Jusqu'en 2012, l'avant-dernière étape ou la précédente se disputait contre le chrono. Depuis, cette ultime séance n'a plus été programmée un samedi qu'en 2014. Cette année-là, Tony Martin s'est imposé devant Tom Dumoulin sur 54 kilomètres. Cette fois, les coureurs ne doivent abattre que 22,5 kilomètres. Avec l'épreuve de Düsseldorf, ça fait un total de 36,5 kilomètres en solitaire contre le chrono. On n'avait compté aussi peu de kilomètres qu'en 1936 -mais avec cinq contre-la-montre par équipes- et en 2015, avec seulement l'étape initiale de 13,5 kilomètres d'Utrecht.

Il y a deux ans, il y avait un contre-la-montre par équipes de 28 kilomètres au menu du Tour. Pas cette année. Jamais encore les coureurs n'auront eu aussi peu besoin de roues aérodynamiques. Christian Prudhomme a justifié son choix : " Trop de kilomètres contre le chrono entraînent des différences de temps qui sclérosent la course. " On dirait surtout que l'ASO ne veut pas trop faciliter la tâche de Chris Froome, le meilleur spécialiste du chrono parmi les grimpeurs. Le fait que le chouchou français, Romain Bardet, deuxième de la dernière édition, ne soit pas un spécialiste du chrono joue aussi un rôle.

Bien que Froome ait déclaré, lors de la présentation du parcours, qu'il s'entraînerait surtout en montagne, Castelli, le sponsor vêtements de Sky, a conçu un survêtement collant révolutionnaire pour le Britannique, en collaboration avec l'université norvégienne de sciences et de technologie. Les chercheurs ont même conçu une réplique de Froome en position de contre-la-montre pour tester leurs prototypes. Détail piquant : ce samedi, si Froome est maillot jaune, il devra laisser son survêtement au placard car il devra revêtir un modèle du Coq Sportif, sponsor du Tour.

Arrivée au stade

Quoi qu'il en soit, le maillot jaune brillera sous le soleil de la Côte d'Azur, à Marseille. Pour obtenir cette faveur, la ville a déboursé cinq fois plus - 800.000 euros - que ce que demande l'ASO pour une étape normale. C'est qu'en 2017, Marseille est la capitale européenne du sport et l'épreuve se déroule un mois et demi avant que le CIO n'annonce qui organisera les Jeux 2024 et, peut-être, 2028. Paris est la seule candidate avec Los Angeles mais Marseille accueillerait les épreuves de voile et quelques matches du tournoi olympique de football se dérouleraient également au Stade Vélodrome, agrandi à 67.000 places en 2014, pour 150 millions d'euros, en vue de l'Euro 2016.

Le port d'attache de l'Olympique Marseille est le décor du départ et de l'arrivée de cette étape. Ce n'est pas une première : il a déjà accueilli onze arrivées mais la dernière date de 1967, quand Raymond Riotte était arrivé seul sur la piste, la veille de l'étape du Ventoux qui avait été le théâtre de la mort de Tom Simpson.

La dernière arrivée d'une étape du Tour dans un stade de football remonte à 1979. C'était au Parc Lescure de Bordeaux, à l'issue d'un contre-la-montre par équipes, remporté par Ti-Raleigh. Ce n'est pas un hasard si on remet le couvercle 38 ans plus tard, au Stade Vélodrome : celui-ci fête ses 80 ans. Il a été inauguré le 13 juin 1937 à l'occasion d'un match entre l'OM et le Torino, à l'issue d'un meeting sur piste. La piste cycliste a disparu dans les années 80 mais le stade a conservé son nom, même en 2016, quand l'opérateur de téléphonie Orange a donné pour dix ans son nom à l'arène. C'était une exigence de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille depuis 1995 et fervent amateur de cyclisme.

Un solide morceau

La tribune située du côté d'où démarrent les coureurs porte toujours le nom d'un pistier du début du xxe siècle : Gustave Ganay, originaire de Marseille et décédé à 34 ans des suites d'une chute au Parc des Princes, à Paris.

La parcours passe ensuite par le coeur de la ville, sur des routes plates : le Vieux-Port, le port contemporain et La Corniche, la route en bordure de mer. Il y a quand même un gros morceau : la côte menant à la cathédrale Notre-Dame-de-la-Garde, qui fait 1,2 kilomètre à 9,5 % avec un pic à 17 %.

Au bout de 22,5 kilomètres, si le stade est comble, 67.000 spectateurs applaudiront les coureurs à leur arrivée à la tribune Jean Bouin, du nom d'un ancien détenteur du record du monde sur 10.000 mètres, issu de Marseille. Les personnes intéressées peuvent réserver leurs billets, gratuits, via le site.

Le stade de l'Olympique de Marseille sert de décor au départ et à l'arrivée de ce contre-la-montre.

Jusqu'en 2012, l'avant-dernière étape ou la précédente se disputait contre le chrono. Depuis, cette ultime séance n'a plus été programmée un samedi qu'en 2014. Cette année-là, Tony Martin s'est imposé devant Tom Dumoulin sur 54 kilomètres. Cette fois, les coureurs ne doivent abattre que 22,5 kilomètres. Avec l'épreuve de Düsseldorf, ça fait un total de 36,5 kilomètres en solitaire contre le chrono. On n'avait compté aussi peu de kilomètres qu'en 1936 -mais avec cinq contre-la-montre par équipes- et en 2015, avec seulement l'étape initiale de 13,5 kilomètres d'Utrecht. Il y a deux ans, il y avait un contre-la-montre par équipes de 28 kilomètres au menu du Tour. Pas cette année. Jamais encore les coureurs n'auront eu aussi peu besoin de roues aérodynamiques. Christian Prudhomme a justifié son choix : " Trop de kilomètres contre le chrono entraînent des différences de temps qui sclérosent la course. " On dirait surtout que l'ASO ne veut pas trop faciliter la tâche de Chris Froome, le meilleur spécialiste du chrono parmi les grimpeurs. Le fait que le chouchou français, Romain Bardet, deuxième de la dernière édition, ne soit pas un spécialiste du chrono joue aussi un rôle. Bien que Froome ait déclaré, lors de la présentation du parcours, qu'il s'entraînerait surtout en montagne, Castelli, le sponsor vêtements de Sky, a conçu un survêtement collant révolutionnaire pour le Britannique, en collaboration avec l'université norvégienne de sciences et de technologie. Les chercheurs ont même conçu une réplique de Froome en position de contre-la-montre pour tester leurs prototypes. Détail piquant : ce samedi, si Froome est maillot jaune, il devra laisser son survêtement au placard car il devra revêtir un modèle du Coq Sportif, sponsor du Tour. Quoi qu'il en soit, le maillot jaune brillera sous le soleil de la Côte d'Azur, à Marseille. Pour obtenir cette faveur, la ville a déboursé cinq fois plus - 800.000 euros - que ce que demande l'ASO pour une étape normale. C'est qu'en 2017, Marseille est la capitale européenne du sport et l'épreuve se déroule un mois et demi avant que le CIO n'annonce qui organisera les Jeux 2024 et, peut-être, 2028. Paris est la seule candidate avec Los Angeles mais Marseille accueillerait les épreuves de voile et quelques matches du tournoi olympique de football se dérouleraient également au Stade Vélodrome, agrandi à 67.000 places en 2014, pour 150 millions d'euros, en vue de l'Euro 2016. Le port d'attache de l'Olympique Marseille est le décor du départ et de l'arrivée de cette étape. Ce n'est pas une première : il a déjà accueilli onze arrivées mais la dernière date de 1967, quand Raymond Riotte était arrivé seul sur la piste, la veille de l'étape du Ventoux qui avait été le théâtre de la mort de Tom Simpson. La dernière arrivée d'une étape du Tour dans un stade de football remonte à 1979. C'était au Parc Lescure de Bordeaux, à l'issue d'un contre-la-montre par équipes, remporté par Ti-Raleigh. Ce n'est pas un hasard si on remet le couvercle 38 ans plus tard, au Stade Vélodrome : celui-ci fête ses 80 ans. Il a été inauguré le 13 juin 1937 à l'occasion d'un match entre l'OM et le Torino, à l'issue d'un meeting sur piste. La piste cycliste a disparu dans les années 80 mais le stade a conservé son nom, même en 2016, quand l'opérateur de téléphonie Orange a donné pour dix ans son nom à l'arène. C'était une exigence de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille depuis 1995 et fervent amateur de cyclisme. La tribune située du côté d'où démarrent les coureurs porte toujours le nom d'un pistier du début du xxe siècle : Gustave Ganay, originaire de Marseille et décédé à 34 ans des suites d'une chute au Parc des Princes, à Paris. La parcours passe ensuite par le coeur de la ville, sur des routes plates : le Vieux-Port, le port contemporain et La Corniche, la route en bordure de mer. Il y a quand même un gros morceau : la côte menant à la cathédrale Notre-Dame-de-la-Garde, qui fait 1,2 kilomètre à 9,5 % avec un pic à 17 %. Au bout de 22,5 kilomètres, si le stade est comble, 67.000 spectateurs applaudiront les coureurs à leur arrivée à la tribune Jean Bouin, du nom d'un ancien détenteur du record du monde sur 10.000 mètres, issu de Marseille. Les personnes intéressées peuvent réserver leurs billets, gratuits, via le site. Le stade de l'Olympique de Marseille sert de décor au départ et à l'arrivée de ce contre-la-montre.