"Pour ce qui est des longues sorties, mon coach, Marc Lamberts, me laisse de la marge. Si je veux, je peux même en faire un peu plus. Moins? Ça n'arrive presque jamais (Il rit). Marc veille seulement à ce que je respecte la durée et le nombre de watts lors des intervalles, mais ce n'est pas un problème. En matière d'endurance, je suis un perfectionniste, parfois même à moitié autiste. X minutes d'intervalle et Y minutes de repos, il faut que ce soit juste. À la seconde près. Ça va loin: si je dois commencer un bloc et que je suis en plein centre-ville, je roule comme un fou dans les rues. C'est peut-être ridicule, mais quand j'ai quelque chose en tête, je fonce, je ne parviens pas à faire autrement "(Il rit).

"C'est pourquoi j'essaye d'établir mon itinéraire de façon à éviter ces situations. La plupart du temps, je sais parfaitement qu'après autant de kilomètres, je peux planifier un bloc de X minutes dans telle côte, un sprint de X secondes dans telle ligne droite, X minutes de repos entre deux ascensions... Beaucoup d'autres coureurs accélèrent juste parce que ça monte. Moi, je planifie tout à la perfection. Ou presque (Il rit). Je connais par exemple le temps qu'il me faut pour escalader toutes les côtes du Hageland: le Poggio de Diest, du bas jusqu'au pont, c'est environ une minute, etc."

"Hormis lors des grands stages d'équipe, c'est toujours moi qui choisis mes itinéraires. Mais c'est mon entraîneur qui fait les plans: la durée, les blocs... On en parle rarement, car je ne veux pas qu'on cherche des compromis. Je ne change que si d'un point de vue pratique, je n'ai pas le temps. Marc se base en effet toujours sur un scénario idéal. Ça fait près de dix ans qu'on travaille ensemble et je lui fait pleinement confiance. Parfois, il est prudent, mais il lui arrive aussi de me sortir de ma zone de confort avec des wattages en sprints de VO2max dont je me demande si j'y arriverai. Et souvent, j'y arrive. Parce qu'il sait très bien ce dont je suis capable. Je ne pourrais pas rêver d'un meilleur coach."

Retrouvez notre interview complète avec Wout Van Aert dans notre Guide du cyclisme 2022paru le 3 février ou dans notre zone +.

"Pour ce qui est des longues sorties, mon coach, Marc Lamberts, me laisse de la marge. Si je veux, je peux même en faire un peu plus. Moins? Ça n'arrive presque jamais (Il rit). Marc veille seulement à ce que je respecte la durée et le nombre de watts lors des intervalles, mais ce n'est pas un problème. En matière d'endurance, je suis un perfectionniste, parfois même à moitié autiste. X minutes d'intervalle et Y minutes de repos, il faut que ce soit juste. À la seconde près. Ça va loin: si je dois commencer un bloc et que je suis en plein centre-ville, je roule comme un fou dans les rues. C'est peut-être ridicule, mais quand j'ai quelque chose en tête, je fonce, je ne parviens pas à faire autrement "(Il rit). "C'est pourquoi j'essaye d'établir mon itinéraire de façon à éviter ces situations. La plupart du temps, je sais parfaitement qu'après autant de kilomètres, je peux planifier un bloc de X minutes dans telle côte, un sprint de X secondes dans telle ligne droite, X minutes de repos entre deux ascensions... Beaucoup d'autres coureurs accélèrent juste parce que ça monte. Moi, je planifie tout à la perfection. Ou presque (Il rit). Je connais par exemple le temps qu'il me faut pour escalader toutes les côtes du Hageland: le Poggio de Diest, du bas jusqu'au pont, c'est environ une minute, etc." "Hormis lors des grands stages d'équipe, c'est toujours moi qui choisis mes itinéraires. Mais c'est mon entraîneur qui fait les plans: la durée, les blocs... On en parle rarement, car je ne veux pas qu'on cherche des compromis. Je ne change que si d'un point de vue pratique, je n'ai pas le temps. Marc se base en effet toujours sur un scénario idéal. Ça fait près de dix ans qu'on travaille ensemble et je lui fait pleinement confiance. Parfois, il est prudent, mais il lui arrive aussi de me sortir de ma zone de confort avec des wattages en sprints de VO2max dont je me demande si j'y arriverai. Et souvent, j'y arrive. Parce qu'il sait très bien ce dont je suis capable. Je ne pourrais pas rêver d'un meilleur coach."Retrouvez notre interview complète avec Wout Van Aert dans notre Guide du cyclisme 2022paru le 3 février ou dans notre zone +.