L'histoire commence par une banale rupture de contrat. Celle du défenseur nigérian de Bolton, Daniel Shittu. A cette occasion, la BBC rappelle les règles d'un concours lancé le 31 août par ce robuste défenseur: la Soccer Star Project, une série de trials organisés, d'octobre à décembre, dans les cinq provinces du Nigéria. "Je veux juste que les gens puissent vivre leur rêve", explique le défenseur nigérian.

Shittu, qui faisait partie de l'équipe nigériane lors de la dernière Coupe du Monde, s'est occupé à mettre sur pied l'organisation de ces épreuves et à trouver des débouchés pour ces jeunes talents. Et c'est là que la situation devient cocasse. Car lors de la présentation, on apprend que le gagnant se verra offrir un an de contrat "dans un club de division un belge, le Royal Charleroi". Les deux derniers finalistes malheureux reçoivent quant à eux une année de football dans une université américaine. Une sorte de Star Academy footballistique.

L'info fait le tour des médias anglo-saxons qui louent ce projet éducatif et caritatif. Le hic, c'est que le Sporting de Charleroi n'est au courant de rien. "Ah bon", rigole le secrétaire général de Charleroi, Pierre-Yves Hendrickx. "Vous me l'apprenez!", dit-il avant de se brancher sur internet pour vérifier.

Le Sporting de Charleroi n'a, en effet, rien à voir avec cette action. Le club de D1 belge en question végète en...D3. Une seule vérité dans cette conférence de presse: la situation géographique. C'est bien à Charleroi que le vainqueur de ce concours aboutira mais à l'Olympic.

Repris en fin de saison dernière par un consortium piloté par l'agent de joueurs anglais (et ancien joueur du Sporting), Peter Harrison, l'Olympic compte donc servir de tremplin à toute une série de joueurs. Mais pourquoi si peu de publicité en Belgique? "C'est vrai que pour une fois que l'Olympic a une bonne idée, on n'en parle pas", reconnaît le bras droit d'Harrison, Freddy Delanghe (également un ancien joueur du Sporting).

Cette idée a germé dans l'esprit d'Harrison qui a profité de ses nombreux contacts pour peaufiner le projet avec Shittu. Conférence de presse (avec de nombreuses erreurs), interviews télévisées et lancement du projet au Nigéria, relayé par la télévision locale. "On peut me voir interviewé par la TV nigériane sur Youtube, parait-il", rajoute Delanghe.

Reste qu'un certain flou demeure. Impossible de savoir quand le vainqueur arrivera en Belgique. Ni s'il sera seul ou accompagné car les finalistes ne verront peut-être jamais les Etats-Unis. "Les accords avec les universités ne sont pas encore finalisés. Quant à nous, il est normal que si on prend le vainqueur, on garde un oeil sur la médaille d'argent et de bronze", dit Delanghe.

Stéphane Vande Velde

L'histoire commence par une banale rupture de contrat. Celle du défenseur nigérian de Bolton, Daniel Shittu. A cette occasion, la BBC rappelle les règles d'un concours lancé le 31 août par ce robuste défenseur: la Soccer Star Project, une série de trials organisés, d'octobre à décembre, dans les cinq provinces du Nigéria. "Je veux juste que les gens puissent vivre leur rêve", explique le défenseur nigérian. Shittu, qui faisait partie de l'équipe nigériane lors de la dernière Coupe du Monde, s'est occupé à mettre sur pied l'organisation de ces épreuves et à trouver des débouchés pour ces jeunes talents. Et c'est là que la situation devient cocasse. Car lors de la présentation, on apprend que le gagnant se verra offrir un an de contrat "dans un club de division un belge, le Royal Charleroi". Les deux derniers finalistes malheureux reçoivent quant à eux une année de football dans une université américaine. Une sorte de Star Academy footballistique. L'info fait le tour des médias anglo-saxons qui louent ce projet éducatif et caritatif. Le hic, c'est que le Sporting de Charleroi n'est au courant de rien. "Ah bon", rigole le secrétaire général de Charleroi, Pierre-Yves Hendrickx. "Vous me l'apprenez!", dit-il avant de se brancher sur internet pour vérifier. Le Sporting de Charleroi n'a, en effet, rien à voir avec cette action. Le club de D1 belge en question végète en...D3. Une seule vérité dans cette conférence de presse: la situation géographique. C'est bien à Charleroi que le vainqueur de ce concours aboutira mais à l'Olympic. Repris en fin de saison dernière par un consortium piloté par l'agent de joueurs anglais (et ancien joueur du Sporting), Peter Harrison, l'Olympic compte donc servir de tremplin à toute une série de joueurs. Mais pourquoi si peu de publicité en Belgique? "C'est vrai que pour une fois que l'Olympic a une bonne idée, on n'en parle pas", reconnaît le bras droit d'Harrison, Freddy Delanghe (également un ancien joueur du Sporting). Cette idée a germé dans l'esprit d'Harrison qui a profité de ses nombreux contacts pour peaufiner le projet avec Shittu. Conférence de presse (avec de nombreuses erreurs), interviews télévisées et lancement du projet au Nigéria, relayé par la télévision locale. "On peut me voir interviewé par la TV nigériane sur Youtube, parait-il", rajoute Delanghe. Reste qu'un certain flou demeure. Impossible de savoir quand le vainqueur arrivera en Belgique. Ni s'il sera seul ou accompagné car les finalistes ne verront peut-être jamais les Etats-Unis. "Les accords avec les universités ne sont pas encore finalisés. Quant à nous, il est normal que si on prend le vainqueur, on garde un oeil sur la médaille d'argent et de bronze", dit Delanghe. Stéphane Vande Velde