Cette étape de 720 km, dont 290 de spéciale chronométrée, était la plus difficile depuis le départ du rallye à Lima samedi dernier : dunes gigantesques à plus de 2.000 mètres d'altitude, descentes vertigineuses, fesh fesh (poudre de sable), mais aussi, comme une récompense, une portion de parcours en bordure des flots bleus du Pacifique.

Pour la deuxième journée consécutive, c'est Nasser Al-Attiyah (Buggy) qui a signé le meilleur temps (3 h 28:46.), devant les deux Français, Guerlain Chicherit (SMG) et Peterhansel (Mini). Mais au classement général, Peterhansel et Al-Attiyah aux 2 premières places avec 5 mn d'écart, ont fait le break avec le 3e, le Sud-Africain Ginel De Villiers qui accuse 33 minutes de retard.

Un mano à mano se profile donc pour le reste de la course, entre le Qatariote (vainqueur en 2011 sur VW) et le décuple vainqueur de l'épreuve (6 en moto et 4 en auto) qui court pour une 11e victoire.

Gordon et Sainz perdent la course

Autre fait marquant de cette la 4e étape, l'envol définitif de tout espoir pour l'Américain Robby Gordon, non seulement de gagner la course, mais d'occuper une place honorable au classement définitif dans 11 jours. Au km 29 de la "spéciale", dans un champ de grandes dunes, son Hummer s'est retrouvé sur le toit, position inconfortable dans laquelle il est resté au moins 2 heures, avant de pouvoir repartir.

Pour le "bad boy" du rallye, exclu l'année dernière pour "non-conformité technique", combler un tel écart de temps avec la tête de course est du domaine de l'impossible.

Quant au "Matador" madrilène Carlos Sainz, il ne tue rien du tout. Lors de la 2ème étape il avait perdu une vingtaine de minutes, soi-disant en raison d'une défection de son GPS. Ce temps lui avait été rendu par les commissaires de courses. Mais les mêmes commissaires, 24H plus tard, après enquête technique approfondie, sont revenus sur leur décision, plombant de nouveau le pilote espagnol de 20 mn de retard.

Sainz est maintenant en 24e position au classement général avec 3 h 26 min de retard sur Peterhansel. Autant dire que les carottes sont cuites pour lui aussi.

Motos : triplé français au général


Il y a plus de 10 ans que ça ne s'était pas produit et pour les motards français, cette 4e étape du 34e Dakar est à marquer d'une pierre blanche: 3 pilotes hexagonaux, Olivier Pain (Yamaha), David Casteu (Yamaha) et Cyril Despres (Ktm) occupent, dans cet ordre, les trois premières places du classement général.

Si l'étape a été remportée par l'Espagnol Joan Barreda Bort (Husqvarna) en 3 h 41 min 09 sec, Cyril Despres, vainqueur de la veille qui ouvrait la piste, a perdu du temps en navigation. Il ne se classe que 15e mais reste dans le trio tricolore au général.

Camions : Serge Bruynkens détrône Tom Colsoul au général

Après avoir remporté les trois premières étapes, l'équipage composé des Néerlandais Gerard De Rooy et Darek Rodewald et de Tom Colsoul (IVECO) a perdu la tête du classement général en catégorie camions.

Cette 4e étape a été marquée par un doublé KAMAZ, les Russes Mardeev/Belyaev et Mirniy l'emportant avec 3:33 d'avance sur leurs compatriotes Karginov/Devyatkin et Mokeev.

Sixièmes de l'étape, Serge Bruynkens et ses équipiers tchèques Ales Loprais et Radim Pustejovsky (Tatra) ont pris la tête du classement général, où ils comptent 56 secondes d'avance sur De Rooy/Colsoul/Rodewald, qui n'ont signé que le 7e temps mardi, à 26 minutes des vainqueurs.

L'équipage de Tom Colsoul n'a pas été épargné par les problèmes mardi. "Nous n'avons pas vu une dune qui se trouvait juste après une autre. Nous nous sommes donc retrouvés bloqués dans le sable. Notre coéquipier Miki Biasion est venu nous tirer d'affaire après une dizaine de minutes et nous avons pu continuer", raconte Tom Colsoul.

"Nous avons aussi été victimes de deux crevaisons. Conclusion : nous étions encore les plus rapides aujourd'hui, mais nous avons été freinés par les pannes. Nous avons perdu 26 minutes sur les vainqueurs, mais nous avons été bloqués 10 minutes dans le sable et avons dû changer de pneus. Changer les pneus d'un camion, cela prend plus de temps que sur une voiture", conclut le Belge.

Ce mercredi, le Dakar va quitter le Pérou et entrer au Chili, lors d'une étape de 411 km dont 136 de "spéciale" pour les motos et quads et de 509 km dont 172 km chronométrés pour les autos et camions entre Arequipa et Arica, dans l'extrême nord chilien.

Cette étape de 720 km, dont 290 de spéciale chronométrée, était la plus difficile depuis le départ du rallye à Lima samedi dernier : dunes gigantesques à plus de 2.000 mètres d'altitude, descentes vertigineuses, fesh fesh (poudre de sable), mais aussi, comme une récompense, une portion de parcours en bordure des flots bleus du Pacifique. Pour la deuxième journée consécutive, c'est Nasser Al-Attiyah (Buggy) qui a signé le meilleur temps (3 h 28:46.), devant les deux Français, Guerlain Chicherit (SMG) et Peterhansel (Mini). Mais au classement général, Peterhansel et Al-Attiyah aux 2 premières places avec 5 mn d'écart, ont fait le break avec le 3e, le Sud-Africain Ginel De Villiers qui accuse 33 minutes de retard. Un mano à mano se profile donc pour le reste de la course, entre le Qatariote (vainqueur en 2011 sur VW) et le décuple vainqueur de l'épreuve (6 en moto et 4 en auto) qui court pour une 11e victoire. Gordon et Sainz perdent la course Autre fait marquant de cette la 4e étape, l'envol définitif de tout espoir pour l'Américain Robby Gordon, non seulement de gagner la course, mais d'occuper une place honorable au classement définitif dans 11 jours. Au km 29 de la "spéciale", dans un champ de grandes dunes, son Hummer s'est retrouvé sur le toit, position inconfortable dans laquelle il est resté au moins 2 heures, avant de pouvoir repartir. Pour le "bad boy" du rallye, exclu l'année dernière pour "non-conformité technique", combler un tel écart de temps avec la tête de course est du domaine de l'impossible. Quant au "Matador" madrilène Carlos Sainz, il ne tue rien du tout. Lors de la 2ème étape il avait perdu une vingtaine de minutes, soi-disant en raison d'une défection de son GPS. Ce temps lui avait été rendu par les commissaires de courses. Mais les mêmes commissaires, 24H plus tard, après enquête technique approfondie, sont revenus sur leur décision, plombant de nouveau le pilote espagnol de 20 mn de retard. Sainz est maintenant en 24e position au classement général avec 3 h 26 min de retard sur Peterhansel. Autant dire que les carottes sont cuites pour lui aussi. Motos : triplé français au général Il y a plus de 10 ans que ça ne s'était pas produit et pour les motards français, cette 4e étape du 34e Dakar est à marquer d'une pierre blanche: 3 pilotes hexagonaux, Olivier Pain (Yamaha), David Casteu (Yamaha) et Cyril Despres (Ktm) occupent, dans cet ordre, les trois premières places du classement général. Si l'étape a été remportée par l'Espagnol Joan Barreda Bort (Husqvarna) en 3 h 41 min 09 sec, Cyril Despres, vainqueur de la veille qui ouvrait la piste, a perdu du temps en navigation. Il ne se classe que 15e mais reste dans le trio tricolore au général. Camions : Serge Bruynkens détrône Tom Colsoul au général Après avoir remporté les trois premières étapes, l'équipage composé des Néerlandais Gerard De Rooy et Darek Rodewald et de Tom Colsoul (IVECO) a perdu la tête du classement général en catégorie camions. Cette 4e étape a été marquée par un doublé KAMAZ, les Russes Mardeev/Belyaev et Mirniy l'emportant avec 3:33 d'avance sur leurs compatriotes Karginov/Devyatkin et Mokeev. Sixièmes de l'étape, Serge Bruynkens et ses équipiers tchèques Ales Loprais et Radim Pustejovsky (Tatra) ont pris la tête du classement général, où ils comptent 56 secondes d'avance sur De Rooy/Colsoul/Rodewald, qui n'ont signé que le 7e temps mardi, à 26 minutes des vainqueurs. L'équipage de Tom Colsoul n'a pas été épargné par les problèmes mardi. "Nous n'avons pas vu une dune qui se trouvait juste après une autre. Nous nous sommes donc retrouvés bloqués dans le sable. Notre coéquipier Miki Biasion est venu nous tirer d'affaire après une dizaine de minutes et nous avons pu continuer", raconte Tom Colsoul. "Nous avons aussi été victimes de deux crevaisons. Conclusion : nous étions encore les plus rapides aujourd'hui, mais nous avons été freinés par les pannes. Nous avons perdu 26 minutes sur les vainqueurs, mais nous avons été bloqués 10 minutes dans le sable et avons dû changer de pneus. Changer les pneus d'un camion, cela prend plus de temps que sur une voiture", conclut le Belge. Ce mercredi, le Dakar va quitter le Pérou et entrer au Chili, lors d'une étape de 411 km dont 136 de "spéciale" pour les motos et quads et de 509 km dont 172 km chronométrés pour les autos et camions entre Arequipa et Arica, dans l'extrême nord chilien.