Par Stéphane Vande Velde

Ces play-offs offrent un visage contrasté de chaque équipe. À chaque match sa vérité. Bruges est capable de mi-temps d'anthologie mais également d'écroulements spectaculaires. Le Standard peut éblouir et commettre des erreurs de débutant. Quant aux petits poucets de Lokeren et de Zulte Waregem, que l'on pensait écartés après trois matches, les voilà qu'ils donnent une leçon de football aux ténors. Voilà pour le jeu.

Mais ces play-offs servent également de révélateur à d'autres niveaux. Les grands dirigeants visionnaires de notre football se prennent chaque semaine une veste. En cause ? Leur politique de transfert. On a trop souvent relevé le peu de vision des dirigeants des grands clubs (Bruges, Anderlecht et le Standard). Sur le marché des transferts, on cherche toujours la bonne affaire et plus on transfère, plus on se dit qu'il y aura bien dans le tas un bon joueur. Par contre, il est très rare de voir un transfert consécutif à une recherche appuyée d'un profil bien défini. On assiste bien trop souvent à un jeu de copinage entre agents et surtout à des coups de poker bien aléatoires. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le rendement des transferts hivernaux, censés renforcer l'équipe pour ces play-offs.

À Anderlecht, on dit déjà que l'option d'achat de Demy De Zeeuw ne sera pas levée. Échec également pour Samuel Armenteros.

Au Standard, les Japonais pointent le bout du nez de temps en temps mais n'ont pas encore convaincu. Les Roumains, censés être efficaces d'entrée de jeu, végètent sur le banc. Quant à Loïc Négo, arrivé de l'AS Roma, on se demande s'il s'entraîne toujours avec le noyau.

À Bruges, le transfert de Laurens De Bock, qui se prend un carton rouge tous les deux matches, tourne au cauchemar. Celui d'Eidur Gudjohnsen reste mystérieux. Seul Oscar Duarte a trouvé sa place dans le onze.

En janvier, tous ces dirigeants déclaraient fièrement "être plus forts et parés pour le sprint final". En juin, je ne serais pas étonné que le discours évolue et que, confrontés à leurs erreurs, ils ne bottent en touche en clamant que "les transferts d'hiver doivent s'adapter et ne sont généralement rentables que la saison suivante." Une façon comme une autre de fuir leurs responsabilités.

Par Stéphane Vande VeldeCes play-offs offrent un visage contrasté de chaque équipe. À chaque match sa vérité. Bruges est capable de mi-temps d'anthologie mais également d'écroulements spectaculaires. Le Standard peut éblouir et commettre des erreurs de débutant. Quant aux petits poucets de Lokeren et de Zulte Waregem, que l'on pensait écartés après trois matches, les voilà qu'ils donnent une leçon de football aux ténors. Voilà pour le jeu. Mais ces play-offs servent également de révélateur à d'autres niveaux. Les grands dirigeants visionnaires de notre football se prennent chaque semaine une veste. En cause ? Leur politique de transfert. On a trop souvent relevé le peu de vision des dirigeants des grands clubs (Bruges, Anderlecht et le Standard). Sur le marché des transferts, on cherche toujours la bonne affaire et plus on transfère, plus on se dit qu'il y aura bien dans le tas un bon joueur. Par contre, il est très rare de voir un transfert consécutif à une recherche appuyée d'un profil bien défini. On assiste bien trop souvent à un jeu de copinage entre agents et surtout à des coups de poker bien aléatoires. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le rendement des transferts hivernaux, censés renforcer l'équipe pour ces play-offs. À Anderlecht, on dit déjà que l'option d'achat de Demy De Zeeuw ne sera pas levée. Échec également pour Samuel Armenteros. Au Standard, les Japonais pointent le bout du nez de temps en temps mais n'ont pas encore convaincu. Les Roumains, censés être efficaces d'entrée de jeu, végètent sur le banc. Quant à Loïc Négo, arrivé de l'AS Roma, on se demande s'il s'entraîne toujours avec le noyau. À Bruges, le transfert de Laurens De Bock, qui se prend un carton rouge tous les deux matches, tourne au cauchemar. Celui d'Eidur Gudjohnsen reste mystérieux. Seul Oscar Duarte a trouvé sa place dans le onze. En janvier, tous ces dirigeants déclaraient fièrement "être plus forts et parés pour le sprint final". En juin, je ne serais pas étonné que le discours évolue et que, confrontés à leurs erreurs, ils ne bottent en touche en clamant que "les transferts d'hiver doivent s'adapter et ne sont généralement rentables que la saison suivante." Une façon comme une autre de fuir leurs responsabilités.