Parmi les dirigeants qui ont précisé qu'ils ne se déplaceraient pas à Sotchi, on compte le Premier ministre, Elio Di Rupo, le président français, François Hollande, les Allemands Angela Merkel et Joachim Gauck, ainsi que le président américain, Barack Obama. Les autorités russes minimisent ces absences "par la venue de nombreuses autres personnalités à la cérémonie des JO", explique la spécialisée de la politique russe Nina Bachkatov (ULG). "Les JO ne s'adressent pas seulement aux Occidentaux mais aux dirigeants du monde entier. Le but de Poutine est de montrer que la Russie est un partenaire commercial et politique fort sur l'échiquier international. C'est pourquoi le poids de l'opinion occidentale est relativisé par les Russes". Et puis, traditionnellement, les Olympiades d'hiver attirent moins de dirigeants. "Certains chefs d'Etat et de gouvernement n'ont absolument pas l'habitude de se rendre à l'inauguration des JO", a relativisé Le président Vladimir Poutine dans un entretien télévisé à la mi-janvier. "Je ne voudrais pas mélanger le sport et la politique", a-t-il ajouté. Sport et politique ne sont cependant jamais loin. Au mois de décembre, le président russe est revenu sur l'interdiction de manifester et a cédé aux pressions du Comité International Olympique en autorisant les manifestations durant les Jeux, pour autant qu'elles se limitent à une "zone spéciale". Vladimir Poutine a également envoyé un signal politique fort en libérant des figures emblématiques de l'opposition comme Mikhaïl Khodorkovsky et les Pussy Riot, puis en affirmant que la Russie accueillerait tous les sportifs et visiteurs, indépendamment de leur orientation sexuelle. Mais ces gestes sont à interpréter comme "une stratégie temporaire", estime Xavier Follebouckt (UCL)."C'est sa façon de gérer les regards internationaux sur le respect des droits de l'homme en Russie". Mais ces mesures "cosmétiques et ponctuelles" ne changeront rien à l'absence de réforme de fonds pour lutter contre la torture, les conditions de détention dans les camps de travail ou encore l'intimidation de militants d'ONG et de journaliste, relativise Aude Merlin (ULB). (Belga)

Parmi les dirigeants qui ont précisé qu'ils ne se déplaceraient pas à Sotchi, on compte le Premier ministre, Elio Di Rupo, le président français, François Hollande, les Allemands Angela Merkel et Joachim Gauck, ainsi que le président américain, Barack Obama. Les autorités russes minimisent ces absences "par la venue de nombreuses autres personnalités à la cérémonie des JO", explique la spécialisée de la politique russe Nina Bachkatov (ULG). "Les JO ne s'adressent pas seulement aux Occidentaux mais aux dirigeants du monde entier. Le but de Poutine est de montrer que la Russie est un partenaire commercial et politique fort sur l'échiquier international. C'est pourquoi le poids de l'opinion occidentale est relativisé par les Russes". Et puis, traditionnellement, les Olympiades d'hiver attirent moins de dirigeants. "Certains chefs d'Etat et de gouvernement n'ont absolument pas l'habitude de se rendre à l'inauguration des JO", a relativisé Le président Vladimir Poutine dans un entretien télévisé à la mi-janvier. "Je ne voudrais pas mélanger le sport et la politique", a-t-il ajouté. Sport et politique ne sont cependant jamais loin. Au mois de décembre, le président russe est revenu sur l'interdiction de manifester et a cédé aux pressions du Comité International Olympique en autorisant les manifestations durant les Jeux, pour autant qu'elles se limitent à une "zone spéciale". Vladimir Poutine a également envoyé un signal politique fort en libérant des figures emblématiques de l'opposition comme Mikhaïl Khodorkovsky et les Pussy Riot, puis en affirmant que la Russie accueillerait tous les sportifs et visiteurs, indépendamment de leur orientation sexuelle. Mais ces gestes sont à interpréter comme "une stratégie temporaire", estime Xavier Follebouckt (UCL)."C'est sa façon de gérer les regards internationaux sur le respect des droits de l'homme en Russie". Mais ces mesures "cosmétiques et ponctuelles" ne changeront rien à l'absence de réforme de fonds pour lutter contre la torture, les conditions de détention dans les camps de travail ou encore l'intimidation de militants d'ONG et de journaliste, relativise Aude Merlin (ULB). (Belga)