hésité, lui, et il participa à la qualification de la Belgique pour le Mondial 82.