Vous avez remporté les trois grands Tours. Quels objectifs vous fixez-vous désormais?

Je veux avant tout encore enlever le Giro. J'aimerais aussi remporter un nouveau Tour de France et, éventuellement, une classique. J'en rêve depuis longtemps. Si j'ai le choix, ce sera Liège-Bastogne-Liège, une course très attractive, notamment à cause de la côte de Saint-Nicolas, la côte des Italiens. J'ai toujours été en forme à Liège et mes résultats n'ont fait que progresser. Il y a deux ans, je suis passé à un cheveu de la victoire. Depuis, c'est presque devenu une obsession.

Vous parlez de la fois où Maksim Iglinskiy vous a laissé sur place. Je n'en croyais pas mes yeux.

Moi non plus. Mais je ne veux plus repenser à cela, je veux aller de l'avant. Aujourd'hui, Iglinskiy est suspendu mais cela concerne des faits actuels, rien à voir avec il y a deux ans. Pour moi, il est clair que ce jour-là, il méritait la victoire.

Après votre démonstration dans l'étape des pavés au Tour, l'an dernier, on se dit que vous pourriez peut-être tenter de remporter Paris-Roubaix.

Cette saison, je ne ferai que les classiques ardennaises -l'Amstel, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège- plus, sans doute, Milan-Sanremo. Pas Roubaix, donc mais peut-être à l'avenir. Le Tour des Flandres me plaît aussi.

Vous pensez pouvoir remporter Paris-Roubaix?

Je n'en sais rien. Je ne réponds ni par oui, ni par non. Mais une étape pavée au Tour, ce n'est pas pareil que Paris-Roubaix. On ne roulait que 150 km. A Paris-Roubaix, tout se joue sur un jour, il y a davantage de spécialistes et c'est donc plus difficile. D'autant qu'il y a davantage de tronçons pavés. Une telle course exige une préparation spécifique.

Le Tour sera encore votre objectif en 2015. Parce que vous voulez prouver que vous pouvez battre Froome et Contador?

Non, je l'ai déjà prouvé à Tirreno-Adriatico et à d'autres occasions. Parfois, Alberto était meilleur. Parfois, c'était Froome. Mais parfois, c'était moi. Sur papier, le Tour m'a l'air bien, le parcours sera de nouveau très nerveux, comme celui de 2014.

Par Benedict Vanclooster à Montecatini Terme

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Vincenzo Nibali dans votre Sport/Foot Magazine

Vous avez remporté les trois grands Tours. Quels objectifs vous fixez-vous désormais?Je veux avant tout encore enlever le Giro. J'aimerais aussi remporter un nouveau Tour de France et, éventuellement, une classique. J'en rêve depuis longtemps. Si j'ai le choix, ce sera Liège-Bastogne-Liège, une course très attractive, notamment à cause de la côte de Saint-Nicolas, la côte des Italiens. J'ai toujours été en forme à Liège et mes résultats n'ont fait que progresser. Il y a deux ans, je suis passé à un cheveu de la victoire. Depuis, c'est presque devenu une obsession.Vous parlez de la fois où Maksim Iglinskiy vous a laissé sur place. Je n'en croyais pas mes yeux.Moi non plus. Mais je ne veux plus repenser à cela, je veux aller de l'avant. Aujourd'hui, Iglinskiy est suspendu mais cela concerne des faits actuels, rien à voir avec il y a deux ans. Pour moi, il est clair que ce jour-là, il méritait la victoire.Après votre démonstration dans l'étape des pavés au Tour, l'an dernier, on se dit que vous pourriez peut-être tenter de remporter Paris-Roubaix.Cette saison, je ne ferai que les classiques ardennaises -l'Amstel, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège- plus, sans doute, Milan-Sanremo. Pas Roubaix, donc mais peut-être à l'avenir. Le Tour des Flandres me plaît aussi.Vous pensez pouvoir remporter Paris-Roubaix?Je n'en sais rien. Je ne réponds ni par oui, ni par non. Mais une étape pavée au Tour, ce n'est pas pareil que Paris-Roubaix. On ne roulait que 150 km. A Paris-Roubaix, tout se joue sur un jour, il y a davantage de spécialistes et c'est donc plus difficile. D'autant qu'il y a davantage de tronçons pavés. Une telle course exige une préparation spécifique.Le Tour sera encore votre objectif en 2015. Parce que vous voulez prouver que vous pouvez battre Froome et Contador?Non, je l'ai déjà prouvé à Tirreno-Adriatico et à d'autres occasions. Parfois, Alberto était meilleur. Parfois, c'était Froome. Mais parfois, c'était moi. Sur papier, le Tour m'a l'air bien, le parcours sera de nouveau très nerveux, comme celui de 2014.Par Benedict Vanclooster à Montecatini TermeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Vincenzo Nibali dans votre Sport/Foot Magazine