Le but de ces plays-offs est de gagner plus d'argent. Mais, étrangement, deux des clubs du G4 ont déjà dévalué les prochains plays-offs en cédant deux de leurs vedettes. Genk a vendu Joao Carlos à Anzhi Makhachkala (D1 russe) et Boussoufa devrait filer ce soir vers Grozny. Si sa star part aujourd'hui en Tchétchenie, Anderlecht palpera entre 10 et 11 millions d'euros (bienvenus pour garnir la caisse) et le joueur touchera 10.000 euros nets par jour en Tchétchénie. On rappellera que le chômage fait des ravages dans ces régions qui offrent des fortunes à des footballeurs.

Si Genk peut se passer de Carlos, Boussoufa n'est-il pas le seul grand artiste d'Anderlecht ? Comment sera-t-il remplacé ? Les Bruxellois rentabilisent son talent mais ne dévaluent-ils pas en même temps ces plays-offs auxquels ils tiennent tant ? Des plays-offs sans le deuxième fils spirituel de Roger Vanden Stock (le premier étant Pär Zetterberg) n'auront forcément pas le même sel. Mais est-ce le plus important ? L'argent est désormais le "joueur" le plus influent sur les pelouses. Les clubs de football parlent d'éthique mais ferment les yeux à propos de la provenance des fonds de ceux qui achètent leurs vedettes. En Tchétchénie, et ailleurs, c'est bien connu, des sommes considérables sont dégagées par les trafics les plus divers et les plus dangereux. D'où vient l'argent du transfert de Boussoufa ? N'y avait-il vraiment pas moyen de le vendre ailleurs ? L'argent est-il plus fort que tout ? En général, les clubs se posent une autre question avant de finaliser ce genre de transfert : la garantie bancaire est-elle valable ? Le football est-il complice ou n'a-t-il plus aucune morale ?

Pierre Bilic

Le but de ces plays-offs est de gagner plus d'argent. Mais, étrangement, deux des clubs du G4 ont déjà dévalué les prochains plays-offs en cédant deux de leurs vedettes. Genk a vendu Joao Carlos à Anzhi Makhachkala (D1 russe) et Boussoufa devrait filer ce soir vers Grozny. Si sa star part aujourd'hui en Tchétchenie, Anderlecht palpera entre 10 et 11 millions d'euros (bienvenus pour garnir la caisse) et le joueur touchera 10.000 euros nets par jour en Tchétchénie. On rappellera que le chômage fait des ravages dans ces régions qui offrent des fortunes à des footballeurs. Si Genk peut se passer de Carlos, Boussoufa n'est-il pas le seul grand artiste d'Anderlecht ? Comment sera-t-il remplacé ? Les Bruxellois rentabilisent son talent mais ne dévaluent-ils pas en même temps ces plays-offs auxquels ils tiennent tant ? Des plays-offs sans le deuxième fils spirituel de Roger Vanden Stock (le premier étant Pär Zetterberg) n'auront forcément pas le même sel. Mais est-ce le plus important ? L'argent est désormais le "joueur" le plus influent sur les pelouses. Les clubs de football parlent d'éthique mais ferment les yeux à propos de la provenance des fonds de ceux qui achètent leurs vedettes. En Tchétchénie, et ailleurs, c'est bien connu, des sommes considérables sont dégagées par les trafics les plus divers et les plus dangereux. D'où vient l'argent du transfert de Boussoufa ? N'y avait-il vraiment pas moyen de le vendre ailleurs ? L'argent est-il plus fort que tout ? En général, les clubs se posent une autre question avant de finaliser ce genre de transfert : la garantie bancaire est-elle valable ? Le football est-il complice ou n'a-t-il plus aucune morale ? Pierre Bilic