Vous n'avez pas quitté le Standard en très bons termes. Quel regard portez-vous sur cette période, avec le recul ?

La nouvelle direction m'a dit que je pouvais partir si j'avais une offre. Mon entretien avec le Lokomotiv Moscou a été positif jusqu'à ce que mon manager reçoive un coup de fil de Porto, qui s'intéressait à moi. Quand Porto a appris que Moscou me voulait, il m'a demandé d'attendre. Le Lokomotiv voulait que je me décide rapidement et a proposé une vraie manne mais je n'aime pas être placé sous pression.

Sur le plan strictement financier, Moscou était plus intéressant ? Oui. Plus âgé, j'aurais immédiatement signé mais le défi sportif offert par Porto m'a davantage intéressé : il fait partie du top 8 européen. Ce revirement n'a pas plu au Standard qui avait déjà un accord avec Moscou et allait recevoir une indemnité intéressante. Pierre François m'a demandé de me déterminer et on m'a retiré le bon de sortie accordé. Le lundi, j'ai appris que je devais avoir un accord en poche le vendredi. Je n'ai pas trouvé ça très chouette.

Vous n'avez finalement pas joué contre Zurich.

J'ai été out une semaine. Le dimanche, je suis revenu de chez Lieven Maesschalck. Le mardi, le Standard jouait contre Zurich. Pierre François m'a demandé si j'étais en état de jouer. J'ai répondu : - Oui mais je ne suis pas fit. Et si je joue contre Zurich, vous ne pourrez pas me vendre à une formation qui participe aussi à la Ligue des Champions. On m'a écarté en faisant croire que c'était ma décision, ce qui était faux ( NDLR- Riga avait déclaré officiellement qu'en accord avec le joueur, il décidait de ne pas l'aligner parce que Defour avait trop de choses en tête).

Vous allez sans doute rester un certain temps à Porto car une clause de votre contrat stipule que le club acquéreur devra débourser 50 millions ? Le directeur sportif a affirmé me soutenir, croire en moi et que c'est pour cela que le club demande autant. Rester ici cinq ans ne me déplairait pas.

Et si ça ne va pas, Luciano D'Onofrio ne peut plus vous transférer à Anderlecht...

Je savais que vous alliez dire ça ! Anderlecht, c'est impossible. Je ne faisais qu'un avec les supporters du Standard. J'ai trop grandi avec ce club pour rejoindre Anderlecht. Luciano ne m'aurait jamais demandé ça.

Avez-vous encore des nouvelles de Luciano D'Onofrio ?

Oui. Il trouve que je dois chercher davantage le but : - Tu es un grand joueur, maintenant, mais si en plus tu marques, tu seras un tout grand. Que répondez-vous aux critiques du Standard, qui accuse D'Onofrio d'être derrière les transferts de Mangala, de Witsel et de vous-même ?

Si tout le monde en profite, qu'importe que ce soit Pierre ou Paul qui soit derrière ces transferts...

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Steven Defour au Portugal dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Geert Foutré, Sport/Foot Magazine

Vous n'avez pas quitté le Standard en très bons termes. Quel regard portez-vous sur cette période, avec le recul ? La nouvelle direction m'a dit que je pouvais partir si j'avais une offre. Mon entretien avec le Lokomotiv Moscou a été positif jusqu'à ce que mon manager reçoive un coup de fil de Porto, qui s'intéressait à moi. Quand Porto a appris que Moscou me voulait, il m'a demandé d'attendre. Le Lokomotiv voulait que je me décide rapidement et a proposé une vraie manne mais je n'aime pas être placé sous pression. Sur le plan strictement financier, Moscou était plus intéressant ? Oui. Plus âgé, j'aurais immédiatement signé mais le défi sportif offert par Porto m'a davantage intéressé : il fait partie du top 8 européen. Ce revirement n'a pas plu au Standard qui avait déjà un accord avec Moscou et allait recevoir une indemnité intéressante. Pierre François m'a demandé de me déterminer et on m'a retiré le bon de sortie accordé. Le lundi, j'ai appris que je devais avoir un accord en poche le vendredi. Je n'ai pas trouvé ça très chouette. Vous n'avez finalement pas joué contre Zurich. J'ai été out une semaine. Le dimanche, je suis revenu de chez Lieven Maesschalck. Le mardi, le Standard jouait contre Zurich. Pierre François m'a demandé si j'étais en état de jouer. J'ai répondu : - Oui mais je ne suis pas fit. Et si je joue contre Zurich, vous ne pourrez pas me vendre à une formation qui participe aussi à la Ligue des Champions. On m'a écarté en faisant croire que c'était ma décision, ce qui était faux ( NDLR- Riga avait déclaré officiellement qu'en accord avec le joueur, il décidait de ne pas l'aligner parce que Defour avait trop de choses en tête). Vous allez sans doute rester un certain temps à Porto car une clause de votre contrat stipule que le club acquéreur devra débourser 50 millions ? Le directeur sportif a affirmé me soutenir, croire en moi et que c'est pour cela que le club demande autant. Rester ici cinq ans ne me déplairait pas. Et si ça ne va pas, Luciano D'Onofrio ne peut plus vous transférer à Anderlecht... Je savais que vous alliez dire ça ! Anderlecht, c'est impossible. Je ne faisais qu'un avec les supporters du Standard. J'ai trop grandi avec ce club pour rejoindre Anderlecht. Luciano ne m'aurait jamais demandé ça. Avez-vous encore des nouvelles de Luciano D'Onofrio ? Oui. Il trouve que je dois chercher davantage le but : - Tu es un grand joueur, maintenant, mais si en plus tu marques, tu seras un tout grand. Que répondez-vous aux critiques du Standard, qui accuse D'Onofrio d'être derrière les transferts de Mangala, de Witsel et de vous-même ? Si tout le monde en profite, qu'importe que ce soit Pierre ou Paul qui soit derrière ces transferts... Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Steven Defour au Portugal dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Geert Foutré, Sport/Foot Magazine