On appelle souvent la Vuelta le Tour de la Revanche, car elle offre aux coureurs qui ont échoué au Tour une nouvelle chance d'obtenir un bon classement. C'est rarement le cas du lauréat de la Grande Boucle, qui est souvent épuisé, physiquement et mentalement. Ce n'est pas un hasard si un seul coureur, Chris Froome en 2017, est parvenu ...

On appelle souvent la Vuelta le Tour de la Revanche, car elle offre aux coureurs qui ont échoué au Tour une nouvelle chance d'obtenir un bon classement. C'est rarement le cas du lauréat de la Grande Boucle, qui est souvent épuisé, physiquement et mentalement. Ce n'est pas un hasard si un seul coureur, Chris Froome en 2017, est parvenu à réaliser le doublé Tour-Vuelta depuis 1995, année où la course a été déplacée à la fin de l'été. Carlos Sastre (maillot jaune et troisième de la Vuelta 2008) et Froome (jaune et deuxième du Tour d'Espagne 2016) ont terminé sur le podium des deux épreuves la même année. Ils n'auront pas de successeur cette fois, puisque Tadej Pogacar a décidé de rester à Monaco. Son compatriote Primoz Roglic a donc l'occasion de remporter une troisième victoire d'affilée à la Vuelta, ce que deux coureurs seulement ont réussi avant lui: Roberto Heras (2003-2005) et Tony Rominger (1992-1994). Le Slovène a obtenu ses deux premières victoires après deux échecs au Giro (troisième en 2019) et au Tour (deuxième en 2020). Lui aussi veut prendre sa revanche, ayant été contraint d'abandonner au Tour, même si son titre olympique en contre-la-montre a adouci sa déception. Roglic a été tellement impressionnant à Tokyo qu'il est favori au départ de Burgos, où l'épaulent Sepp Kuss et Steven Kruijswijk. Il aura besoin de leur aide face au bloc de stars d'INEOS, qui aligne Egan Bernal, le lauréat du Giro, le champion olympique de la course en ligne, Richard Carapaz, Adam Yates et Tom Pidcock, dont c'est le premier grand tour. Mikel Landa, rétabli de sa chute au Giro, et Enric Mas, peuvent également viser le podium. La course promet donc d'être passionnante.